Grumman E-2 Hawkeye
avion militaire
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le Grumman E-2 Hawkeye est un avion de surveillance aérienne et de commandement aéroporté ou AWACS[note 1] développé par le constructeur américain Grumman (absorbé dans Northrop Grumman depuis 1994) et initialement embarqué à bord des porte-avions de la marine américaine. Mis en service en 1964, il a depuis été exporté vers plusieurs pays.
| Grumman E-2 Hawkeye | ||
Deux Grumman E-2C Hawkeye du Carrier Airborne Early Warning Squadron 115 (VAW-115) volant au-dessus du mont Fuji au Japon en 2007. | ||
| Constructeur | ||
|---|---|---|
| Rôle | Avion de reconnaissance ou de surveillance | |
| Premier vol | ||
| Mise en service | ||
| Date de retrait | Toujours en service | |
| Coût unitaire | 232 millions de dollars[1] | |
| Équipage | ||
| 5 (2 pilotes, 3 officiers navigants) | ||
| Motorisation | ||
| Moteur | Allison T-56-A425 ou -A427 | |
| Nombre | 2 | |
| Type | turbopropulseur | |
| Puissance unitaire | 5 100 ch | |
| Dimensions | ||
| Envergure | 24,58 m | |
| Longueur | 17,56 m | |
| Hauteur | 5,58 m | |
| Surface alaire | 65 m2 | |
| Masses | ||
| À vide | 17 090 kg | |
| Maximale | 23 391 kg | |
| Performances | ||
| Vitesse maximale | 604 km/h | |
| Plafond | 9 390 m | |
| Vitesse ascensionnelle | 767 m/min | |
| Rayon d'action | 1 290 km | |
| modifier |
||

Histoire

Les améliorations constantes de la surveillance de l'espace aérien avec des radars ont conduit au milieu des années 1950 à développer des avions spécialement équipés pour cette tâche. Le précédent avion de ce type fut le Grumman E-1 Tracer, une variante de l'avion embarqué de lutte anti-sous-marine Grumman S-2 Tracker en service de 1954 à 1964.
Son successeur, le E-2 Hawkeye était non seulement le premier AWACS embarqué sur porte-avions mais également le premier avion spécialement construit pour cette fonction. Depuis qu'il a remplacé le E-1 en 1964, le E-2 est devenu « l'œil de la flotte. » Il reçut son baptême de feu durant la guerre du Viêt Nam et il a servi depuis sur tous les théâtres opérationnels où les États-Unis ont employé des porte-avions.
E-2A
En 1956, l'US Navy élabora un cahier des charges pour un avion de guet aérien (AEW) dont les données pourraient être intégrées au Système de données tactiques navales (Naval Tactical Data System) embarqué sur ses navires. Un modèle de Grumman fut sélectionné pour répondre à ce besoin en mars 1957. Initialement désigné W2F-1, puis rebaptisé E-2A Hawkeye, cet appareil fut le premier avion embarqué conçu dès le départ comme avion de guet aérien et de commandement et contrôle. Les ingénieurs de Grumman durent relever d'immenses défis, notamment l'exigence que l'avion puisse opérer depuis les anciens porte-avions de classe Essex modifiés. Ces navires, construits pendant la Seconde Guerre mondiale et plus petits que les porte-avions modernes, furent ultérieurement modifiés pour accueillir des avions à réaction. Par conséquent, diverses contraintes de hauteur, de masse et de longueur durent être prises en compte dans la conception de l'E-2A, ce qui engendra des caractéristiques de vol perfectibles. Cependant, l'E-2A n'opéra jamais depuis les porte-avions de classe Essex modifiés.
