Cruas
commune française du département de l'Ardèche
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Cruas (/kʁy.as/) est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Cruas | |||||
La centrale nucléaire de Cruas. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ardèche | ||||
| Arrondissement | Privas | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron (siège) |
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| Maire Mandat |
Rachel Cotta 2020-2026 |
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| Code postal | 07350 | ||||
| Code commune | 07076 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cruassiens | ||||
| Population municipale |
2 898 hab. (2023 |
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| Densité | 188 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 39′ 28″ nord, 4° 45′ 49″ est | ||||
| Altitude | Min. 72 m Max. 480 m |
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| Superficie | 15,45 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Cruas (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Montélimar (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Pouzin | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | cruas.com | ||||
| modifier |
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La commune, positionnée dans la vallée du Rhône, héberge le siège de la communauté de communes Ardèche Rhône Coiron, plusieurs cimenteries ainsi que la centrale nucléaire de Cruas-Meysse. Ses habitants sont appelés les Cruassiens.
Géographie
Situation et description
Située au pied des carrières de pierre sur la rive droite du Rhône, entre Montélimar et Valence, non loin de Privas, Cruas doit probablement son nom à un terme de racine indo-européenne : c(a)rud = roche, pierre. Le ruisseau qui traverse le lieu porte le nom de Crûle (en langue d'oc, les ruisseaux et rivières n'ont pas d'article). La commune est arrosée par le Leyne[1].
Lieux-dits, hameaux et écarts
Communes limitrophes
| Saint-Lager-Bressac | Baix | Loriol-sur-Drôme (Drôme) | ||
| Saint-Vincent-de-Barrès | N | Les Tourrettes (Drôme) | ||
| O Cruas E | ||||
| S | ||||
| Meysse | Savasse (Drôme) |
Géologie et relief
Le territoire est bordé par un massif calcaire appartenant au Massif central. Il est également situé dans la vallée du Rhône avec ses collines forestières agrémentées de pinèdes, de maquis et de chênes.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 972 mm, avec 7 jours de précipitations en janvier et 4,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marsanne à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 13,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 967,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
Le territoire communal est bordé par le Rhône dans sa partie orientale.
Voies de communication
Le territoire de Cruas est traversé par l'ancienne route nationale 86, reclassée en route départementale (RD86) pour ce tronçon depuis 2005 et qui traverse l'Ardèche du nord au sud dans la vallée du Rhône.
Urbanisme
Typologie
Au , Cruas est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Cruas, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,4 %), zones agricoles hétérogènes (17,3 %), zones urbanisées (14,2 %), mines, décharges et chantiers (7,2 %), eaux continentales[Note 3] (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3 %)[17].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques naturels et technologiques
Risques sismiques
L'ensemble du territoire de la commune de Cruas est situé en zone de sismicité no 3, dite « modérée » (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées dans la vallée du Rhône, mais non loin de la limite orientale de la zone no 2, dite « faible » qui correspond au plateau ardéchois[18].
| Type de zone | Niveau | Définitions (bâtiment à risque normal) |
|---|---|---|
| Zone 3 | Sismicité modérée | accélération = 1,1 m/s2 |
Autres risques
Toponymie
Le nom de la commune est attesté Crudatis en 897 et Crudatis Corte en 950, du nom d'homme gaulois Crodos, « dur, rude », et suffixe gaulois -atis : c'était le domaine de Crodos[20].
Histoire
La voie romaine dite Vois des Helviens ou Voie Romaine d'Antonin-le-Pieux, qui relie Barjac (au nord du Gard) à Valence (dans la Drôme) en passant par Alba-la-Romaine (capitale des Helviens), traverse le territoire de la commune. On y a trouvé 6 bornes milliaires à ce jour.
Au VIIIe siècle, une abbaye est établie à Cruas par Eribert, premier comte de Vivarais. La charta vetus de l'évêché de Viviers permet d'estimer la date de sa fondation aux alentours de 750. En 780, le monastère de Cruas est déjà placée sous l'autorité de Benoît d'Aniane, réformateur de la règle de saint Benoît et fils d'Aygulf, comte de Maguelone (en Gothie), lui-même ancien vassal de Pépin le Bref. La Constitutio de servitio monasterium, rédigée en 817, mentionne les abbayes de Cruas et Donzère. Celles-ci ne doivent à l'empereur « ni dons, ni service de milice, mais des prières seulement »[21].
Dans la suite, pour se protéger des invasions et des inondations, les moines construisent en hauteur une chapelle qui deviendra le château des moines.
Une très belle abbatiale, dont certains éléments remontent au VIIIe siècle, s'élève au centre du village. De style roman, couverte par un toit de lauzes, elle est notamment décorée dans l'abside d'une mosaïque de style byzantin. Elle possède des voûtes magnifiques et une crypte remarquable, les chapiteaux des colonnes sont ornés de sculptures d'un grand intérêt. On pouvait y voir un grand tableau portant la mention « Don de l'empereur » (Napoléon Ier). Les escaliers d'accès étaient ornés de pierres milliaires romaines.[Quand ?]
Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville subit les attaques des huguenots.
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].
En 2023, la commune comptait 2 898 habitants[Note 5], en évolution de −3,66 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Manifestations culturelles et festivités
Sports
Médias
La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :
- Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et couvrant l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
- Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition de Privas.
Cultes
Économie
Jusqu'au milieu du XXe siècle, outre une filature, un cartonnage, une entreprise textile de tissage une industrie de construction mécanique Peruchon-Moustier pour équipement des Cimenteries et Plâtreries s'illustraient notamment par la fabrication de velours de soie.
Aujourd'hui :
- Cimenteries Lafarge (ex Chaux et ciments Vallette Viallard).
- Centrale nucléaire de Cruas.
- Cimenterie Calcia (Ciments français, filiale d'Italcementi). Elle ferme en juin 2022[41],[42].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Abbatiale Sainte-Marie.
- Chapelle fortifiée Saint-Benoît de Cruas.
- Château des Moines et son vieux village.
- Abbatiale de Cruas.
- Borne romaine milliaire.
- La crypte (détails).
- Mosaïque de style byzantin.
- Château des Moines.
Espaces verts et fleurissement
En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[43].
Personnalités liées à la commune
- André Auclair (1893-1976), le Centre d'Art et d'Histoire porte son nom.
- Pierre Vallette-Viallard, natif de Cruas, député de l'Ardèche (1919-1924 et 1928-1942).
- Henri Chaze, député de l'Ardèche (1962-1967), conseiller général et maire de Cruas.
Héraldique
Cruas possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Bibliographie
- « Un jardin de Cocagne à Cruas : dans cahier consacré aux Jardins en Ardèche... espaces paysagers témoins de leur temps », Cahier de Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, no 108,

