Dida (peuple)

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Les Dida Écouter sont un peuple vivant au sud-ouest et au centre-sud de la Côte d'Ivoire en Afrique de l'Ouest. Ils font partie du groupe ethnique Krou et comprennent plus d'une soixantaine de tribus.

Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Environ 1 million d'âmes
Langues Dida
Religions [Chrétienne]
Ethnies liées krou
Faits en bref Côte d'Ivoire, Langues ...
Dida
Description de cette image, également commentée ci-après
Femme en tenue Dida
Populations importantes par région
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Environ 1 million d'âmes
Autres
Langues Dida
Religions [Chrétienne]
Ethnies liées krou
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Histoire

Origine

Les Dida, comme tous les peuples krou dCôte d'Ivoire et du Liberia, viennent de la côte libériens plus précisément de l'Éthiopie. Ils se sont installés en Côte d'Ivoire au XIe siècle, d'abord sur le littoral ivoirien dans les régions de Fresco et de Sassandra pour pratiquer la pêche. Devenus nombreux, ils agrandissent leur territoire dans la forêt. Le plus grand nombre d'entre eux optent pour la chasse et la cueillette. Ils pénètrent donc les forêts de l'ouest et du sud de la Côte d'Ivoire, à l'image des Bété avec qui ils ont les mêmes ancêtres : les Magwé[1][réf. souhaitée]. Les Dida pénètrent alors les régions de Divo, Hiré-Watta, Lakota, Guitry, Zikisso et Gnagbodougnoa. D'autres Dida progressent à l'est du littoral ivoirien sur l'île de Lauzoua, les localités de Yocoboué, de Grand-Lahou.

Les Dida sont constitués de plus de soixante tribus et font partie du groupe ethnique Krou[2]. Ils sont autochtones des localités de Divo, Lakota, Hiré-Ouatta, Guitry, Sassandra, Zikisso, Yocoboué, Fresco, Gagnoa (conton Guebié), Tiassalé et Grand-Lahou[3],[4],[5].

La tribu Ogbrougbrou ou Gbrougbrou

Des tribus Dida, notamment les Ogbrougbrou ou Gbrougbrou, vont se métisser aux peuples lagunaires venus du Ghana pour former certains peuples Kwa lagunaires : les Adioukrou, Alladjan, Ahizi, Avikam, Ebrié… Il s'agit en fait de peuples de métissage Dida-krou et Akan.

La tribu Sokya de Vavoua

Plus tard, certains Dida quittèrent le village de Kagbé dans la région d'Hiré Watta pour s'installer à Vavoua. À l'origine de ce départ, Soky, un orphelin élevé par son oncle, qui s'était senti trahi lorsque celui-ci avait donné à son fils la femme qui lui était destinée. Ce fut l'élément déclencheur, car Soky, mécontent, traversa alors avec certaines personnes qui le soutenaient tout le pays Dida et Bété pour s'installer à Vavoua en pays Gouro. Ils y opposèrent une guerre meurtrière aux Gouro pour s'installer définitivement. Ils forment aujourd'hui la tribu Dida de Vavoua qu'on appelle les Sokya ou les Kouya, ou encore les Sokouya.

La résistance coloniale

Les Dida ont opposé une résistance farouche à la pénétration coloniale française jusqu'en 1918. Ils n'ont pris part à l'économie de marché qu'après la Seconde Guerre mondiale, lorsque l'agriculture commerciale a remplacé peu à peu l'agriculture vivrière dans la région[2].

Culture

Chasse-mouche de cérémonie en raphia

Le pagne Dida fait à base de raphia est utilisé pour la confection de la tenue traditionnelle Dida et divers accessoires culturels[6],[7]

Le Djaka Festival est un festival des arts et culture du peuple Dida qui se tient chaque année en pays Dida.

L'alloukou est une danse traditionnelle dida qui est effectuée par les hommes avec un morceau de pagne attaché à la taille au rythme des instruments de musiques traditionnels.

L'agbagningnin est une danse de réjouissance pratiquée par des jeunes au clair de la lune, anciennement à l'occasion d'une bonne récolte ou après les tournois de foot inter-villages de nos jours. La danse est très animée avec des tam-tams et autres instruments de musique traditionnelle.

Le gbako est une hotte traditionnelle portée par la femme âgée Dida pour les travaux champêtres. Un symbole du peuple Dida est d'ailleurs la représentation d'une femme avec une hotte au dos au rond-point du quartier Bada de la ville de Divo.

Le gnigbéli-lokui est le pagne de la tenue traditionnelle Dida, fait à base de raphia.

Le kôdê est un pagne traditionnel Dida fait à base d'écorce d'arbre tapée et séchée, qui s'avère très efficace pour protéger contre les épines et le froid (les Dida peuplent la forêt tropicale et humide).

Langues

Ils parlent le Dida, langue krou, déclinée en plusieurs variétés, variantes ou dialectes, dont le djiboua, le vatta, le zikié, le goudou, le koboua, le gah, le laboua, le koboua, l'abo, le zedié, le tigrou, le gnéhiri, le ménéhiri, le yocoboua, le diéko, etc.

