Diénay

commune française du département de la Côte-d'Or From Wikipedia, the free encyclopedia

Diénay est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Diénay fait partie de la communauté de communes des vallées de la Tille et de l'Ignon (COVATI). Les gentilés sont "Diénaisois" et "Diénaisoises".

Faits en bref Administration, Pays ...
Diénay
Diénay
L'église Saint-Corneille de Diénay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon
Maire
Mandat
André LIOTARD
2020-2026
Code postal 21120
Code commune 21230
Démographie
Population
municipale
385 hab. (2023 en évolution de +2,39 % par rapport à 2017)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 17″ nord, 5° 04′ 01″ est
Altitude Min. 282 m
Max. 428 m
Superficie 15,39 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Is-sur-Tille
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Diénay
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Diénay
Liens
Site web dienay.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    Le territoire de Diénay (15,38 km2) est coupé d'ouest en est par la vallée de l'Ignon qui sépare deux zones de collines, celle du sud fait partie du grand massif couvert par les forêts domaniales d'Is-sur-Tille et de Val-Suzon, celle du nord s'intègre à l'extrémité méridionale du plateau de Langres. Les collines sont couvertes de forêts, les terres plus basses sont occupées par l'agriculture et dans une moindre importance par des prairies sur les rives de la rivière. Le point culminant de la commune est à 427 m dans le bois de la Brosse au nord, le point le plus bas sur le cours aval de l'Ignon à 282 m. Le village est installé sur la rive gauche de l'Ignon, il était traversé par la route qui relie Châtillon-sur-Seine à Is-sur-Tille (D 901) qui a été déviée en 1974.

    Diénay vu depuis le parvis de l'église.

    Hameaux, écarts, lieux-dits

    La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameaux rattachés ni d'habitations isolées.

    • lieux-dits d'intérêt local : bois de la Brosse, bois du Charmoy, bois de Champ-Fouchard.

    Communes limitrophes

    Rose des vents Saulx-le-Duc Rose des vents
    N Is-sur-Tille
    O    Diénay    E
    S
    Villecomte Chaignay

    Hydrographie

    Plusieurs sources apparaissent au pied des collines comme la fontaine Marceveau, certaines sont captées pour les besoins de l'homme, d'autres donnent naissance à des ruisseaux (source de Sept-Fontaines, fontaine Petit). Certaines apparaissent dans la vallée et irriguent les prairies (source des Prés-de-Brie, fontaine du Vivier). La faible déclivité de l'Ignon[1] (à peine plus d'un mètre au kilomètre) a donné lieu à la formation d'étangs, les plus petits sont d'anciens méandres de la rivière, autour des plus grands a été aménagé le parc du château Veil-Picard. Un bief dévié de l'Ignon alimente le moulin et le lavoir.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Bourgogne, vallée de la Saône »[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 871 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dijon à 22 km à vol d'oiseau[8], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 771,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,4 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Diénay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,4 %), terres arables (31,5 %), prairies (8,4 %), zones urbanisées (2,7 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Histoire

    Carte de Cassini

    Carte de Cassini du secteur vers 1750.
    Carte postale du village vers 1910.

    La carte de Cassini ci-dessus montre qu'au XVIIIè siècle, Diénay est une Paroisse située sur la rive gauche de la rivière L'Ignon.
    Deux moulins à eau sont représentés sur le cours de la rivière, dont un, La Forge, dont la force motrice servait à battre le fer.

    Politique et administration

    Mairie de Diénay
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    28/05/2020 2026 André LIOTARD    
    mars 2008 28/05/2020 Michèle CHANUSSOT    
    juin 1991 mars 2008 Bernard CUENIN    
    17/3/1989 13/6/1991 Jacques DELMOTTE    
    27/3/1977 16/3/1989 Jacques THIBAUT    
    3/8/1968 26/3/1977 Éric LESCURE    
    10/3/1953 2/8/1968 René DROUOT    
    3/10/1944 9/3/1953 Marcel LANGUEREAU   Président de la Commission communale puis Maire à partir du 17 mai 1945
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

    En 2023, la commune comptait 385 habitants[Note 3], en évolution de +2,39 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    192295269279282272256218208
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    249235201174152174188209206
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    196202181206221318178228204
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    197205165230241235244252296
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    La commune n'a pas de monument classé à l'inventaire des monuments historiques, 1 élément y est répertorié[21].

    • La glacière a été construite au XVIIIe siècle par le propriétaire du château Charles Vaillant de Meixmoron. Le puits à glace est une tour d'un ancien château-fort. Située sur la butte féodale qui porte l'église, sa terrasse offre en outre une vue sur le village.
    • l'église Saint-Corneille a été construite selon un plan en croix latine, du XVIe au XVIIIe siècle, sur l'emplacement de l'ancienne chapelle du château fort. On y accède par un grand escalier à cinq paliers, elle abrite une statue de saint Pierre du XVIe siècle Logo monument historique Classé MH (1966)[22].
    • les anciens haras de Bourgogne ouverts dans une ferme par les élus des États en 1779 sous l'impulsion de Jean-Baptiste Vaillant de Meixmoron afin de "rétablir l'espèce des chevaux abâtardie en Bourgogne"[23]. Les bâtiments retrouveront leur vocation première au lendemain de la Révolution (en 1790). Seul le hangar avec ses arches en plein cintre est contemporain de cette période, des hangars, des écuries et des bergeries rondes (construites en bois) ont disparu.
    • le lavoir de 1838 est bâti sur le bief du moulin (et corderie pendant un temps). On y accède par la rue de l'Abreuvoir.
    • le site gallo-romain a été découvert en 1950 et partiellement fouillé de 1958 à 1963. La mise en œuvre de la déviation sur la D 901 en 1974 a déclenché des fouilles rapides qui ont mis au jour de nombreux vestiges et des constructions en pierre, dont une grande piscine de 10 m.
    • le château de Meixmoron se situe sur l'emplacement d'une ancienne villa gallo-romaine qui a été acquis par Gonzague Vaillant, proche d'Henri IV et originaire de Dombasle-sur-Meurthe, et qui se nommait le Meix Moron. Les descendants de Gonzague qui seront "Seigneurs de Meixmoron de Dombasle" agrandiront le premier pavillon de chasse pour en faire le château actuel. Il servira d'atelier au peintre Charles de Meixmoron de Dombasle qui y recevra entre autres Monet et Degas.
    • Le monument aux morts de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Voir aussi

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