Crésantignes
commune française du département de l'Aube
From Wikipedia, the free encyclopedia
Crésantignes est une commune française située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
| Crésantignes | |
La Mogne, rivière prenant sa source à Crésantignes. Ruines de l'un des anciens moulins. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | Troyes Champagne Métropole |
| Maire Mandat |
Dominique Blanchard 2020-2026 |
| Code postal | 10320 |
| Code commune | 10116 |
| Démographie | |
| Gentilé | Créteignat(s), Créteignate(s) |
| Population municipale |
307 hab. (2023 |
| Densité | 146 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 08′ 30″ nord, 4° 01′ 12″ est |
| Superficie | 2,1 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Riceys |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Toponymie
Le village est cité pour sa position sur la voie romaine Troyes/Auxerre qui passe au Cheminot et sépare le finage de celui de Javernant et celle Troyes/Tonnerre qui sépare le finage de celui de Jeugny.
Le cadastre de 1828 cite : Cheminot[1], Epinets[2], le moulin de l'étang, de la vanne, le neuf ; la source de la Mogne qui rejoint l'Hozain comme étant au territoire.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Mogne[3],[Carte 1].
La Mogne, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Hozain à Isle-Aumont, après avoir traversé 13 communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 737 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chessy-les-Prés à 15 km à vol d'oiseau[11], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,2 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Crésantignes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,6 %), zones urbanisées (14,3 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Histoire
EN 1789, le village était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].
En 2023, la commune comptait 307 habitants[Note 4], en évolution de −1,6 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments

- Le Musée du Passé Simple : refuge d'outils et d'ustensiles d'hier[26].


- La Commune possède trois calvaires,le premier se situe à l'intersection entre la Rue Principale et la Ruelle aux Gauthiers,le deuxième entre la Rue Principale et la ruelle du Moulin Menneret et le dernier en face du Lavoir.
Le Calvaire du Moulin est une croix dite "croix de l'Orme" où on peut lire sur le socle "Monument de piété érigé par F.Bailly et R.Ruinet,son épouse,béni en 1848.Une meule de moulin sert d'assise à cette croix.François Bailly était le beau père du meunier Menneret.
Le Calvaire de la rue Principale a été érigée aux frais de Marie Rose Pain et Louis J.B.Pain,maire de Crésantignes en 1840.
Le Calvaire du Lavoir,est une ancienne croix tombale de Timothée Pain qui sert de calvaire érigée après 1860.
- L'église Saint Sébastien[27] de Crésantignes était une succursale de celle de Saint-Phal. La chapelle était une érection financée par Anne de Vaudrey en 1576[28]. Le nouveau bâtiment est sur des plans de 1771 voulue par les habitants et commencée en 1781, avec son retable du XVIe siècle qui aurait été exécuté par Nicolas Halins[29] pour la collégiale de Lirey.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Voir aussi
Bibliographie
Liez (Jean-Luc), "La famille de Gennes dans l'Aube : essai de reconstitution historique et héraldique à partir de la statuaire", Mémoires de la Société académique de l'Aube, t. CXLI, 2017, p. 67-76.


