Civette de Hose

espèce de mammifères From Wikipedia, the free encyclopedia

Diplogale, Civette palmiste de Hose

Faits en bref Règne, Sous-embr. ...
Diplogale hosei
Description de cette image, également commentée ci-après
Civette palmiste de Hose
Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Super-ordre Laurasiatheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Viverridae
Sous-famille Hemigalinae

Genre

Diplogale
Thomas, 1912

Espèce

Diplogale hosei
(Thomas, 1892)

Statut de conservation UICN

( VU )( VU )
VU A2c+3c : Vulnérable

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
Aire de répartition de la civette de Hose.

Synonymes

  • Hemigale Hosei (O. Thomas, 1892) (Protonyme)
  • Diplogale hosei O. Thomas, 1912
  • Hemigalus hosei (Chasen, 1940)
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Le Diplogale, également connu sous le nom de Civette palmiste de Hose (Diplogale hosei), est une espèce de mammifère carnivore de la famille des viverridés endémique de l'île de Bornéo. Il s’agit de l’unique représentant du genre Diplogale. L’espèce est classée sur la Liste rouge de l'UICN comme vulnérable en raison d'un déclin continu de sa population, estimé à plus de 30 % au cours des trois dernières générations (environ 15 ans), en raison de la destruction de son habitat par la déforestation[1].

Le peu de connaissances sur cette espèce provient principalement de 17 spécimens de musée conservés dans le monde. Ce n'est qu'en 1997 que le premier spécimen vivant a été capturé, puis relâché après deux mois d'observation. Elle n'est maintenue en captivité nulle part dans le monde[2].

Taxonomie

L'espèce a été nommée en l'honneur du zoologiste Charles Hose par Oldfield Thomas en 1892. Hose a rapporté le premier spécimen au Sarawak en 1891[3].

Caractéristiques

Les parties supérieures, du museau à l'extrémité de la queue, sont brun foncé à noirâtre, tandis que les parties inférieures, le menton, le ventre et l'intérieur des membres, sont blanches ou d'un blanc légèrement brunâtre[2],[4]. La face présente des cercles sombres autour des yeux et de très longues vibrisses blanches. La truffe, large et humide, possède une couleur chair contrastée. Les deux narines divergent largement vers les côtés[2].

La plante des pieds est pâle et les coussinets sont bruns. Les doigts sont partiellement palmés, avec des touffes de poils courts entre les coussinets[4].

Le diplogale mesure entre 472 et 540 mm de longueur tête-corps, avec une queue de 298 à 346 mm. Son poids est estimé entre 1,4 et 1,5 kg[2].

Distribution et habitat

L'espèce a été signalée dans quelques localités des états du Sarawak et du Sabah en Malaisie, ainsi qu'au Brunei[1]. Elle a également été enregistrée au Kalimantan, en Indonésie, à une altitude de 325 m[5].

Ses habitats privilégiés semblent être les forêts montagneuses de faible altitudes, ainsi que des forêts mixte de Dipterocarpacés. Bien que souvent associée aux zones montagneuses, elle a été observée à des altitudes variées, allant de 450 m au Brunei jusqu'à 730 m ou plus au Sarawak[6]. Il est possible que son habitat de prédilection soit très humide, comme les forêts de mousses à proximité de rochers et de ruisseaux[6].

Écologie et comportement

Le diplogale est de mœurs nocturnes et crépusculaires. Il est considérée comme plus terrestre que les autres espèces de viverridés[6]. Il semble faire son terrier dans des trous entre les rochers ou les racines des arbres[2].

Alimentation

Bien que peu de données existent sur son régime alimentaire à l’état sauvage, on suppose qu'il se nourrit de petits poissons, de crevettes, de crabes, de grenouilles et d'insectes parmi les rochers. Le seul individu captif observé n'a consommé que de la viande et du poisson, refusant les fruits, qui constituent pourtant une part importante du régime des autres espèces de civettes vivants à Bornéo[2],[7].

Menaces et conservation

La principale menace identifiée est la perte et la dégradation de son habitat dues à l'exploitation forestière et à la conversion en terres agricoles. On ignore encore sa capacité à survivre dans des environnements forestiers fragmentées par les activités humaines. La chasse pourrait également constituer une menace croissante[1].

À ce jour, aucune mesure de conservation spécifique n'existe car les données de densité de population et de dispersion sont insuffisantes. L’espèce est présente dans des zones protégées comme le Parc national d'Ulu Temburong, au Brunei, ainsi qu’au Parc national du mont Kinabalu, dans l’état du Sabah[1].

Notes et références

Liens externes

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