Discussion:Edith Stein

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Modification de sous section

Ci joint l'anciene version de la vision du judaïsme d'Edith Stein, bien que très intéressante, elle ne me parait pas correspondre aux critères encyclopédiques de wikipédia (manque de source, trop de partis pris, pas assez court pour l'interprétation et me semblant trop polémique. Cependant, je tiens à conserver la majorité des informations contenue dedans et les reformuler afin de rendre l'article plus "wikipédique". Dans un soucis de cohérence je met en attendant la partie dans la page de discussion afin de pouvoir restaurer ou discuter tout ces aspects.--Babouba (d) 24 novembre 2009 à 20:45 (CET)

L’itinéraire qui conduisit la jeune suffragette agnostique au catholicisme, fut long, cheminement intellectuel et contact avec des personnalités croyantes, sans compter l’expérience fondamentale de la découverte de sa propre intériorité. En 1917, l’expérience de la force intérieure d’Anna Reinach, la veuve de son ami, est elle aussi décisive. Là, il s’agit d’une sorte de participation par Einfühlung à la victoire du Ressuscité, elle touche la puissance du Ressuscité à travers la plaie lumineuse du cœur de son amie. Pauline Reinach (devenue elle-même catholique en 1922) en témoigne : « J’ai pu constater combien [Edith] fut bouleversée de voir ma belle-sœur accepter la mort de son mari avec tant de force et d’abandon. Alors, elle vit combien le christianisme était grand et divin. À l’époque, ma belle-sœur était toujours protestante. »[1]. Le légendaire récit, écrit à la première personne, qui se trouve dans la première biographie d’Edith Stein et dans beaucoup d’autres qui ont suivi, n’est pas de sa plume mais de celle de mère Renata, sa première biographe : « C’était ma première rencontre avec la croix et la force divine qu’elle confère à ceux qui la portent. Pour la première fois, je vis devant moi, de façon palpable, l’Église née des souffrances rédemptrices du Christ dans sa victoire sur l’aiguillon de la mort. Ce fut l’instant où mon incrédulité céda, le judaïsme pâlit à mes yeux et Christ resplendit : Christ dans le mystère de la croix. »[2]. Mère Renata a visiblement utilisé le témoignage de Pauline Reinach et celui du P. Hirschmann, elle y a ensuite ajouté de sa plume et de ses idées. Cette réécriture de son expérience induit en erreur sur un point important : « le judaïsme pâlit » — selon Mère Renata — et Christ resplendit. La conversion d’Edith Stein partait d’une expérience personnelle de Dieu, accompagnée par le témoignage de personnes qu’elle a rencontrées, et si cette expérience s’exprime dans un cadre judéo-chrétien, elle ne présente pas du tout le caractère d’un passage d’un judaïsme pratiquant ou intériorisé au christianisme ; pour ce faire, il aurait fallu qu’Edith Stein, partant de l’espérance juive, se convainque que Jésus est le Messie. Tel ne fut pas son itinéraire. Elle fit une expérience personnelle du divin, qu’elle n’avait pas encore faite jusque-là, et divers événements, intérieurs et extérieurs, la conduisirent à professer le Christ, vrai Dieu et vrai Homme. Autrement dit, sa conversion ne fait pas pâlir son judaïsme mais son agnosticisme ; et la découverte du Christ l’amènera au contraire à se réapproprier progressivement ses racines juives et à exprimer sa foi chrétienne d’une manière originale[3]. Devenue catholique, Edith Stein se considère toujours comme appartenant au peuple juif. Dans un contexte de discrimination de plus en plus aigu, elle s’affirme toujours davantage comme Juive et cherche à lutter contre les préjugés tenaces. Vie d’une famille juive, souvent présentée comme une autobiographie, se veut plutôt, selon l’avant-propos de l’auteur elle-même, une réfutation de l’antisémitisme nazi à travers la présentation de la vie de sa famille et de ses amis juifs, dont elle est totalement solidaire. Les différents actes publics qu’elle pose contre l’antisémitisme sont nombreux[4]. Pour elle, Jésus de Nazareth est un Juif pratiquant comme ses disciples des premiers temps et l’Église, le groupe actuel de ses disciples, doit rester pleinement conscient de cet enracinement et solidaire du peuple juif persécuté[5].

