Crusnes

commune française du département de Meurthe-et-Moselle From Wikipedia, the free encyclopedia

Crusnes [kʁyn] est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Crusnes
Crusnes
L'église Sainte-Barbe.
Blason de Crusnes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Pays-Haut
Maire
Mandat
Florent Bertelle
2020-2026
Code postal 54680
Code commune 54149
Démographie
Gentilé Crusnois, Crusnoises[1]
Population
municipale
1 559 hab. (2023 en évolution de −1,27 % par rapport à 2017)
Densité 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 07″ nord, 5° 55′ 02″ est
Altitude Min. 350 m
Max. 436 m
Superficie 6,06 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Villerupt
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Crusnes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Crusnes
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
Crusnes
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Crusnes
Fermer

Géographie

Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1918. Elle est à une dizaine de kilomètres du Luxembourg.

On fait la distinction entre Crusnes Village et Crusnes Cité.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

Écarts et lieux-dits

  • Bernique, La Fondation, Crusnes Cités, La Dame, Keurtange, Bourig Loch, La Schleide, Haut de Neygroudt, La Truie, Pièce de huit jours, Pièce de onze jours, Le Choque, Aux Oies, Au chemin D'Hirps, Le Haut Chemin, La Fosse Baslieux, Anne Berre, La Croix Bailly, Trou de Butte.

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[2],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Crusnes[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 935 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villette à 27 km à vol d'oiseau[9], est de 10,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 909,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,8 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Crusnes est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,6 %), forêts (20,4 %), prairies (13,9 %), zones urbanisées (12,2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

  • Crusna et Crune (1254), Crusne (1341), Cruine (1654), Crunes (1793), Crune (1801).
  • Krongen en luxembourgeois[17],[18].

La rivière Crusnes, lui a vraisemblablement donné son nom.

Histoire

Le village est déjà mentionné en 636 sous la forme de Cruna Fluviolu. Il dépendait en 1254 de l'abbaye de Villers-Bettnach, quoique faisant partie du diocèse de Trèves comme cure du doyenné de Luxembourg[19]. En 1817 il y avait 193 habitants répartis dans 31 maisons. Le village a été érigé en commune en 1833.

Venant de son nom hérité du latin[pas clair], la Crusnes, petite rivière française prenait sa source autrefois sur la commune[20][source insuffisante]. Ce cours d'eau est probablement à l'origine de l'appellation du village.

La guerre franco-allemande de 1870

En 1871, Adolphe Thiers souhaite donner de l'espace à la place forte de Belfort devant rester française. Les Allemands, connaissant la valeur minière du sous-sol lorrain, acceptent en échange de communes supplémentaires de Moselle, en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville deviennent donc allemandes. Villerupt et Thil restent françaises grâce à Augustin Pouyer-Quertier, ministre des Finances du gouvernement Thiers.

La petite commune de Crusnes, dont le sous-sol est riche en minerai, a été oubliée sur la carte-base du traité de Francfort. « Crusnes est un hameau d’Aumetz, il doit suivre le sort d’Aumetz » affirme le commissaire allemand. « Assertion inexacte », réplique le commissaire français, le capitaine Aimé Laussedat : « Crusnes est commune indépendante depuis près de quarante ans ». Opposition énergique du Français, qui finit par obtenir gain de cause. Ce qui n’empêcha pas l’Allemand de demander une compensation territoriale : des bois situés dans la commune (française, et limitrophe de la nouvelle frontière) d'Avril, au nord-est de ce village. Alors les rapports se tendirent, le commissaire français menaça de rompre, s’obstinant à ce qu’il ne fût point question de compensation pour une cession à laquelle l’Allemand n’avait manifestement aucun droit ; il l’emporta encore : bataille gagnée, qui conserva à la France Crusnes, une commune de 600 à 700 hectares et de 372 habitants, et les bois d'Avril, la commune d'Avril restant intégralement française[21].

XXe siècle

L'histoire moderne de Crusnes est associée à la ligne Maginot. Le village est en effet entouré de nombreux blockhaus et ouvrages du Secteur fortifié de la Crusnes.

À la fin des années 1970, un tremblement de terre a été ressenti. Il s'agissait en réalité d'un effondrement minier, le sol s'affaissant de presque un mètre.

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1962 1965 M. Apelle DVD  
mars 1965 mars 1989 Léon Eckel[22] PCF  
mars 1989 octobre 2010 Serge Bertelle PCF Retraité directeur école primaire
Décès en cours de mandat
décembre 2010 mai 2020 Alain Eckel[23] PCF Retraité salarié du secteur privé
mai 2020 en cours Florent Bertelle[23],[24] DVG Employé civil ou agent de service de la fonction publique
Fermer

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2023, la commune comptait 1 559 habitants[Note 4], en évolution de −1,27 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1836 1841 1861 1866 1872 1876
212155174410360372372320350
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
3053023133123233456461 1151 685
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
2 2712 2121 7242 4132 6152 1861 8431 5901 660
Davantage d’informations - ...
1999 2006 2011 2016 2021 2023 - - -
1 6021 6041 6261 5741 5621 559---
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Église paroissiale Saint-Léger.

Lieux et monuments

Église Sainte-Barbe
  • Monument aux morts à Crusnes Village de la guerre 1914-1918.
  • Église Sainte-Barbe commanditée par la famille de Wendel en 1939 et réalisée par l'entreprise de Ferdinand Fillod, est l'une des seules églises, à structure métallique, entièrement construites en fer en Europe. Elle fut classée monument historique par arrêté du [29]. (restaurée en 2006)[30].
  • Église paroissiale Saint-Léger à Crusnes Village reconstruite en 1736, puis à nouveau en 1860.
  • Calvaire dit Croix Boulanger, situé 22 rue de la Mairie élevé en 1714 (date portée), aux frais de Jacques Goeury et Catherine Mengin sa femme. Le revers du croisillon, historié, est accolé à la façade de la maison et est non visible.
  • Croix monumentale, située 17 Grande Rue, construit en 1785, représentant : Christ en croix ; ornement végétal ; fleur ; cœur ; fleur de lys.
  • Chevalement du puits de mine Errouville.
Chevalement du puits Errouville à Crusnes

Personnalités liées à la commune

Crusnes dans la culture

Une scène du film Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse a été tournée devant l'église Sainte-Barbe.

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Crusnes Blason
Écartelé d’argent à un trèfle de sinople, et de gueules à un pic de mineur d'argent, à la fasce ondée d'azur brochant sur le coupé.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Fermer

Voir aussi

Bibliographie

Article connexe

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI