Delcy Rodríguez
avocate et femme d'État vénézuélienne
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Delcy Rodríguez Gómez, née le à Caracas (Venezuela), est une avocate et femme d'État vénézuélienne. Elle est présidente de la république bolivarienne du Venezuela par intérim depuis le .
| Delcy Rodríguez | ||
Delcy Rodriguez en 2026. | ||
| Fonctions | ||
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| Présidente de la république bolivarienne du Venezuela (intérim) | ||
| En fonction depuis le [a] (8 mois et 8 jours) |
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| Vice-président | Elle-même | |
| Gouvernement | Rodríguez (es) | |
| Législature | VIe | |
| Coalition | PSUV | |
| Prédécesseur | Nicolás Maduro | |
| Vice-présidente de la république bolivarienne du Venezuela | ||
| En fonction depuis le (8 ans, 2 mois et 30 jours) |
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| Président | Nicolás Maduro | |
| Gouvernement | Maduro II (es) et III | |
| Prédécesseur | Tareck El Aissami | |
| Ministre du Pouvoir populaire des Hydrocarbures[b] | ||
| – (1 an, 6 mois et 12 jours) |
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| Président | Nicolás Maduro Elle-même (intérim) |
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| Gouvernement | Maduro III Rodríguez (es) |
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| Prédécesseur | Pedro Tellechea | |
| Successeur | Paula Henao | |
| Ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur | ||
| – (3 ans, 11 mois et 17 jours) |
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| Président | Nicolás Maduro | |
| Gouvernement | Maduro II (es) | |
| Prédécesseur | Simón Zerpa | |
| Successeur | Anabel Pereira Fernández | |
| Présidente de l'Assemblée nationale constituante[c] | ||
| – (10 mois et 10 jours) |
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| Élection | ||
| Vice-président | Aristóbulo Istúriz Isaías Rodríguez (en) Elvis Amoroso (en) Tania Díaz |
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| Législature | Constituante | |
| Prédécesseur | Julio Borges (président de l'Assemblée nationale) |
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| Successeur | Diosdado Cabello | |
| Membre de l'Assemblée nationale constituante | ||
| – (3 ans, 4 mois et 14 jours) |
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| Élection | 30 juillet 2017 | |
| Circonscription | Libertador | |
| Législature | Constituante | |
| Groupe politique | PSUV | |
| Ministre des Relations extérieures | ||
| – (2 ans, 5 mois et 26 jours) |
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| Président | Nicolás Maduro | |
| Gouvernement | Maduro I (es) | |
| Prédécesseur | Rafael Ramírez | |
| Successeur | Samuel Moncada | |
| Ministre de la Communication et de l'Information | ||
| – (1 an, 2 mois et 10 jours) |
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| Président | Nicolás Maduro | |
| Gouvernement | Maduro I (es) | |
| Prédécesseur | Ernesto Villegas | |
| Successeur | Jacqueline Faría | |
| Ministre du Bureau de la présidence | ||
| – (6 mois) |
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| Président | Hugo Chávez | |
| Gouvernement | Chávez II (es) | |
| Prédécesseur | Haiman El Troudi | |
| Successeur | Adán Chávez | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Delcy Eloina Rodríguez Gómez | |
| Surnom | La tigresse | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Caracas (Venezuela) | |
| Nationalité | Vénézuélienne | |
| Parti politique | PSUV (2007-2018 ; depuis 2018)[1] MSV (2018)[2] |
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| Fratrie | Jorge Rodríguez | |
| Profession | Avocate Diplomate |
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| Résidence | Palais de Miraflores (Caracas) | |
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| Présidents de l'Assemblée nationale constituante Vice-présidents de la république bolivarienne du Venezuela Présidents de la république bolivarienne du Venezuela |
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| modifier |
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Membre du Parti socialiste unifié du Venezuela, elle est ministre de divers portefeuilles au cours des mandats présidentiels de Nicolás Maduro, fonctions qu'elle cumule à partir de 2018 avec le poste de vice-présidente du Venezuela. C'est en cette qualité qu'elle devient présidente de la République en , assurant l’intérim de la fonction à la suite de l'enlèvement de Nicolás Maduro par les forces américaines sur ordre de Donald Trump.
Biographie
Jeunesse et formation
Appartenant à une famille marquée à gauche, Delcy Rodríguez est la fille de Jorge Antonio Rodríguez, militant du parti de gauche radicale Ligue socialiste, torturé à mort par la police vénézuélienne en 1976[3]. Son frère, Jorge Rodríguez Gómez, a été vice-président de la République de 2007 à 2008 et maire de la municipalité de Libertador, la principale et l'une des cinq qui constituent la ville de Caracas, de 2008 à 2017 ; il est ensuite président de l'Assemblée nationale[3].
Elle suit des études de droit à l'université centrale du Venezuela (UCV), dont elle sort diplômée en 1993 et devient avocate. Elle se spécialise en droit du travail en France[4].
Parcours politique
Débuts sous Hugo Chávez
De février à , elle est ministre du Bureau de la présidence[5]. Elle a également été vice-ministre des Relations avec l'Europe, puis chargée de la coordination générale de la vice-présidence de la République[6].
Ministre de la Communication
En , lors d'un hommage du nouveau président Nicolás Maduro à son défunt prédécesseur Hugo Chávez, Delcy Rodríguez est propulsée ministre de la Communication et de l'Information du Venezuela[5].
Après sa nomination, le président Nicolás Maduro crée l'Organe supérieur de communication visant à « définir, évaluer et dicter les lignes politico-communicationnelles de l'État vénézuélien » et charge Delcy Rodríguez de coordonner ses travaux. Ce nouvel organe du pouvoir est composé de plusieurs membres éminents, anciens ministres de la Communication notamment, et hauts personnages de l'État : Cilia Flores, Elías Jaua, Jorge Rodríguez, Tareck El Aissami, Francisco Ameliach, Vladimir Padrino López, Fidel Barbarito, Mauricio Rodríguez, Yuri Pimentel, Pedro Maldonado, Ernesto Villegas et William Castillo[7].
