Discussion:Hergé
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Tintin au Congo raciste ?
Pour Tintin au congo ce n'est pas seulement du paternalisme colonial mais une vision profondement raciste du debut a la fin. --> Etaye tes dires, c'est un peu léger comme accusation
== En effet il est je regrette de le dire totalement imbécile que de déclarer 80 ans plus tard que Tintin au Congo est "une vision profondément raciste" de l'Afrique. La notion de racisme en tant que ségrégation condamnable généralement acceptée n'est entrée dans le référentiel occidental que depuis seulement une trentaine d'années. Au contraire le lecteur avec un minimum de sens y verra aujourd'hui comment ses parents ou grands parents percevaient les colonies (et en ce temps là 90% de la population était "raciste") et rira de la vision simpliste que l'on pouvait avoir du monde africain. En réalité pour tout lecteur un tant soit peu ouvert (j'allais écrire intelligent) l'oeuvre devient en boomerang une superbe critique du colonisateur blanc et non pas du colonisé noir (oh là là on peut dire black mais pas noir...)
==Si cette BD est une "superbe critique du colonisateur blanc", ce n'est pas l'intention qu'Hergé avait au départ.
--Ramblas 11 octobre 2007 à 23:31 (CEST)
==Soit, mais s'ils avaient vécus dans les années 1930 ceux, qui en 2007 se permettent de condamner avec autant d'assurance les projets malfaisants qu'ils croient savoir (on peut se demander comment) être ceux de l'auteur, ils n'auraient absolument jamais imaginé à l'époque les propos qu'ils ont aujourd'hui! Un petit peu de remise en question dans une perspective historique éviterait bien des erreurs de jugements.
==Soit, mais voici une citation d'Hergé extraite de l'article "Tintin au Congo": Pour le Congo tout comme pour Tintin au pays des Soviets, il se fait que j’étais nourri des préjugés du milieu dans lequel je vivais… C’était en 1930. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l’époque : "Les nègres sont de grands enfants, heureusement que nous sommes là !", etc. Et je les ai dessinés, ces Africains, d’après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste qui était celui de l’époque en Belgique. Cela ne veut peut-être pas dire qu'Hergé était raciste (je ne dis pas qu'il l'était), mais ça montre qu'il n'avait alors pas l'intention de critiquer le colonialisme. On aurait donc tort de lui prêter l'intention de "critiquer le colonisateur blanc" avec cet album.
--Ramblas 25 octobre 2007 à 20:53 (CEST)
===Certes l'ouvrage ne se voulait pas anticolonialiste mais pour le lecteur qui l'analyse avec intelligence en faisant référence à nos critères occidentaux contemporains c'est devenu une arme de dénonciation du colonialisme. Le texte initial dit bien "en boomerang" ! C'est pourquoi il est vain de prononcer une critique sur les intentions de l'auteur, c'est sur la valeur de l'oeuvre et l'usage que l'on peut en faire à présent qu'il faut se prononcer.
===Comme vous dites, c'est une critique "en boomerang", autrement dit une critique involontaire. Hergé n'en sort donc pas grandi, même si l'on peut aujourd'hui apprécier, au second degré, l'aspect colonialiste de cet album (comme on peut rire de l'anti-communisme primaire de Tintin au pays des Soviets). Autant dire que la chanson Je suis pour de Michel Sardou est par effet boomerang une "superbe dénonciation de la peine de mort". --Ramblas 26 octobre 2007 à 15:26 (CEST)
- Si le comportement de Tintin au Congo ne peut prouver franchement que son créateur ait eu des idées racistes à cette époque, il représente néanmoins le colonisateur "qui peut se servir" sans états d'âmes. Les épisodes où Tintin tue d'abord un singe, ensuite une girafe pour employer leurs dépouilles comme déguisements sont révélateurs et susciteraient certainement bien des polémiques s'ils avaient été écrits aujourd'hui. --Victor.Libon 13 avril 2009 à 01:23 (CEST)
Information: "HERGÉ", livre-cassette, Editions Décembre, Bruxelles 1981
Peut-être il serait une bonne chose si cette information était ajoutée sur cette page-ci. Voire Hergé lui-même a raconté sur cette cassette! Je crois qu'il n'avait été plus très sain quand il avait enregistré cet important document sonique. -andy 80.129.94.207 17 octobre 2005 à 03:15 (CEST)
Un portail Tintin ?
