Dubravka Ugrešić
écrivaine yougoslave puis croate
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Dubravka Ugrešić, née le à Kutina (république socialiste de Croatie, république fédérative socialiste de Yougoslavie) et morte le à Amsterdam (Pays-Bas)[1],[2], est une écrivaine yougoslave puis croate, de langue croate et une universitaire.
croate
néerlandaise
Université de Zagreb
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalités |
république fédérale populaire de Yougoslavie (en) (jusqu'en ) croate néerlandaise |
| Formation |
Programme international d'écriture de l'Iowa (en) Université de Zagreb |
| Activités |
| A travaillé pour | |
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| Site web | |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Ksaver Šandor Gjalski () Prix Meša-Selimović () Prix NIN (Форсирање романа ријеке (d)) () Prix de la Ville de Zagreb (d) () Prix européen de l'essai Charles-Veillon () Verzetsprijs van de Stichting Kunstenaarsverzet (d) () Prix de l'État autrichien pour la littérature européenne () Prix du SWR () Prix Heinrich-Mann () Prix Otherwise (Baba Yaga Laid an Egg (d)) () Prix Ivan Goran Kovačić (d) () Prix Jean-Améry () Neustadt International Prize for Literature () Prix Manès-Sperber (d) () |
Biographie
Dubravka Ugrešić est née à Bourgas, de père croate et de mère bulgare[3].
Diplômée de littérature russe et de littérature comparée de l'université de Zagreb, elle travaille, de 1974 à 1993, à l'Institut de théorie de la littérature à l'université de Zagreb. Après de premières œuvres destinées aux enfants, sa veine satirique s'affirme dans Poza za prozu (Pose pour la prose) publiée en 1978. En 1981, son recueil de nouvelles Dans la gueule de la vie (Štefica Cvek u raljama života) parodie le genre du roman à l'eau de rose et s'amuse d'une confrontation entre les stéréotypes féminins et la vision crue des hommes[4].

De 1991 à 1994[5], réagissant à l'évolution de l'ex-Yougoslavie, elle écrit des essais contre le nationalisme, la guerre et la haine ethnique (plus tard rassemblés dans le recueil Kultura laži (littéralement : La culture du mensonge), ce qui explique pourquoi certains médias croates l'ont qualifiée de « traître », « ennemie publique » et « sorcière ». D'abord publiés dans divers périodiques européens, ces écrits sont ensuite publiés dans un livre en néerlandais en 1995, puis en allemand. La version en croate est publiée à la fin de 1996[5]. Elle se résigne à quitter la Croatie en 1993 et vit depuis lors à l'étranger (en étant domiciliée aux Pays-Bas). Elle est invitée au Salon du Livre à Paris, consacré à l'Europe en 2019, et publie a cette occasion une tribune dans le journal Le Monde sur la question de l'autonomie de la littérature[6].
Elle enseigne depuis dans plusieurs universités européennes et américaines et publie dans différents journaux et magazines[4].
Œuvres
- Mali plamen (livre pour enfants, 1971)
- Filip i sreća (livre pour enfants, 1976)
- Poza za prozu (1978)
- Nova ruska proza (essai, 1980)
- Štefica Cvek u raljama života (recueil de nouvelles, 1981) Publié en français sous le titre Dans la gueule de la vie, traduit par Mireille Robin[7], Paris, Plon, coll. « Feux croisés », 1997 (ISBN 2-259-02382-7)
- Život je bajka (1983)
- Forsiranje romana-reke (roman, 1988) Publié en français sous le titre L'Offensive du roman-fleuve, traduit par Mireille Robin[8], Paris, Plon, coll. « Feux croisés », 1993 (ISBN 2-259-02383-5)
- Kućni duhovi (livre pour enfants, 1988)
- Američki fikcionar (essai, 1993)
- Kultura laži (essais, 1996) Littéralement : La culture du mensonge, inédit en français, mais disponible notamment en allemand Die Kultur der Lüge et en anglais The Culture of Lies
- Muzej bezuvjetne predaje (roman, 1998) Publié en français sous le titre Le Musée des redditions sans condition, traduit par Mireille Robin[9], Paris, Fayard, 2004 (ISBN 2-213-62075-X)
- Zabranjeno čitanje (essai, 2001) Publié en français sous le titre Ceci n'est pas un livre, traduit par Mireille Robin[10], Paris, Fayard, 2005 (ISBN 2-213-62502-6)
- Ministarstvo boli (roman, 2004) Publié en français sous le titre Le Ministère de la douleur, traduit par Janine Matillon, Paris, Albin Michel, coll. « Les grandes traductions », 2008[11],[12] (ISBN 978-2-226-17966-1) ; réédition en poche en 2020 par Christian Bourgois éditeur (ISBN 978-2267032482)
- Nikog nema doma (essai), 2005 Publié en français sous le titre Il n’y a personne pour vous répondre, traduit par Janine Matillon, Paris, Albin Michel, coll. « Les grandes traductions », 2010 (ISBN 978-2-226-21512-3)
- Baba Jaga je snijela jaje, (roman) 2009 Publié en français sous le titre Baba Yaga a pondu un œuf, traduit par Chloé Billon, Paris, Christian Bourgois, 2021, 444 pages (ISBN 978-2-2670-4377-8)
- Napad na minibar, (essai) 2010 Publié en français sous le titre Karaoke Culture, traduit par Pierre-Richard Rouillon, Paris, Galaade, coll. « Auteur de vue », 2012[13] (ISBN 978-2-35176-179-3)
- Pocetnica za nepismene, 2010
- Lisica, (roman) 2017
- Publié en français sous le titre La Renarde, traduit par Chloé Billon, Paris, Christian Bourgois, 2023, 480 pages (ISBN 9782267052275)
Récompenses et prix
Dubravka Ugrešić est lauréate de nombreux prix littéraires, notamment :
- 1988 : prix Meša-Selimović pour L'Offensive du roman-fleuve
- 1996 : prix européen de l'essai Charles-Veillon pour The Culture of Lies[14]
- 2016 : Neustadt International Prize for Literature[15]