Cuisia

commune française du département du Jura From Wikipedia, the free encyclopedia

Cuisia est une commune française située dans le département du Jura, dans la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Cuisia
Cuisia
Mairie.
blasoncuisia.svg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Intercommunalité Communauté de communes Porte du Jura
Maire
Mandat
Renaud Poncelin
2020-2026
Code postal 39190
Code commune 39185
Démographie
Population
municipale
386 hab. (2023 en évolution de −1,53 % par rapport à 2017)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 18″ nord, 5° 24′ 10″ est
Altitude Min. 193 m
Max. 554 m
Superficie 10,16 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Lons-le-Saunier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Amour
Législatives Première circonscription
Localisation
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Cuisia
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Cuisia
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    Géographie

    Cuisia est située dans le Revermont. L'ouest de la commune déborde dans la Bresse. Altitude du village : 273 m.

    Communes limitrophes

    Rose des vents Augea Maynal Beaufort Rose des vents
    Le Miroir (Saône-et-Loire) N Rosay,
    Gizia
    O    Cuisia    E
    S
    Cousance Gizia
    Carte de la commune de Cuisia et des proches communes.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bourgogne, vallée de la Saône » et « Jura »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 285 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pimorin à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 517,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −26,5 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Cuisia est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 139 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,1 %), prairies (22,3 %), terres arables (18,5 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), zones urbanisées (4,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom peut venir de celui du nom d’un Gallo-Romain mais la proximité de la rivière, la Cousance, (aujourd’hui, Gizia) qui a laissé son nom à la ville laisse penser que Cuisia est certainement le village de la Cousance ou du moins le village des roches. (voir la toponymie de Cousance).

    Selon Alphonse Rousset, « le mot de Cuisia paraît venir du celte cot, coat, « bois », « forêt ». Cuise entre comme radical dans un grand nombre de localités bâties sur l'emplacement de vastes forêts. ».

    Histoire

    Village proche de Cousance, Cuisia est situé au pied du Revermont. Son origine remonte à l’époque romaine. Des vestiges retrouvés au XIXe siècle confirment la présence de constructions romaines très importantes au lieu-dit « château du vivier » (probablement les fondations d'une villa romaine comprenant des bains).

    Un trésor monétaire romain datant du IIIe siècle et ne contenant que des antoniniens a été mis au jour dans les années 1840. Présentes dans un vase en bronze, quelque 350 monnaies ont été recensées.

    Un atelier monétaire mérovingien aurait fonctionné sur le territoire de la commune et produisait des triens (petite monnaie en or).

    Ce sont des titres du XIIe siècle qui mentionnent pour la première fois le nom de ce village. Cuisia appartenait alors à la châtellenie de Chevreaux.

    En 1131 — Renaud de Cuisia (Rainaldus de Cuisaco), chevalier, est témoin de la fondation de l'abbaye du Miroir.

    Gauthier de Cuisia, chevalier, est mentionné en 1279 dans une charte de l'abbaye du Miroir.

    En 1596, Adrien de Ronchault (Saône-et-Loire) est déclarant de fiefs audit Cuisia.

    Quant au fief de la Biolée (aujourd’hui hameau de Cuisia), il relevait de la seigneurie de Saint-Laurent-la-Roche.

    Le village a été saccagé par les routiers vers 1348, par les troupes de Louis XI en 1477 et par les sbires du « bon roi » Henri IV en août 1595. Lors de la guerre de Dix ans, Cuisia a été fortement ravagé, pillé et incendié par les troupes françaises du duc de Longueville, après la prise de la forteresse de Chevreaux, en avril 1637. De nombreuses maisons du village en présentent encore les stigmates avec leurs pierres rongées et rougies par les flammes.

