David Toro
personnalité politique bolivienne
From Wikipedia, the free encyclopedia
José David Toro Ruilova ( à Sucre – à Santiago du Chili) fut le 35e président de la Bolivie, un colonel de l'armée et homme d'État bolivien et un membre du haut commandement durant la guerre du Chaco (1932-1935). Il fut un des leaders du coup d'État (es)qui déposa le président Daniel Salamanca Urey en et devint président en en conséquence de la révolte (es) menée par son ami et camarade, le major Germán Busch.
| David Toro | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Président de la république de Bolivie | ||
| – (1 an, 1 mois et 23 jours) |
||
| Prédécesseur | José Luis Tejada | |
| Successeur | Germán Busch | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | José David Toro Ruilova | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Sucre (Bolivie) | |
| Date de décès | (à 79 ans) | |
| Lieu de décès | Santiago (Chili) | |
| Nationalité | Bolivienne | |
| Conjoint | Serafina Abaroa | |
| Profession | Militaire | |
|
|
||
|
|
||
| Présidents de la république de Bolivie | ||
| modifier |
||
Malgré sa courte présidence, il signe le décret permettant la création de Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos, une importante compagnie publique gazière et pétrolifère, et procède à l'implantation de plusieurs changements sociaux et politiques.
Biographie
Présidence du pays

À la tête d'une junte civico-militaire soutenue par les factions les plus jeunes de l'armée qui réclament des modifications dans l'appareil étatique, David Toro réussit à apporter rapidement des changements sociaux notables. La rédaction d'une nouvelle constitution établissant le constitutionnalisme social débute sous sa présidence. Un ministère des Mines et du Pétrole est fondé le , tout comme celui du Travail et de la Sécurité sociale douze jours plus tard. Le , il constitue la Banque minière afin de soutenir le principal secteur productif par des prêts[1].
Au niveau social, la journée de travail est fixée à huit heures et la syndicalisation rendue obligatoire pour tous les travailleurs par le décret du [1]. Il avait prévu également transformer la structure de l'État afin de remplacer les partis politiques par la participation citoyenne à travers les organisations syndicales, déjà bien établies, selon lui. Ce virage vers un socialisme de plus en plus assumé et autoritaire suscite du mécontentement parmi des franges de la population.
Le , il signe un décret établissant les droits civiques des femmes et établissant le régime juridique et économique du concubinage. Le , il fait nationaliser le pétrole et les installations de la Standard Oil et crée la compagnie publique, Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos. En mars 1937, il implante l'autonomie économique des universités boliviennes[1].
Fin de mandat

Le , soutenu par la population et l'armée, le lieutenant-colonel Germán Busch demande à Toro de quitter la présidence du pays, ce qui s'est fait sans accroc. C'est ce dernier qui prendra les rênes du pays, d'abord provisoirement, vu le refus du commandant en chef de l'armée et général Enrique Peñaranda d'assumer la présidence. Le général Toro s'exile alors au Chili et revient au pays un an plus tard par l'Argentine pour mener la « Révolution de Palmar », un coup d'État manqué[2].
Il revient en Bolivie après la mort de Busch. Le , il meurt des suites d'une longue maladie à Santiago, à l'âge de 79 ans.
Publications
David Toro a publié deux livres de nature militaire[3] :
- Mi actuación en la campaña del Chaco
- Instrucción de apuntadores en artillería.