Un grand nombre d'article connexes à Tintin existent et se developpent de façon assez anarchique. Je propose la création d'un portail Tintin regroupant tous ces articles. Flaz 30 janvier 2006 à 17:16 (CET)
manque une partie sur les controverses (colonialisme, etc...) --Lechewal 3 février 2007 à 14:11 (CET)
Statistiques de vente des albums (pays, langues, années, ou global) annuelles (19 août 2009 -- LouLou)
- J'ai crée un embryon de portail Tintin mais il manque encore beaucoup de chôses. Notamment des illustrations. Les seulles que j'ai trouvées ne sont disponibles que sur Wikipédia anglophone, réservées à quelque articles. --Supers Résistant (d) 15 juin 2010 à 23:49 (CEST)
Hergé avec les collaborateurs
Je suis conscient qu'un article proposé pour les Juniors avec la mention des faits de collaboration d'Hergé peut poser problème. Mais il est un fait que la plupart des albums d'Hergé ont été écrits durant la période où il sympathisait ouvertement avec Degrelle et que cela se voit et se sent vraiment bien malgré des ravalements de façade pas tout à fait complets. Il en est de même sous l'Occupation. Nous n'avons pas à juger Hergé, mais la vérité commande de dire que cette personne si souvent devenue un emblème pour la Belgique francophone (il suffit de visiter les délégations Wallonie-Bruxelles à l'étranger, notamment dans les pays francophones), s'est nourrie d'idées favorables au nazisme durant la guerre et que son oeuvre en est réellement imprégnée. J'ai lu aussi sur WP que Paul Ricoeur avait des sentiments d'admiration pour le fascisme avant 1940. Dans ce cas, à la limite, je le regrette un peu car l'oeuvre de Ricoeur ne relève pas du tout de ce courant d'idées d'extrême-droite. Il me semble que l'on doit être capable de dire que l'oeuvre d'Hergé est équivoque, même si, à côté de cela, il y a par exemple Le lotus bleu, album anticolonialiste mais qui tranche un peu dans l'oeuvre d'Hergé. Il ne me semble pas non plus que l'on puisse dire que la question de la collaboration d'Hergé soit controversée. Il a réellement collaboré aux pages "jeunesse" du Soir volé qui dans ses premières éditions appelaient les lecteurs à raconter des histoires juives. Dire par exemple que son lien à Léon Degrelle existe surtout avant la guerre ne l'exonère de rien puisque le caractère fasciste de l'entreprise rexiste s'est quand même manifestée très tôt et avec une nette évidence dans les derniers mois qui précèdent mai 1940. La personne qui a enlevé le passage que je viens de rétablir a commenté sa révocation de la seule lettre m. Cela me semble insuffisant quand on change à ce point la nature d'un texte. Et il est vrai que c'est toujours un peu difficile de discuter avec une IP. Enfin, je je le lui propose... José Fontaine 23 avril 2007 à 22:30 (CEST)
===Néanmoins vouloir faire aujourd'hui le procès d'un Hergé qui ne peut plus s'en défendre n'est d'absolument d'aucun intérêt. Faire une lecture partiale de son oeuvre en assénant des contre vérités pour prétendre y trouver une idéologie nazie ne fait que ridiculiser la thése soutenue.
Mieux vaudrait-il se référer aux travaux approfondi de ses exégétes qui, eux, ont lu ses correspondances et ont pu interroger l'homme et ses collaborateurs. On peut penser là à des personnes telles que Numa Sadoul, Frederic Soumois, Benoit Peeters ou Serge Tisseron qui ont réalisé des études sérieuses sur le sujet au lieu de se contenter de colporter des affabulations.
Oui, Hergé à fait comme l'immense majorité de ceux qui ont vécu cette époque. Il a continué son métier. Il l'a reconnu avec franchise. Et nous qu'aurions-nous faits et sommes-nous si sûrs que les donneurs de leçon d'aujourd'hui ne seront pas les collabos de demain?
===Dessiner des aventures avec une totale neutralité politique pour distraire des enfants serait faire acte de "collaboration" avec l'ennemi. Alors que dire de celui qui vendait le papier et l'encre d'imprimerie, du mineur remontant le charbon pour faire tourner la centrale électrique qui alimentait en courant les rotatives, du livreur, du vendeur? Et le lecteur, puisque c'était un journal "corrompu", ne collaborait-il pas, lui aussi, par son achat?
===MB Jamin accuse Hergé "de s'être enrichi pendant l'occupation" parce que, étant plus connu, ses oeuvres se sont mieux vendues pendant cette période qu'avant guerre. Il ne précise pas si la raison en était la qualité des ouvrages, librement achetés, répondant ainsi à un besoin et apportant un plaisir au lecteur, ou si ce fût (ce qu'il laisse entendre) sous la pression des bayonnettes de l'occupant. De tels arguments sont ridicules voire scandaleux et ne devraient pas trouver leur place dans un article intelligent sur Hergé dans Wikipedia.
=== "Ma naïveté confinait à l'imbécillité" : la référence à Elsevier est donnée par Max-Benoît Jamin mais il ne donne que l'année. Je vais retrouver la citation exacte (chez MBJ). José Fontaine 9 septembre 2007 à 22:32 (CEST)
