Dora Melegari

romancière et journaliste suisse From Wikipedia, the free encyclopedia

Dorette Marie Melegari, dite Dora Melegari (née à Lausanne le et morte à Rome le ), est une écrivaine et critique littéraire suisse[réf. nécessaire] et italienne. Elle est proposée à deux reprises pour un prix Nobel de littérature.

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Dora Melegari
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Biographie

Dora Melegari naît à Lausanne, en 1849, fille du diplomate italien Luigi Melegari et de la Suissesse Marie Caroline Mandrot[1],[2]. La famille vit dans une atmosphère favorable au mazzinisme, elle-même traduit en français la correspondance de Mazzini[3]. Son père est catholique progressiste, en faveur de la séparation de l'Église et de l'État, mais également ami du pasteur Alexandre Vinet et favorable au Réveil protestant[2]. Elle-même fréquente à Rome l'église vaudoise de la Via Quattro Novembre[4]. Elle passe une partie de sa vie à Rome, mais séjourne fréquemment en France et en Suisse[2].

Au début des années 1880, elle publie ses premiers romans. Une partie d’entre eux, dont ceux publiés sous le pseudonyme « Forsan », ont été écrits en sous-main par Octave Mirbeau, selon le spécialiste de cet auteur Pierre Michel[5],[6]. L’influence d’Émile Zola dans ces romans est considérable[7].

En 1887, elle commence à écrire pour la Revue Internationale sous le nom de plume de Thomas Emery[8] ou Forsan[9]. Elle écrit des critiques littéraires et assume progressivement un rôle de direction au sein du magazine[2]. En 1900, elle publie à Paris son ouvrage le plus connu. Il est traduit en italien sous l'intitulé Il sonno delle anime et publié à Milan en 1903[2]. Melegari y envisage la nature de l'amitié entre les femmes[10]. Melegari est proposée deux fois pour le prix Nobel de littérature, en 1914 puis en 1923[11].

Elle est lauréate de deux prix de l'Académie française, le prix Jules Favre pour Âmes dormantes en 1903 et le prix Auguste Furtado pour Mes filles (1911)[12].

Elle meurt à Rome le [2] et est ensevelie au cimetière anglais de Rome ; sur la pierre tombale figure l’épitaphe « Amò, soffrì, operò » ( « A aimé, souffert, travaillé »)[13].

Œuvres

  • Dans la vieille rue, Ollendorff, Paris, 1880 (écrit par Octave Mirbeau, publié sous le pseudonyme « Forsan »[5])
  • Expiation, Calmann-Lévy, Paris, 1881 (soupçonné par Pierre Michel d’être écrit par Octave Mirbeau[6])
  • Les Incertitudes de Livia, Ollendorff, Paris, 1881 (soupçonné par Pierre Michel d’être écrit par Octave Mirbeau[6])
  • Journal intime de Benjamin Constant et lettres à sa famille et ses amis, Ollendorff, Paris, 1886
  • Marthe de Thiennes, Calmann-Lévy, Paris, 1886 (soupconné par Pierre Michel d’être écrit par Octave Mirbeau[6])
  • La Duchesse Ghislaine, Paris, 1895 (écrit par Octave Mirbeau, publié sous le pseudonyme « Forsan »[5])
  • Kirie Eleison, Paris, 1896
  • Il sonno delle anime, Milan, 1903
  • La Giovane Italia e la Giovane Europa. Carteggio inedito tra Giuseppe Mazzini e Luigi Amedeo Melegari, 1906
  • Chercheurs de sources, Fischbacher, Paris, 1908
  • Caterina Spadaro, Milan, 1908
  • In cerca di sorgenti, Milan, 1910
  • La città del giglio, Milan, 1911
  • La piccola damigella Cristine, Milan, 1913
  • Artefici di pene e artefici di gioie, Trier, Milan, 1913
  • Âmes et Visages des femmes, Paris, 1913
  • Les Victorieuses, Paris, 1913
  • Amici e nemici, Milan, 1914
  • Il destarsi delle anime, Milan, 1915
  • La resurrezione di Lazzaro, Rome, 1915

Notes et références

Voir aussi

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