Alliance

Le peuple Dida, bien qu'il sache se montrer guerrier à l'occasion, est réputé pour son pacifisme et sa diplomatie. Les Opajdjilés, guerriers chasseurs, effectuaient de longues distances dans la forêt sombre et humide à la recherche de gibier. Ils y côtoyaient de nombreux peuples, ce qui enclenchait parfois des conflits qui finissaient par aboutir à un pacte de paix et non-agression appelé toupkè[8]. Les principaux alliés des Dida sont :

Il faut noter que l'alliance entre les Dida et les Abé ou Abbey occupe une place importante voire sacrée.

Coutumes

Les naissances

Chaque naissance est signe de bénédiction, de joie et promesse de bonheur pour la famille et toute la communauté. Le choix du nom de l’enfant se fait par la famille proche. Le prénom porte une signification ou reprend le nom d’une personne importante pour la famille.

Il peut arriver que la naissance d’un enfant soit placée sous la tutelle d’un ancêtre à la suite de manifestations et de visions à ce sujet. L’enfant prend alors pour prénom le nom de cet ancêtre. Dans ce genre de cas, on considère que l’enfant est sous la protection de l’ancêtre ou même qu'il est sa réincarnation[9].

Les mariages

Chez les Dida, le mariage passe par plusieurs phases. La première phase consiste en la désignation du futur conjoint. Après un accord préalable entre les deux parties, le futur époux envoie un ami vers les parents de sa fiancée. C'est cet intermédiaire est chargé de donner un cadeau symbolique à la jeune femme pour lui montrer l'amour de son prétendant. Le cadeau est le signe et la preuve de leur future relation, et la fiancée peut à ce titre le montrer à ses parents et à ses amies en guise de preuve de la relation. L’ami qui sert d’intermédiaire est un lien entre les deux amoureux. Avant l’arrivée du futur époux, c'est lui qui le présente à la famille de la mariée. Pour que les parents acceptent cette union, le futur marié doit avoir une bonne réputation. Il incombe au messager de confirmer la personnalité convenable et vertueuse du prétendant. Il arrive que la famille envoie des espions pour vérifier ce que dit l’intermédiaire. Enfin, une fois ces étapes franchies, le prétendant peut se présenter avec ses parents pour la dot et le mariage[9].

Les décès

En pays Dida, il y a un processus à suivre par rapport au décès d’une personne. Il y a trois grandes étapes : le constat, l’annonce du décès et le louboutété. On constate d’abord le décès de la personne. On annonce ensuite à la famille proche dans de bonnes conditions. L’annonce du décès se fait après le conseil de famille pour se concerter sur le décès du défunt. Des envoyés se rendent ensuite chez les amis du défunt pour leur annoncer la nouvelle. Le défunt sera enterré un mois après son décès pour laisser le temps à ses amis et à sa famille de se préparer. Le jour des obsèques un repas est servi. Il est considéré comme étant le dernier repas du mort. Le louboutété, qui est le conseil de famille, se réunira de nouveau, cette fois pour régler toutes les affaires concernant le défunt afin que plus rien ne le lie au monde physique ; ainsi, ses dettes sont réglées et ses affaires récupérées.

Croyance et religion

Pour les Dida, le défunt ne meurt pas vraiment, mais passe dans le monde des esprits. Lorsqu’une personne décède donc, elle n’est pas vraiment morte, juste absente. C’est cette forte croyance qui les pousse à faire un dernier repas en son honneur. Les Dida ont une religion monothéiste. Ils considèrent qu’il y a un Dieu au-dessus de tous, un genre de grand chef, et pensent que les défunts deviendraient après leur mort ses serviteurs voire pour certains ses notables. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils se tournent spirituellement vers les ancêtres, qu’ils considèrent comme plus accessibles. À cette fin, ils passent par des fétiches représentant un lien entre le monde des esprits et des vivants. Avec l'arrivée des colons et des missionnaires, le peuple Dida s'est converti de gré ou de force à la religion chrétienne. Néanmoins, certains rituels anciens sont encore pratiqués de nos jours.

Personnalités et célébrités d'origines Dida

Personnalités politiques et administratives

Quelques personnalités politiques de l'ethnie Dida sont citées ci-dessus :

Artistes

Quelques artistes célèbres de l'ethnie Dida sont citées ci-dessus :

Sportifs

Quelques personnalités sportives de l'ethnie Dida sont citées ci-dessus :

Personnalités Religieux

Quelques personnalités religieuses de l'ethnie Dida sont citées ci-dessus :

Personnalités dans l'éducation, les lettres

Quelques personnalités dans l’éducation et les lettres de l'ethnie Dida sont citées ci-dessus :

Personnalités dans les médias, la santé et autres

Quelques personnalités dans les médias, la santé et d'autres domaines de l'ethnie Dida sont citées ci-dessus :

Notes et références

Voir aussi

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