Duc Decazes
titre de noblesse français
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Le titre de duc Decazes a été créé par Louis XVIII, le [5] au profit de son ministre d'État, Élie Decazes (1780-1860)[6].
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Duc de Glücksbierg
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Château de La Grave (Bonzac)
| Duc Decazes | ||
Armes des ducs Decazes : D'argent à trois têtes de corbeau arrachées de sable.[1],[2],[3],[4] | ||
| Création | ||
|---|---|---|
| Titre | Duc Decazes ( Duc de Glücksbierg ( |
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| Premier titulaire | Élie Decazes | |
| Résidence officielle | Château de Malfard, Saint-Martin-de-Laye Château de La Grave (Bonzac) |
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Histoire
Après la chute de l’Empire, Élie Decazes, fils d’un juge sous l’Ancien Régime et l’Empire[6], adopta un positionnement royaliste modéré[6]. Grâce au baron Joseph-Dominique Louis, il rencontra le roi Louis XVIII[7], qui le nomma préfet de police de Paris le 7 juillet 1815[6] et le créa comte Decazes le 27 janvier 1816[5].
Decazes occupa rapidement plusieurs postes ministériels[6]: préfet de police (1815), ministre de la Police (1815–1818), ministre de l’Intérieur (1818–1820) et président du Conseil des ministres (1819–1820)[7].
Le 20 février 1820, à la fin de ses fonctions ministérielles[6], il fut élevé au rang de ministre d’État et titré duc Decazes par Louis XVIII[5].
Duc de Glücksbierg
Élie Decazes, veuf de la fille du comte Muraire, épousa le 11 août 1818 Wilhelmine de Beaupoil de Saint-Aulaire[7], fille du comte de Saint-Aulaire et de Henriette de Seiglière-Belleforière[7]. Celle-ci était fille du marquis de Soyecourt-Feuquières, et de la princesse Wilhelmine de Nassau-Sarrebrück, petite-fille de Guillaume Henri II, prince régnant de Nassau-Sarrebrück[5].
La princesse Wilhelmine de Nassau-Sarrebrück était sœur de la princesse Anna Karoline (1751–1824), duchesse de Schleswig-Holstein-Glücksburg[6].
Sans postérité, Anna Karoline prit sa petite-nièce Wilhelmine sous sa protection et souhaita pour elle une alliance prestigieuse avec Decazes, alors comte et pair de France[7].
Pour ce mariage, le roi de Danemark Frédéric VI conféra à Élie Decazes le titre de duc de Glücksbierg[5] et le fief danois de Glücksbierg le 14 juin 1818[5].
Liste des ducs Decazes et ducs de Glücksbierg
- Élie Decazes (1780–1860), comte Decazes (1816), puis 1er duc Decazes (1820) et 1er duc de Glücksbierg (1818), homme politique français.
- Louis-Charles-Élie-Amanieu Decazes (1819–1886), 2e duc Decazes et duc de Glücksbierg, fils du précédent, diplomate et homme politique français.
- Jean-Élie-Octave-Louis-Sévère-Amanieu Decazes (1864–1912), 3e duc Decazes et duc de Glücksbierg, fils du précédent, homme du monde et sportif de la Belle Époque.
- Louis Jean Victor Sévère Decazes (1889–1941), 4e duc Decazes et 4e duc de Glücksbierg, fils du précédent, éleveur de chevaux renommé à son époque.
- Élie Ludovic Henri Christian Decazes (1914–2011), 5e duc Decazes et 5e duc de Glücksbierg.
- Louis Frédéric René Marie Édouard Decazes (né en 1946), 6e duc Decazes et 6e duc de Glücksbierg.
- Élie Ludovic Henri Christian Decazes (1914–2011), 5e duc Decazes et 5e duc de Glücksbierg.
- Louis Jean Victor Sévère Decazes (1889–1941), 4e duc Decazes et 4e duc de Glücksbierg, fils du précédent, éleveur de chevaux renommé à son époque.
- Jean-Élie-Octave-Louis-Sévère-Amanieu Decazes (1864–1912), 3e duc Decazes et duc de Glücksbierg, fils du précédent, homme du monde et sportif de la Belle Époque.
- Louis-Charles-Élie-Amanieu Decazes (1819–1886), 2e duc Decazes et duc de Glücksbierg, fils du précédent, diplomate et homme politique français.
Armes
| Illustration | Armes |
|---|---|
| Armes du duc Decazes, pair de France (membre de la Chambre des pairs le 31 janvier 1818, lettres patentes du 30 avril 1822[8])
"D'argent à trois têtes de corbeau arrachées de sable". |
Galerie
Bibliographie
- André F. Borel d'Hauterive et Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, vol. 17, Champion, (lire en ligne)
- « Wilhelmine de Beaupoil de Saint-Aulaire », sur roglo.eu (consulté le )