Daimoku
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Daimoku (japonais 題目, (litt. « titre »), timmu en chinois) est un terme désignant le titre d'un sutra, et par extension la récitation de ce titre. Il s'utilise principalement pour le désigner le titre en japonais du Sūtra du Lotus — Nam(u)-myōhō-renge-kyō (南無妙法蓮華経) ou Myōhō renge kyō (妙法蓮華経) — prononciation japonaise de Miàofǎ Liánhuā Jīng, traduction en chinois par Kumarajiva du titre original en sanskrit — Sad-dharma-puṇḍarīka-sūtra[1].
Le mot « daimoku » est essentiellement utilisé par les écoles dites « traditionnelles » du bouddhisme de Nichiren, ainsi que par les mouvements néo-bouddhistes qui en sont issus.
Chine

C'est principalement par Zhiyi[Note 1], de l'école Tiantai, qui analyse chacun des mots du titre du Sutra du Lotus (devenu le texte fondateur de l'école, tant en Chine qu'au Japon[2]) et en déduit une représentation mystique de l'univers[réf. nécessaire]. On retrouve une démarche identique chez Fazang qui analyse de dix façons différentes le titre[réf. nécessaire] du volumineux Sûtra de l'ornementation fleurie — Avataṃsaka sūtra.).
Japon
Le daimoku était récité dans différents contextes liturgiques et dévotionnels à l'époque de Heian (794-1185). Par la suite, Nichiren (1222-1282) lui a donné un fondement doctrinal, et son école en a développé la pratique[3]. En effet, chez ce dernier, la récitation du Daimoku — Nam(u) myōhō renge kyō — en tant que mantra est prônée pour son efficacité[4], en lieu et place des moyens opportuns et salvifiques (jap. Hoben ; sanskrit upāya)[5] enseignés par le Bouddha Shakyamuni avant le Sūtra du Lotus, et cela « pour guider les êtres vers la vérité »[6] dans la période de la Fin de la Loi (Fin du Dharma, Mappō).
Par la suite, le daimoku sera utilisé par les huit branches historiques du bouddhisme de Nichiren au Japon[7], notamment les deux écoles principales que sont la Nichiren Shū et la Nichiren Shōshū[8], ainsi que par les mouvements néo-bouddhiques récents qui se rattachent plus ou moins à ces écoles, comme la Sōka Gakkai, le Reiyukai et le Risshō Kōsei Kai[8]. Sa récitation[9] devant le Gohonzon constitue la pratique principale[10] des membres du mouvement Soka, tant la Soka Gakkai que la Soka Gakkai internationale.

