Dalloway
film franco-belge de Yann Gozlan et sorti en 2025
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Dalloway est un film franco-belge réalisé par Yann Gozlan et sorti en 2025.
Thomas Kruithof
Yann Gozlan
| Réalisation | Yann Gozlan |
|---|---|
| Scénario |
Nicolas Bouvet-Levrard Thomas Kruithof Yann Gozlan |
| Musique | Philippe Rombi |
| Acteurs principaux | Cécile de France |
| Sociétés de production |
Gaumont Mandarin & Compagnie |
| Pays de production |
|
| Genre | Thriller psychologique |
| Durée | 110 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il s'agit de l'adaptation du roman Les Fleurs de l'ombre de Tatiana de Rosnay[1]. L'intrigue met en scène une romancière qui, alors qu'elle loge dans une résidence artistique, est confrontée à une intelligence artificielle du nom de Dalloway qui s'immisce de plus en plus dans sa vie. Le rôle principal est tenu par Cécile de France et la voix de l'IA est interprétée par Mylène Farmer.
Il est présenté en avant-première mondiale dans le cadre de la « Séance de minuit » du Festival de Cannes 2025.
Synopsis
En 2028, à Paris, dans un monde frappé d'une nouvelle pandémie, Clarissa Katsef commence sa résidence artistique afin d'écrire un nouveau roman après six ans sans publication. L'appartement qu'elle occupe est géré par Dalloway, une intelligence artificielle qui sert également d'assistante personnelle. Coincée dans son projet de biographie de Virginia Woolf, une série d'événements et de rencontres vont l'amener à travailler sur un projet plus personnel, mais un autre résident, plus méfiant sur la place de l'intelligence artificielle dans le processus créatif, va amener Clarissa à s'interroger sur les véritables projets d'Anne Dewinter, directrice de la résidence.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques Unifrance, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Dalloway
- Titre de travail : Les Fleurs de l'ombre
- Réalisation : Yann Gozlan
- Scénario : Nicolas Bouvet-Levrard, Thomas Kruithof et Yann Gozlan, d'après le roman Les Fleurs de l'ombre de Tatiana de Rosnay[1]
- Musique : Philippe Rombi
- Décors : Thierry Flamand
- Costumes : Olivier Ligen
- Photographie : Manuel Dacosse
- Son : Guadalupe Cassius et Armance Durix
- Montage : Valentin Féron (de)
- Production : Éric et Nicolas Altmayer
- Coproduction : Gaëtan David, Sidonie Dumas et André Logie
- Sociétés de production : Gaumont et Mandarin & Compagnie, en coproduction avec La Compagnie cinématographique et Panache Productions[2],[3],[4]
- Sociétés de distribution : Gaumont (France) ; Immina Films (Québec)[5]
- Budget : 9,3 millions €[6]
- Pays de production :
Belgique,
France - Langue originale : français, anglais
- Format : couleur — 2,39:1
- Genre : drame psychologique, thriller psychologique[7],[8]
- Durée : 110 minutes
- Dates de sortie :
- France : (Festival de Cannes) ; (sortie nationale)
- Suisse romande : (Festival international du film fantastique de Neuchâtel) ; (sortie nationale)
- Belgique :
Distribution
- Cécile de France : Clarissa Katsef (mère de Lucas)
- Anna Mouglalis : Anne Dewinter
- Lars Mikkelsen : Mathias Nielsen
- Mylène Farmer : Dalloway (voix)
- Frédéric Pierrot : Antoine (ex-mari de Clarissa et père de Lucas)
- Freya Mavor : Mia White
- Charles Denoulet : Lucas
Production
Développement
À la mi-, les éditions Robert Laffont annoncent avoir signé avec Mandarin & Compagnie pour l'adaptation du roman Les Fleurs de l'ombre de Tatiana de Rosnay, publié dans la même année, au grand écran, dont la réalisation est confiée à Yann Gozlan[1]. Ce dernier en est également scénariste en collaboration avec Nicolas Bouvet, avec lequel il avait auparavant collaboré avec succès sur le thriller Boîte noire (2021)[9] et Thomas Kruithof[10].
