Douce de Gévaudan

comtesse de Provence From Wikipedia, the free encyclopedia

Douce de Gévaudan (en occitan Dolça), dite aussi de Carlat ou encore d'Arles, morte vers 1127/1131, comtesse de Provence, vicomtesse de Millau et de Carlat, est l'épouse à partir de 1112 de Raimond-Bérenger III, comte de Barcelone.

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Décès
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Faits en bref Comtesse de Provence avec Raimond-Bérenger III de Barcelone, 3 février 1112 - 1129 ...
Douce de Gévaudan
Douce de Gévaudan.
Fonction
Comtesse de Provence
avec Raimond-Bérenger III de Barcelone
-
Titres de noblesse
Comtesse de Provence
-
Prédécesseur
Successeur
Comtesse de Gévaudan
-
Vicomtesse de Carlat
-
Vicomtesse de Millau (d)
-
Comtesse de Barcelone (d)
-
Biographie
Naissance
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Décès
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Activité
Famille
Maison de Millau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Raimond-Bérenger IV de Barcelone
Bérenger-Raimond de Provence
Bérengère de Barcelone
Étiennette de Barcelona (d)
Almodis de Barcelone (d)
Bernat de Barcelona (d)
Mafalda de Barcelona (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Sa mort ouvre en Provence une période d'instabilité, qui se termine par les guerres baussenques (1144-1162), dont les comtes de Barcelone sortent vainqueurs.

Biographie

Origines

Douce ou Dolça[1] est la fille de Girbert Ier de Millau (1055-1111), vicomte de Gévaudan, et de Gerberge d'Arles (1060-1115), comtesse de Provence[2],[1].

Elle a une sœur aînée (selon Stasser), Étiennette, dite aussi Stéphanie[1],[2].

Elle passe son enfance entre Le Puy, Carlat et Arles.

Héritage de la Provence et mariage avec le comte de Barcelone (1112)

Son père est assassiné, vers et par des « scélérats »[3], appartenant à la vieille aristocratie provençale[1],[4],[5]. Le comté de Provence, en indivision, est partagé entre sa mère, la comtesse Adélaïde de Forcalquier et la maison de Toulouse [6].

Recherchant le soutien d'une « dynastie forte »  « allié extérieur assez puissant pour restaurer l'autorité comtale, garantir l'héritage de sa fille et venger son mari »[4] , sa mère la marie à Raimond-Bérenger III, de la maison catalane de Barcelone, comte de Barcelone et de Gérone[7],[1],[5]. Sa sœur aînée, Étiennette, soit Stéphanie, déjà dotée, épousera Raymond Ier, seigneur des Baux, chef d'un lignage puissant du comté[2].

La comtesse Gerberge remet à Douce le une « partie de Provence qui restait indivise et qu'elle avait hérité de son frère Bertrand, ainsi que les biens de son mari »[8], soit « tous ses domaines de Basse Provence, au sud de la Durance, avec les terres […] en Gévaudan, Carlat et Rodez »[9]. Deux jours plus tard, Douce épouse Raimond-Bérenger III[9]. Son époux devient marquis de Provence[10],[5].

En , elle remet à son époux tous ses droits sur la Provence, la vicomté de Millau, le Gévaudan et le Carladès[11].

Dans un premier temps, l'entente entre les deux beaux-frères est cordiale, toutefois Raymond Ier des Baux va revendiquer les droits de son épouse sur le comté de Provence ce qui amène au conflit, appelé « guerres baussenques », qui durera une vingtaine d'années[1],[5].

La cour de Douce de Gévaudan à Barcelone

Selon l'abbé Papon (1778), c'est à sa cour que commence l'histoire de la littérature courtoise et des troubadours, fondée sur la langue des régions méridionales de la France, aujourd'hui appelée ancien occitan : « La princesse Douce la porta chez les Catalans, par son mariage avec Raimond-Bérenger Ier, comte de Barcelone, et la fit briller de toutes les grâces qu'elle et les seigneurs de sa cour étaient capables de lui donner. Dans peu de temps, elle n'eut pas d'autres bornes que les États du comte; elle passa depuis la cour parmi le peuple, à Valence, à Majorque, à Minorque, selon Du Cange, et servit même à dépouiller celle des Espagnols de la barbarie qu'elle avait contracté en passant par la bouche des Sarrasins. Alphonse II, roi d'Aragon, en faisait ses délices et l'employait dans ses poésies, lorsqu'il se délassait, avec les troubadours provençaux, des soins pénibles de la royauté[12]. ».

Mort et succession de la Provence

La date de sa mort n'est pas précisément connue. La dernière mention de son nom dans un document date de l'année 1125[13]. Le site Internet Medieval Lands propose sa mort après le /1130. Magnani (1999) donne l'année 1131 sans précision. En tout cas, elle est mort avant le testament de son mari.

Peu avant sa mort, Raimond-Bérenger III partage ses biens, par son testament du entre ses deux fils : l'aîné Raimond-Bérenger IV obtient le comté de Barcelone, et le second, Bérenger-Raimond hérite de la Provence[14],[1].

Famille

Douce de Gévaudan et Raimond-Bérenger III ont huit enfants :

Notes et références

Voir aussi

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