Ministre des Relations extérieures
Présidente de l'Assemblée nationale constituante
À la suite des élections constituantes convoquées par le président Nicolás Maduro le , elle est élue présidente de l'Assemblée nationale constituante à l'unanimité au cours de la séance inaugurale le [8].
Vice-présidente de la République
Le , elle est nommée vice-présidente de la République par Nicolás Maduro[9].
Le , elle est sanctionnée par l'Union européenne, ses avoirs gelés et elle est interdite de séjour dans les pays de l'Union[10]. Le , elle fait l'objet de sanctions économiques américaines[11].
Le , la vice-présidente est blessée par la chute d'un arbre à Cumanacoa, lors du passage de l'ouragan Beryl ; elle doit être hospitalisée[12].
Présidente de la République par intérim
Le , le président Nicolás Maduro est enlevé et emprisonné par les Américains au cours de l'opération militaire Absolute Resolve ordonnée par le président américain Donald Trump[13]. Delcy Rodríguez est pressentie pour devenir présidente par intérim, conformément à l'article 233 de la Constitution du Venezuela, qui prescrit que lors d'une « absence absolue » du président, le vice-président assure l'intérim[14].
Après que Donald Trump — qui rejette toute transition dirigée par la cheffe de l'opposition María Corina Machado — a affirmé que Delcy Rodríguez a prêté serment et qu'elle était disposée à coopérer avec les États-Unis, celle-ci déclare — lors d'une allocution en présence du président de l'Assemblée nationale Jorge Rodríguez et du ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello — que Maduro demeure le « président légitime » et appelle au calme et à « défendre la patrie »[15],[16],[17].
Au soir du , le Tribunal suprême de justice, constatant l'absence « temporaire » de Maduro, charge Delcy Rodríguez d'assurer l'intérim pendant 90 jours renouvelables, conformément à la Constitution[18],[19],[20]. Sa prestation de serment a lieu le devant l'Assemblée nationale, dont la nouvelle législature entre en fonction le jour même[21],[18]. Le lendemain, elle nomme Calixto Ortega Sánchez vice-président de la république chargé de l’Économie[22]. Le , Delcy Rodriguez démet de ses fonctions Alex Saab, ministre des Industries et de la Production nationale, considéré comme un proche de Nicolás Maduro[23] — puis emprisonné et expulsé le 17 mai vers les États-Unis[24] —, puis le ministre de la Défense Vladimir Padrino López le suivant[25], ainsi que l'ensemble du haut-commandement de l'armée[26].
Le 5 mars 2026, les États-Unis et le Venezuela rétablissent officiellement leurs relations diplomatiques. Selon Reuters, la Maison-Blanche a lancé des enquêtes à l'égard de Delcy Rodríguez pour corruption, dans le but de faire pression sur le régimé[27]. En mai 2026, The Associated Press indique que la Maison-Blanche a instruit aux procureurs de ne pas enquêter sur Delcy Rodríguez[28].
Le 14 avril les États-Unis assouplissent les sanctions, autorisant des transactions avec quatre établissements bancaires vénézuéliens, dont la Banque centrale du Venezuela. Deux jours plus tard, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale annoncent avoir renoué leurs relations avec le Venezuela[29].
Le Venezuela est dès lors sous tutelle américaine. Ainsi, sous la pression des États-Unis, le régime décide de libérer des prisonniers politiques et de libéraliser le secteur des hydrocarbures, dont s'emparent les Américains. Des experts de l'ONU « redoutent une dérive impérialiste » et « une logique assumée de domination économique et d’exploitation des ressources »[30],[31],[32].
L'allègement des sanctions américaines améliore les perspectives économiques du Venezuela. Les économistes prévoient pour l'année 2026 un doublement des exportations de pétrole et une chute de l'inflation annuelle de 450 % à 150 % [29].
L'image de l'ancien président Maduro disparaît peu à peu de l'espace public. De même, la nouvelle administration a de moins en moins appelé à sa libération, préférant coopérer avec Washington[33]. Delcy Rodriguez assure avoir été loyale envers l'ancien président « jusqu'à la dernière seconde. [...] À ceux qui, mus par la mesquinerie, par l'irrationalité, disent ce qu'ils disent de moi, je vais dire une chose : c'est sans importance face à ce qui incombe, qui est de défendre le Venezuela »[33]. Des figures du parti au pouvoir ont cependant exprimé leur mécontentement face aux réformes de Decy Rodriguez, impulsées par Washington. Ainsi, dans une lettre ouverte adressée au gouvernement, l'ancien député Mario Silva a affirmé : « J'ai communiqué en interne que cela faisait de nous un vulgaire protectorat des Etats-Unis. Aucune pression ne peut justifier la collaboration avec un agresseur[33]. »
Le Venezuela est frappé par deux séismes le 24 juin 2026, causant 1 500 morts et des dizaines de milliers de disparus, selon un bilan provisoire.
Selon The New York Times, le protectorat a pour figure de proue le secrétaire d'État américain Marco Rubio et a pour conséquences le versement des revenus pétroliers sur un compte américain, puis les États-Unis transfèrent une partie des revenus sur le compte de l'État vénézuélien, en imposant l'usage de cet argent, et en imposant au Venezuela ses relations diplomatiques, ce qui a par ailleurs permis de lutter contre la corruption. De même, Rodríguez, en contact avec Rubio sur WatsApp, lui demande son aval pour valider ses tweets[34].