Le premier prototype, servant uniquement de banc d'essai aérodynamique, effectua son vol inaugural le 21 octobre 1960. Le premier appareil entièrement équipé suivit le 19 avril 1961 et entra en service dans l'US Navy sous la désignation E-2A en janvier 1964. En 1965, le projet avait accumulé tellement de problèmes de développement qu'il fut annulé après la construction de 59 appareils. Des difficultés, notamment, étaient rencontrées en raison d'un refroidissement insuffisant dans le compartiment avionique exigu. Les premiers ordinateurs et les systèmes avioniques complexes généraient une chaleur considérable et pouvaient tomber en panne en l'absence d'une ventilation adéquate. Ces problèmes persistent longtemps après la mise en service des appareils. À un moment donné, la fiabilité était si mauvaise que toute la flotte fut immobilisée.
E-2B
Après que des responsables de la Marine ont été contraints de s'expliquer devant le Congrès sur la signature de quatre contrats de production avant même la fin des essais avioniques, des mesures furent prises : Grumman et l'US Navy s'activèrent pour améliorer la conception. L'ordinateur à tambour rotatif, peu fiable, fut remplacé par un ordinateur numérique Litton L-304 et divers systèmes avioniques furent modernisés ; les appareils ainsi mis à niveau furent désignés E-2B. Au total, 49 des 59 E-2A furent modernisés aux standards E-2B. Ces appareils remplacèrent les E-1B Tracer au sein des différentes escadrilles de guet aérien de l'US Navy.
Bien que l'E-2B modernisé constituât une nette amélioration par rapport à l'E-2A, peu fiable, il ne s'agissait que d'une solution transitoire. L'US Navy savait que le potentiel de l'appareil était bien supérieur et qu'il n'avait pas encore atteint les objectifs de performance et de fiabilité fixés lors de la conception initiale de 1957. En avril 1968, un programme d'amélioration de la fiabilité fut lancé. De plus, les capacités de l'appareil commençant à se concrétiser, la demande augmenta considérablement ; 28 nouveaux E-2C furent commandés pour compléter les 49 E-2B qui seraient modernisés. Les améliorations apportées aux appareils neufs et modernisés portèrent principalement sur les performances du radar et des ordinateurs de bord.
E-2C Hawkeye
Deux appareils d'essai E-2A furent modifiés en prototypes E-2C, le premier effectuant son vol inaugural le 20 janvier 1971. Les essais s'avérant concluants, la production de l'E-2C fut lancée. Le premier appareil de série effectua son vol inaugural le 23 septembre 1972. La première série d'E-2C, connue sous le nom de Groupe 0, comprenait 55 appareils ; les premiers entrèrent en service en 1973 et furent déployés sur porte-avions dans les années 1980 et 1990.
Les Hawkeye ont conduit les chasseurs F-14 Tomcat qui ont effectué des missions de combat en 1986 et en 1989 lors de la crise avec la Libye. Plus récemment ils ont effectué des vols de surveillance lors des opérations de l'US Navy dans le golfe Persique, où ils ont surveillé aussi bien les opérations terrestres qu'aériennes. Les E-2 interviennent également de manière efficace dans les actions d'interception des vedettes ultra-rapides des contrebandiers de drogue.
Depuis leur mise en service, les E-2 ont subi plusieurs programmes de modernisation destinés à améliorer leur capacité. Le radar Hughes APS a connu de nombreuses versions. L'avant-dernière version E-2C est ainsi capable de suivre plus de 600 cibles simultanément. Il est équipé du Air Tactical Data System et une version E-2D, en cours d'essais depuis 2007, devait entrer en service en 2011. En elle reçoit sa validation IOC (initial operational capability en anglais) et devrait être déployée pour la première fois au printemps 2015 à bord de l'USS Theodore Roosevelt (CVN-71)[2].
Il existe un dérivé nommé C-2 Greyhound (lévrier) : un avion-cargo servant au ravitaillement des porte-avions en haute mer. C'est le seul avion-cargo embarqué sur porte-avions actuellement en service.
En 2006, l'US Navy chiffrait l'heure d'exploitation de l'E-2C à 18 000 dollars US (13 600 euros).
Le , les derniers E-2C de l'US Navy sont retirés du service[3].
E-2D Advanced Hawkeye
En 2003, Northrop Grumman remporte un contrat de 1,9 milliard de dollars pour le développement d'un nouveau système de détection et de commandement aéroporté de l'US Navy qui sera le E-2D Advanced Hawkeye[4].