« J’ai découvert ce livre par hasard, au moment du premier confinement en . Le cadre de l’histoire — une résidence d’artistes à la pointe de la technologie où une romancière communique en permanence avec son IA — m’avait immédiatement intrigué. Même si l’histoire se déroulait dans un futur proche, plusieurs éléments du livre faisaient écho de manière troublante avec ce que nous vivions au moment même du confinement : un environnement extérieur anxiogène, une héroïne isolée, un sentiment d’enfermement et de paranoïa… Ce parallèle avec les événements que nous traversions à ce moment-là, m’avait frappé. En outre, à travers un récit dystopique, le roman traitait de sujets comme la création artistique et la technologie, des thèmes qui m’ont toujours fasciné. Pour toutes ces raisons, j’ai eu le désir d’adapter ce roman au cinéma… »
Il a dû supprimer quelques personnages et modifier l’intrigue du roman, avec l'accord de la romancière, pour travailler sur l'histoire autour de la relation entre Clarissa et Dalloway et ce qui l'oblige à parfaire la fin, alors inexistante dans le livre qui « terminait sur une fin très ouverte »[10].
Le film est produit par Éric et Nicolas Altmayer pour la société française, Mandarin & Compagnie, avec Gaumont, qui s'occupe également de la distribution en France et des droits d'exploitation internationaux. Les sociétés belges Panache Production et La Compagnie Cinématographique sont intervenues en tant que coproducteurs. Le projet de film est également soutenu financièrement par le fonds d'investissement wallon Wallimage et Screen.Brussels[9],[2],[12].
Attribution des rôles
À la mi-, l'actrice belge, Cécile de France, est annoncée dans le rôle principal, aux côtés de Lars Mikkelsen et Anna Mouglalis, Frédéric Pierrot[12], puis Freya Mavor et le Belge, Douglas Grauwels[9]. Fin septembre, la chanteuse, Mylène Farmer, est révélée[13] pour la voix de l'assistant IA[14] : l'idée est venue au réalisateur, en regardant à la télévision une émission retraçant le parcours de l'artiste[15].
Tournage
Le tournage était prévu jusqu'à la mi-[9]. 45 jours de tournage au total étaient prévus[16], dont 35 à Bruxelles. Manuel Dacosse est le directeur de la photographie, tandis que Valentin Féron, compagnon de longue date de Yann Gozlan, est responsable du montage[9].
Musique
La musique est composée par Philippe Rombi qui retrouve le réalisateur pour la troisième fois, après Boîte noire (2021) et Visions (2023)[17].
« Il a commencé à composer et enregistrer des premières maquettes avant de voir la moindre image. Bien en amont du tournage, il avait réalisé un long travail de recherche de textures sonores avant de se lancer dans l’écriture de la musique. J’avais évoqué avec lui le style sombre et minimaliste des compositions de Michael Small, un compositeur américain qui avait travaillé sur plusieurs films d’Alan J. Pakula. »
Accueil
Festival et sortie
Fin , Gaumont dévoile une bande-annonce courte, sans image, accompagnée de la voix de Cécile De France[19], puis, à la mi-, fixe la date de sortie : le [20].
Le , Dalloway est mentionné, hors compétition, dans la liste de la section « Séance de minuit » du Festival de Cannes[21], où il projette dans la soirée du au Palais des festivals et des congrès[22].
Accueil critique
Pour Catherine Balle du Parisien, le film est « prévisible sur le fond » mais « formellement très réussi »[22].
Distinctions
Sélections
- Festival de Cannes 2025 : sélection « Séance de minuit », hors compétition
- Festival international du film fantastique de Neuchâtel 2025 : section « Cérémonies », hors compétition