Daniel Travier
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Daniel Travier, né le à Saint-Jean-du-Gard, est un auteur français.
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Il est le fondateur de Maison Rouge-Musée des vallées cévenoles[1], membre du conseil d'administration de l'établissement public du parc national des Cévennes[2],[3], membre du club cévenol[4], membre non résidant de l'Académie de Nîmes[5].
Il est auteur et co-auteur de plusieurs livres et articles sur les Cévennes[6].
Biographie
Daniel Travier est né en 1947 dans la maison familiale qui fut bénie par l'évêque en 1567[7]. Il est issu d'une famille protestante installée à Saint-Jean-du-Gard depuis plusieurs générations[8]. Il est le fils d'un ébéniste et d'une professeure de mathématiques.
Il fait des études secondaires à Alès, puis obtient un diplôme d'ingénieur, option génie civil à l'INSA de Lyon. Après un an d'enseignement au lycée Dhuoda de Nîmes et un an de service militaire, il revient à Saint-Jean-du-Gard pour prendre part à la direction de l'entreprise familiale et artisanale d'ameublement et de décoration[9].
Tout petit, Daniel Travier a conservé une pièce de monnaie datant de l'époque de Louis XVI, trouvée par son grand-père, Raoul Travier, dans la terre[10]. Ce grand-père, matelassier, a nourri son enfance d'une multitude de contes et lui a transmis son savoir pendant qu'il cousait ses matelas.
À l'âge de 12 ans, il rencontre le pasteur Gaston Cadix, qui lui transmet, outre son savoir et sa passion pour l'histoire, mais aussi son attachement à la culture cévenole[11].
Dès la fin des années 1950, Daniel Travier commence à collectionner les objets témoins de la vie quotidienne en Cévennes. Au fil des années il va rassembler 30 000 objets dont 10 000 sont exposés à Maison Rouge-Musée des vallées cévenoles[1],[12].
À partir de 1964, il organise des expositions de sa collection sur les foires de la région et c'est à l'occasion d'une de ces expositions, en 1969, qu'il va rencontrer l'historien Philippe Joutard, qui fait, alors des recherches sur les camisards[13]. Sous l'impulsion de ce dernier qui en est le président, il va entrer au club cévenol association fondée en 1894 dont le but est de « sauvegarder le patrimoine naturel et culturel des Cévennes et des Causses, favoriser uniquement le tourisme qui sache respecter leur originalité ».
De 1977 à 1989, Daniel Travier est adjoint au maire de sa commune, Robert Ruas, avec une délégation à la culture, l'environnement, le patrimoine et le tourisme[9].
En 2017, ses collections sont rassemblées à Maison Rouge-Musée des vallées cévenoles[14], dernière filature de soie à avoir fermé en France[1].
Daniel Travier est aussi auteur et co-auteur de livres ou d'article traitant du patrimoine culturel (la culture du châtaignier, le travail de la soie, les ruches troncs...), de l'histoire huguenote[15] et de la littérature cévenole en langue d'oc.
En 2015, Raymond Achilli[16] réalise un documentaire qui dresse le portrait de Daniel Travier[17],[18].
Distinction
En 2007, il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur[19].
Il reçoit le Cabri d'or en 2021[20].
Publications
- Les armoires figurées du Bas-Languedoc, Martine Nougarede, Laurent Puech, Daniel Travier, novembre 2000, Éditeur : Le Bibliofil (ISBN 291286318X) (ISBN 978-2912863188)
- 4 saisons en Cévennes, juillet 2019[21].
- De la ruche-tronc à la ruche à cadres : ethnoécologie historique de l’apiculture en Cévennes, juillet 2016[22].
- Contes, chansons & récits, vallée française et pays de Calberte, 1999[23]
- L'image et le regard. Les Cévennes et la photographie, 1870-1930. Septembre 1993[24]
- Le temps cévenol tomes I, II et III[25],[26],[27]
- Cévennes n°53-57.Architectures & paysages de la soie : le fil de la mémoire. 1997. (ISBN 2951109407 et 9782951109407)
- Les chemins de la soie - Itinéraires culturels en Cévennes - Bas-Languedoc - Cévennes - Vivarais. 1993 [28]
- Les Cévennes de la Montagne à l'Homme.1981 [29]
- Dire les Cévennes mille ans de témoignages.1994[30]