Il est visuellement proche de l'E-2C, mais la cellule intègre plus de matériaux composites et son radar AN/APS 145 à balayage mécanique est remplacé par l'AN/APY-9 AESA de Lockheed Martin à balayage hybride mécanique et électronique, dont la portée et le nombre de pistes suivies a été nettement augmenté. L'E-2D conserve son radôme rotatif et donne la priorité à la détection des missiles de croisière. Le système ESM de « guerre électronique » est l'AN/ALQ-217 en remplacement du AN/ALR-73. Il reçoit à l'occasion une perche de ravitaillement en vol[5].
Le premier vol de l'E-2D eut lieu le .
Le , le département de la Défense des États-Unis a donné son feu vert dans un nouveau contrat de 432 millions de dollars à une présérie de l'évolution E-2D.
Deux cellules servent au développement et aux essais en 2009. Plus de 1 000 h de vols d'essais ont été accumulées en . En plus des deux autres cellules commandées pour 2010[6], un contrat pluriannuel est en négociation pour 75 appareils remplaçant les E-2C actuels.
Le constructeur déclare que sa mise en service est prévue en 2011 et se dit prêt à fournir un premier exemplaire à l'export en 2013.
Le , un E-2D a effectué les premiers appontage et catapultage sur le porte-avions USS Harry S. Truman (CVN-75)[7],[8];
En , le premier E-2 ravitaillable en vol est commandé pour 226,702 millions de dollars[9].
Ils sont construits dans une usine de Northrop Grumman située au nord de l'aéroport de Saint Augustine (Floride), et employant 800 personnes début 2010[10].
En la version reçoit sa validation IOC et devrait être déployée pour la première fois au printemps 2015 à bord de l'USS Theodore Roosevelt (CVN-71)[2].
En , les prémices des études sur le ravitaillement en vol commencent avec un essai réel en 2017[11]. En , cela a permis un vol d'une durée record de plus de 8 heures[12]. Le premier E-2D de série (numéro 169066) équipé d'une perche de ravitaillement en vol a rejoint le 120e Escadron d’alerte rapide (ACW) le . Il servira essentiellement à la formation des pilotes instructeurs. Tous les autres E-2D déjà livrés seront dotés ultérieurement de cet équipement[13].
Les neuf E-2D que reçoit le Japon à partir de sont utilisés depuis des bases à terre et ont des caractéristiques différentes des appareils embarqués. Pouvant transporter du carburant supplémentaire dans une «aile humide», ils ont une autonomie de 8 heures, contre 5 heures pour ceux embarqués[14].
Caractéristiques
Le E-2 présente une silhouette très caractéristique : la présence de l'important radôme du radar AN/APS-145 permet de l'identifier immédiatement. Ses grandes ailes droites (repliables) et ses deux énormes turbines Allison le distinguent des chasseurs à réaction sur le pont d'envol, pourtant le Hawkeye est un élément indispensable de la flotte embarquée : le E-2 est le premier appareil à quitter le pont d'envol et le dernier à rentrer lors des opérations aériennes. Il peut rester en l'air pendant un maximum de cinq heures car, dans ses versions anciennes (avant la E-2D) il ne peut pas être ravitaillé en vol.
L'équipage du Hawkeye est composé de cinq personnes : un pilote et un navigateur prennent place côte à côte dans le cockpit à l'avant, et trois opérateurs prennent place dans la tranche arrière. Ils sont installés perpendiculairement au sens de vol, chacun faisant face à un écran radar. Ces trois opérateurs, appelés 'TACAE' pour TACticiens d'Aéronautiques dans la Marine nationale sont :
- à l'avant, le RO ou Radar Officer, qui est responsable des moyens électroniques du bord ;
- au milieu, le CICO ou Combat Information Center Officer, il est le chef de la mission chargé de la gestion tactique du vol ;
- à l'arrière, le ACO ou Air Controler Officer, cet officier est le contrôleur de chasse en titre.
