Daniel Varoujan
poète arménien
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Daniel Tcheboukkyarian dit Varoujan (en arménien Դանիէլ Վարուժան), né le dans le village de Perknig (province de Sébaste, Empire ottoman) et mort le à Çankırı lors du génocide arménien, est un écrivain arménien.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Դանիէլ Չպուքքարեան |
| Pseudonyme |
Դանիէլ Վարուժան |
| Nationalité | |
| Formation |
Lycée Murat Rafaelian (d) (- Université de Gand (- |
| Activités | |
| Période d'activité |
- |
| Étape de canonisation |
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Biographie
Daniel Varoujan[1] est né le à Perknig dans l'Empire ottoman, à quelques kilomètres de Sébaste, aujourd’hui appelée Sivas.
Il a reçu son éducation initiale dans son village natal, puis a étudié à l'école mékhitariste de Constantinople. En 1902, Varoujan entre au lycée Murad-Raphaelian à Venise. Le poète est captivé par les chefs-d’œuvre de la peinture et de la sculpture de la Renaissance, avec leur réalisme vif et intense. Il lit avec passion les œuvres des écrivains célèbres et se laisse particulièrement influencer par les idées de Léon Tolstoï et de Jean-Jacques Rousseau.
Varoujan étudie avec un intérêt particulier l’histoire de l’Arménie ainsi que la littérature arménienne ancienne et moderne. C’est également à Venise qu’il écrit ses premiers poèmes, abordant les thèmes de la vie des exilés et des massacres de 1896. Il étudie à partir de 1905 la philosophie et les lettres ainsi que les sciences politiques et sociales à l'université de Gand[2] en Belgique. Une plaque commémorative est d'ailleurs érigée en son honneur le dans le hall de la bibliothèque de l'université de Gand.
En 1909, il retourne d’abord dans son village natal, puis à Constantinople en tant qu'instituteur. Avec Gostan Zarian, Gegham Barséghian, Hagop Oshagan et Aharon Dadourian, il fonde en 1914 la revue littéraire Mehyan (Temple) visant à encourager la renaissance de l'esprit arménien, pré-chrétien et païen, à dynamiser la littérature arménienne, à renforcer l’unité culturelle des Arméniens dispersés et à élever le rôle moral de la littérature dans la société. Il coédite avec H. J. Siruni Navasard, un annuaire littéraire dont seul le premier volume voit le jour en 1914.
Le 24 avril 1915, Varoujan fait partie des intellectuels et des personnalités publiques arrêtés par des représentants du gouvernement ottoman et du Comité Union et Progrès (Jeunes-Turcs), dans le cadre du génocide arménien. Comme beaucoup d’autres, il est déporté à Çankırı, où il reste emprisonné. Le , il est assassiné puis décapité près de Constantinople.
Œuvres principales
- Frissons, Venise, 1906.
- Le Cœur de la race, Constantinople, 1909.
- Chants païens, Constantinople, 1912.
- Le Chant du pain, Constantinople, 1921.
Traductions
- Daniel Varoujan, Chants païens et autres poèmes, choix, traduction de l'arménien et présentation de Vahé Godel, La Différence, « Orphée », 1994