La lecture de différents livres laissent croire cependant que l'interprétation sur le judaisme palit est en partie fondée m^mee si elle ne doit pas être surinterprété cf Trois femmes dans de sombres temps, Edith Stein, Hannah Arendt, Simone Weil ou amor fati, amor mundi, Sylvie Courtine-Denamy, Albin Michel 2002, 81p (ISBN 2-253-13096-6)

Livre sur Edith Stein

Je n'arrive pas à faire mention dans la biographie d'Edith Stein du livre de Yann Moix, malgré son succès: ce livre très moderne, est très difficilement exploitable dans la biographie sur wikipédia. ce n'est donc pas une omission.--Babouba (d) 11 décembre 2009 à 00:50 (CET)

Modification de la page

Je me permet de changer la biographie d'Edith Stein concernant l'Emphatie: celle ci est certes complète mais faite d'extraits de livre. Je la reformule donc dans la biographie (nouveau paragraphe créé. Je met l'ancienne version dans la page de discussion afin de pouvoir voir l'ancienne version

L’empathie ou Einfühlung

« Edith Stein choisit vite, et elle-même, son sujet de thèse : l’Einfühlung, l’empathie, le don d’intuition et de rigueur qui permet de saisir ce que vit l’autre en lui-même. Prenons un exemple aussi simple que ceux qu’Edith prend dans sa thèse : en voyant quelqu’un soupirer en écoutant de la musique, je peux conclure qu’il s’ennuie à mourir. Mais si je suis moi-même enthousiasmé par ce que j’entends, je peux me tromper dans ma compréhension de l’autre et attribuer, faussement, ce soupir à un plaisir intense. L’empathie, et les erreurs que je commets, me révèle à moi-même, me découvre tout un espace intérieur avec ses différents strates de profondeur : par exemple je peux éprouver de la joie parce que l’équipe nationale de football a gagné mais être triste parce que la fille que j’aime a perdu son père. Si l’amour est profond, la tristesse sera plus profonde que la joie du match. Sinon, ce sera l’inverse. Ainsi, la personne humaine est un univers en soi, qui s’enrichit et apprend à se connaître au contact des autres. »

 Edith Stein : enquête sur la Source, p. 46.

« Chaque sujet au contact duquel je saisis par Einfühlung des valeurs, je le considère comme une personne dont les expériences vécues forment une unité de sens compréhensible. À quel point je peux m’enrichir de sa structure d’expériences dans une vue d’Einfühlung, voilà ce qui dépend de ma propre structure. En principe, je peux « remplir » par Einfühlung tout vécu d’autrui qui sort de mon propre champ d’expériences, même s’il ne parvient pas ainsi à passer dans la réalité. Par Einfühlung, je peux vivre des valeurs et découvrir des strates correspondantes de ma personne, qui n’ont pas encore eu l’occasion d’être dévoilées par ce que j’ai vécu de manière originaire. Celui qui n’a jamais vu le danger de près peut cependant, en réalisant la situation d’un autre par Einfühlung, découvrir qu’il est lui-même lâche ou courageux. En revanche, ce qui contredit ma propre structure d’expériences, je ne peux pas le « remplir » mais je peux me le représenter de manière vide, abstraite. Je peux être moi-même incroyant et pourtant comprendre qu’un autre sacrifie au nom de sa foi tous les biens terrestres qu’il possède. Je vois qu’il agit ainsi et je perçois par Einfühlung comme motivation de son acte la saisie d’une valeur, dont le corrélat ne m’est pas accessible, et je lui attribue une strate personnelle que je ne possède pas moi-même. Ainsi, j’acquiers par Einfühlung le type de « l’homme religieux » qui ne m’est pas familier en tant que tel et je le comprends même si ce qui se présente là pour moi comme une nouveauté restera « non rempli ». Inversement, lorsque d’autres investissent toute leur vie pour acquérir des biens matériels auxquels je n’attache que peu d’importance et font passer à l’arrière plan tout le reste, je vois par là qu’ils n’ont pas accès à des domaines de valeurs plus élevés, que j’entrevois, et je les comprends aussi, même s’ils appartiennent à un autre type d’hommes. Nous voyons maintenant que Dilthey peut dire à juste titre : « la capacité de comprendre qui agit dans les sciences humaines c’est l’être humain tout entier » : seul celui qui vit lui-même comme personne, comme une unité de sens, peut comprendre d’autres personnes. Et nous comprenons pareillement pourquoi Ranke désirait « dissoudre » son moi pour voir les choses « telles qu’elles sont ». Le moi est la structure individuelle d’expériences ; en elle, l’expert de la compréhension reconnaît la source d’illusion dont la menace nous guette. Si nous nous prenons comme unité de mesure, nous nous emmurons dans la prison de nos particularismes ; les autres deviennent pour nous des énigmes ou, pire encore, nous les modelons à notre image et nous falsifions ainsi la vérité historique. »

 Extrait de la thèse d’Edith Stein (1917) : Zum Problem der Einfühlung IV § 7.b) « Les types de personnes et les conditions pour pouvoir comprendre par empathie des personnes ». Cité dansEdith Stein : Enquête sur la Source

Notes et références

BA ?

Sous-sections

AdQ

Assassinat

Erreur paralogisme

polémique dite du kidnapping d'Auschwitz

sacrifice et holocauste

Docteur de l'Eglise

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