E-2 Hawkeye de la Marine nationale

La flottille 4F de la Marine nationale opère trois E-2C Hawkeye livrés en 1998, 1999 et 2004, dont deux sont embarqués sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Le troisième a été réceptionné au standard Hawkeye 2000, auquel ont été portés les deux autres en 2006 et 2007. Ce standard NP-2000 est caractérisé par l'incorporation d'un radar APS-145 dont la portée atteint 250 nautiques et permettant de suivre 2 000 pistes[15].
Les pilotes et équipages ont baptisé leur appareils :
- FR1 « Frère Unité », car cet avion est réputé infaillible, il n'a jamais trahi la confiance de son équipage ;
- FR2 « Arabesque », en référence à la jument du caporal Blutch, de la bande-dessinée Les Tuniques bleues, car il brille à l'entraînement, mais tombe irrémédiablement en panne à chaque fois qu'il est engagé en opération réelle.
- FR3 a pour nom « Pas de bol », en raison de ses pannes à répétition[16].
Plusieurs appontages et catapultages d'Hawkeye ont lieu de porte-avions américains, notamment le à partir de l'USS John C. Stennis en mer d'Arabie, le à partir de l'USS Enterprise au large de Cannes, le à partir de l'USS Harry S. Truman au large de Marseille[17].
En , la Defense Security Cooperation Agency (DSCA ou Agence américaine de coopération de défense et de sécurité) indiquait que la France avait effectué une demande dans le cadre du dispositif des Foreign Military Sales pour améliorer l'interopérabilité de ces appareils avec ceux de l’Otan[18]. Elle porte sur l'ajout des systèmes d’interrogation APX-122 IFF Mode 5/S, des transpondeurs APX 123 IFF 5/S dont la portée est supérieure à 300 nautiques[19] et des systèmes de mesure de soutien électronique ALQ-217. Le montant est estimé à environ 131 millions d’euros (180 millions de dollars).

L'apport principal de l'E-2C pour le groupe aéronaval français est le fait qu'il diffuse vers l'ensemble de la force la situation aérienne, grâce aux liaisons de données tactiques, en particulier la Liaison 16. Il permet ainsi aux autres plates-formes, et particulièrement aux avions de combat, d'avoir une meilleure perception de leur environnement.
La Loi de programmation militaire 2019-2025 a confirmé que les trois E-2C de la Marine nationale seront remplacés par trois E-2D Advanced Hawkeye qui seront commandés en 2020 et dont la livraison est prévue entre 2026 et 2028[20].
Début , un ancien E-2C de l'US Navy arrive à l'atelier industriel de l'aéronautique de Cuers-Pierrefeu pour servir de réserve de pièces détachées[21].
En 2021, la France commande trois E-2D Advanced Hawkeye (354 millions de dollars) afin de remplacer les E-2C jusque-là en service au sein de la Flottille 4F[22]. Ils seront livrés en 2027 et adaptés aux besoins français grâce à l'ajout d'un calculateur spécifique - garant de la souveraineté - développé par Eviden et intégré par l'Atelier Industriel de l’Aéronautique [AIA] de Cuers-Pierrefeu. La Direction générale de l’armement [DGA] les validera, avant de les remettre au Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale [CEPA/10S]. Leur admission au service devrait être prononcée en 2030[23].
Engagements
Afghanistan
Après un premier appontage sur le porte-avions Charles-de-Gaulle le , les FR2 et FR1 embarquent à nouveau du 11 au et vont être sollicités durant la guerre d'Afghanistan. À partir du , les deux Hawkeye effectuent durant sept mois 500 heures de vol au-dessus du théâtre afghan. Du au , dans le cadre de l'opération française Heraclès 2, les Hawkeye effectuent 94 heures de vol (19 sorties). Enfin, du 5 au , dans le cadre de l'opération française Heraclès Air Indien, 24 missions sont effectuées.