    Cuisia faisait partie de la paroisse de Châtel puis, dès 1742 de Digna.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 mars 2008 Pierre Blanc    
    mars 2008 Juillet 2020 Jean-Marc Picard[15] SE Chef d'entreprise
    Juillet 2020 en cours Renaud Poncelin SE MECANICIEN EN TRAVAUX PUBLICS
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    Démographie

    Le premier recensement a eu lieu en 1657 pour la bailliage de Montmorot, soit à peine plus de dix ans après la fin de la guerre de Dix ans (1644). Il indique pour le village (avec Lanézia & les bois Guigniots (sic ! )), quelque 91 personnes réparties comme suit :

    - 1 ecclésiastique,

    - 21 hommes,

    - 23 femmes & veuves,

    - 44 enfants,

    - 2 étrangers.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

    En 2023, la commune comptait 386 habitants[Note 3], en évolution de −1,53 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3944691 339399711633719720698
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    664642653591614581580535513
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    516526476425399352371384341
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    345373378401411364401398393
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    389386-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Lieux et monuments

    • Église Saint-Pierre, d'origine XIIIe siècle, avec un portail gothique tertiaire. Cet édifice a été totalement brûlé par les Français lors de l'invasion de la comté, en . De nombreuses pierres tombales parsèment le sol de la nef de cet édifice. Elles s'étalent du XVIe siècle au XVIIIe siècle (famille Picot).
    • Maison d'origine XVIe siècle avec porterie d'entrée voûtée et moulurée, totalement reconstruite sur des substructures plus anciennes au début du XIXe siècle par un général d'Empire de Napoléon 1er.
    • Maison d'origine XVIe siècle avec une grande tour (non visible de la route). Cette demeure présente au passant un linteau daté de 1636.
    • Château de Châteauvieux : maison forte d'origine XIVe siècle avec de nombreux remaniements de la première moitié du XVe siècle, de la seconde moitié du XVIIe siècle ainsi que du début du XVIIIe siècle. Le massif logis rectangulaire est cantonné de deux tours carrées dont une au moins, faisait uniquement office de tour de défense. Cette dernière présente de la rue, quatre couleuvrinières qui protégeaient l'accès à la porte principale de la demeure ainsi qu'au puits. Quatre autres meurtrières sont orientées plein sud et en défendent l'accès.

    Le ruisseau (masqué de nos jours) à ciel ouvert et circonscrit de murs maçonnés, offrait une défense passive à l'ensemble du côté Sud, et avait quelque deux mètres de profondeur. De ce côté, la façade sud de la bâtisse présente au premier étage, une série de corbeaux établis sur deux niveaux, avec un accès unique par une porte du XVe siècle, totalement obturée, de nos jours.

    Cette galerie, unique en comté de Bourgogne, d'une longueur de plus de 19 mètres, était composée de différents madriers et murs en torchis, devait faire office de mâchicoulis, accentuant ainsi la défense du bâtiment de ce côté. Une canonnière ronde, d'un type peu commun (une répertoriée à Orgelet), maçonnée dans le premier étage de la seconde tour, défendait l'accès ouest de la demeure.

    • Four banal (mentionné en 1349 dans la charte d'affranchissement du village) à côté de la maison-forte. Il est doté de coussièges sur le côté droit qui permettaient de patienter lors de la cuisson du pain.
    • Trois lavoirs-fontaines du XIXe siècle dont un a été démonté au début du XXIe siècle.
    • La colline de la Pendaine qui domine le village au nord-est, était le lieu d'exécution des criminels sous l'Ancien régime.
      • Au lieu-dit Montferrand, présence des vestiges d'une ancienne grange abbatiale dépendant de l'abbaye Notre-Dame du Miroir. Non loin de là, un ancien pressoir a été entièrement restauré par son propriétaire actuel. Cet édifice qui apparait sur la carte de Cassini sous l'appellation pressoir de Cressia, doit au moins dater de la seconde moitié du XVIIe siècle.
    • Vestiges d'un ensemble castral avec motte & grande basse-cour des Xe et XIIe siècles.

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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