Daghaghra

tribu tunisienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Les Daghaghra, aussi orthographié Deghaghra, Deghagha (arabe : الدغاغرة) ou Ould Daghri[1], sont une tribu arabe intégrée à la confédération des Ouerghemma dans le Sud de la Tunisie.

Régions d’origine Tunisie
Langues Arabe,
Religions Islam
Ethnies liées Arabes des Ouderna, Ouerghemma
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Daghaghra
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Carte postale du ksar des Daghaghra (époque du protectorat).
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Origines

Les Daghaghra sont issues de la fraction des Ouled-Selim de la tribu des Ouderna, l'une des grandes fractions des Ouerghemma[réf. nécessaire].

Les Daghaghra et beaucoup des clans qui leur sont cousins sont des Arabes bédouins, des Banu Sulaym, qui ont rejoint la tribu[2],[3],[4],[5].

D'autres sources rapportent que des tribus arabes debbabiennes ont intégré la fraction des Ouderna, dont les Ouled-Chehida[6],[7]. Une légende raconte que lors de la fuite des Ouled Yacoub, une femme de cette tribu abandonne son enfant ; ce dernier est retrouvé par un homme des Ouled-Debbab qui le confie à sa femme, qui s'en occupe comme son enfant. Ce dernier, devenu adulte, devient contractuel dans un village pour y gagner sa vie, et prend une femme chez la tribu voisine des Aouadid. Il a plusieurs enfants de cette femme qui, enceinte, va demander une peau de bœuf à son père. Elle la coupe en lanières et exige de lui la terre où les lanières occupent le terrain, ce dernier s'exclamant « Daghaghretni, tu m'a trompé ! » ; c'est de là que viendrait le nom de la tribu[8].

Histoire

Issue des Ouled-Selim, avec le reste des clans apportant à cette fraction (Ouled-Debbab, Ouled-Chehida et Adjerda), ils vivent autour du ksar de Guettoufa et ont des terrains de labour, tous deux situés sur le territoire des Ouled-Abd-el-Hamid, une autre fraction des Ouderna[réf. nécessaire]. André Louis les qualifie de « seigneurs » de par leur statut nomade, alors que les sédentaires sont qualifiés de serfs des Bédouins[9].

En 1909, Lebœuf mentionne les Daghaghra dans la répartition de la population du sud de la Tunisie, ils les localisent dans le djebel Abiodh[4].

En 1882 et 1887, ils participeront au miyad des Ouderna afin d'élire un Cheikh pour la tribu des Ouderna[10].

Les semi-nomade Oudernas ne possèdent pas de ksar central comparable à ceux de Médenine. Ils emmagasinent leurs biens dans les nombreux petits ksour de la montagne, comme les Haouïa ou les Ghomrassen[11]. Les Daghaghra en avaient six : Ksar Dghaghra, Ksar Ouled Abdallah, Ksar Bouziri, Ksar el-Mraa, Ksar Bhir et Ksar Namous[12].

Les Daghaghra, sous la direction du chef Mabrouk ben Ali Ad-Daghari, ont opposé une forte résistance à la colonisation française, car une partie de leur territoire a été pris pour devenir un marché dirigé par cette même administration[13].

Fractionnement

La tribu est composée de trois sous-fractions éparpillées sur plusieurs villages ou campements[4] :

  • Rakhaïsa ;
  • Makaraa ;
  • Ouled Abdallah.

Ceux-ci sont divisés en plusieurs sous-tribus.

Personnalités

  • Ahmed ben Amor Larbi, Cheikh des Daghaghra[14] ;
  • Mohamed Bourkhis al-Daghari, poète des Daghaghra[15].
  • Sadek ben Ali ben Mabrouk Daghari, fondateur de la branche local du Destour à Tataouine[13].

Références

Voir aussi

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