Antilles/Caraïbes
À la suite de l'indisponibilité du Charles-de-Gaulle, deux Hawkeye, déployés fin dans la zone Antilles/Caraïbes depuis la base américaine de Curaçao dans des missions de lutte contre le trafic de stupéfiants, rejoignent la Naval Air Station Chambers Field (Virginie)[24], à proximité de Norfolk pour l'exercice « Opération Brimstone » (Joint Task Force Exercise 08-4)[25].
Libye
De à ils opèrent avec les Rafale et les Super Étendard du GAN basés sur le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle lors de l'opération Harmattan.
Pays utilisateurs


États-Unis : United States Navy : En , il est prévu d’acquérir un total de 75 E-2D d'ici 2021[26].
(19 escadrilles - 7 dissoutes = 12 en activité) [Quand ?].
- VAW-77 « Night Wolfs »
- VAW-78 « Fighting Escargot » (dissous)
- VAW-88 « Cottonpickers » (dissous)
- VAW-110 « Firebirds » (dissous)
- VAW-111 « Graybirds » (dissous)
- VAW-112 « Golden Hawks »
- VAW-113 « Black Eagles »
- VAW-114 « Hormel Hawgs » (dissous)
- VAW-115 « Liberty Bells »
- VAW-116 « Sun Kings »
- VAW-117 « Wallbangers »
- VAW-120 « Greyhawks »
- VAW-121 « Bluetails »
- VAW-122 « Steeljaws » (dissous)
- VAW-123 « Screwtops »
- VAW-124 « Bear Aces »
- VAW-125 « Tigertails »
- VAW-126 « Seahawks »
- VAW-127 « Seabats » (dissous)
Égypte : Armée de l'air égyptienne : cinq appareils entrés en service en 1987, six en , sept en , huit en , les derniers venant de l'US Navy. Les six premiers ont été convertis au standard E-2C Hawkeye 2000 en 2007, les suivants sont également portés à ce standard[27];
France :
- Flottille 4F : trois E-2C standard NP 2000 (l'aviation navale est le seul utilisateur autre que l'US Navy à utiliser ses Hawkeye à bord d'un porte-avions) qui seront remplacés à l'horizon 2030 par trois E-2D;
- Atelier Industriel de l'Aéronautique de Cuers-Pierrefeu : un E-2C servant de stock de pièces détachées.
Israël : Israeli Air Force a utilisé quatre appareils jusqu'en 1994. Trois ont été revendus au Mexique en 2002 après modernisation, le dernier est exposé au musée des Forces aériennes israéliennes ;
Japon :
- Lorsque le pilote soviétique Viktor Belenko fit défection le avec son MiG-25 en atterrissant sur l'aéroport d'Hakodate après un vol de 990 km en basse altitude depuis la Sibérie sans être détecté, le Japon vit que sa surveillance avec des stations radars au sol était défaillante. Elle voulut alors s'équiper de Boeing E-3 Sentry mais la production de ceux-ci venant tout juste de démarrer et étant réservée à l'USAF, elle opta pour l'achat du Grumman E-2 Hawkeye commandé à 13 unités en quatre contrats entre 1979 et 1990[28]. Un premier lot de huit E-2C Group 0 fut livré entre 1982 et 1985 et un second de cinq machines au standard Group II fut livré en 1992 et 1993 au 601 Hikotai -Airborne Early Warning Group (AEWG)- à la base aérienne de Misawa[29] devenu le Hiko Keikai Kanshitai (Escadron de surveillance et d'alerte aérienne)[30]. Neuf de ces avions sont portés au standard Hawkeye 2000, le premier ayant volé sous cette configuration le [31]. En 2014, le E-2D est choisi pour les remplacer. Treize exemplaires sont prévus en date du , date de livraison du premier d'entre-eux[32]. Cinq autres sont envisagés en .
Mexique : trois appareils achetés d'occasion à Israël;
Singapour : quatre E-2C;
Taïwan : quatre E-2T livrés en 1995 et deux Hawkeye 2000 en 2006. Nommés E-2K, ils sont employés par le 2nd Early Warning Squadron. Un a fait un atterrissage d'urgence le et n'a pas été réparé[33].