École supérieure d'électronique de l'Ouest
Grande école d'ingénieurs française en électronique
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L'École supérieure d'électronique de l'Ouest (Groupe ESEO depuis 2006) est l'une des 204 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[3].
| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Association loi de 1901 non lucratif (AETS ESEO)[1] |
| Nom officiel |
ECOLE SUPERIEURE ELECTRONIQUE DE L OUEST |
| Fondateur |
Chanoine Jean Jeanneteau |
| Président |
Bruno Racault |
| Directeur |
Guillaume Feuvre |
| Devise |
Il faut travailler dans le présent comme si l'on revenait de l'avenir |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
1200[2] |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Campus |
Angers, Paris-Vélizy, Dijon |
| Ville |
L’école est organisée sous la forme d'une association à but non lucratif, reconnue d'utilité publique (labellisation EESPIG), spécialisée dans la formation d'Ingénieur (Bac+5) et des Bachelors (Bac+3) (anciennement École Supérieure d'Electronique de l'Ouest). Elle est située à Angers, Dijon et Paris-Vélizy.
Histoire
En 1956, le chanoine Jean Jeanneteau (1908-1992) forme l'ESEO à Angers, « école sœur » de l'Institut supérieur d'électronique de Paris (ISEP) et l'Institut supérieur de l'électronique et du numérique (ISEN) ; les trois écoles fondent la FESIC, avec recrutement commun des étudiants et partenariats pédagogiques.
Le nom officiel de l'école est depuis sa création « École supérieure d'électronique de l'Ouest », mais ce nom n'est plus décliné au sein de l'école depuis 2006 (seuls « ESEO » ou « Groupe ESEO » sont utilisés).
Les grandes étapes du développement de l'ESEO sont :
- 1956 : Création de l'École à Angers
- 1962 : 1re habilitation par la Commission des titres d'ingénieur (CTI)
- 1970 : Introduction de l'informatique à l'ESEO
- 1971 : Pôle de formation continue pour les entreprises
- 1974 : Membre de la Conférence des grandes écoles
- 1994 : Cursus ingénieur en formation continue et en apprentissage
- 2006 : Ouverture de l'ESEO à Paris
- 2008 : Ouverture de l'ESEO à Dijon
- : Inauguration officielle du nouveau campus ESEO Angers 2012.
- : L'ESEO diplôme son 5000e ingénieur
- : Labellisation EESPIG (établissements privés non lucratifs qui travaillent en partenariat avec l’État)
- : Ouverture du cursus Bachelor Solutions Numériques Connectées (bac +3)
- : Ouverture de la formation d'ingénieur généraliste par l'apprentissage, en partenariat avec la CCI de Maine-et-Loire (49).
- 2018 : ouverture d'un nouveau campus à Vélizy-Villacoublay.
L'école poursuit en 2020 le développement de ses activités à Dijon, où il est déjà possible de suivre les 2 premières années de la formation d'ingénieurs et où il est prévu de pouvoir suivre ultérieurement la totalité de la formation d'ingénieur[4].
Organisation
L'ESEO, qui forme environ 270 ingénieurs par an (200 en formation initiale et 70 par l'apprentissage en alternance avec les entreprises), est membre fondateur de la FESIC (Fédération d'écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres), membre de la Conférence des grandes écoles (CGE) et de l'association Ingénieurs et scientifiques de France (IESF). Son directeur actuel est Guillaume Feuvre. Le 3 février 2025, il succède à Sonia Wanner elle-même successeure de Frédéric Huglo, d'Olivier Paillet, de Jacky Charruault et de Victor Hamon.
L'ESEO dispose de trois sites : Angers, Dijon et Paris-Vélizy.
Depuis 2016, l'école a le statut d'EESPIG.
Formations délivrées
Deux types de formations sont proposées au sein du Groupe ESEO : Ingénieur (Bac +5) et Bachelor (bac +3). Le titre du diplôme d'ingénieur est « Ingénieur de l'École supérieure d'électronique de l'Ouest »
Formation ingénieur avec statut étudiant (Bac +5)
La formation ingénieur se déroule en cinq ans pour les élèves intégrant l'école après un baccalauréat général (avec spécialités scientifiques), STI2D ou STL.
La formation au cours des deux premières années intégrées soit en CPGE implantée à l'ESEO (adaptée des classes préparatoires scientifiques PCSI ou MPSI) soit en prépa Technologies et International[5], avec notamment des cours et travaux pratiques d'électronique et d'informatique (projets par équipes en général). Les 2 premières années peuvent être suivies à Angers, Vélizy et Dijon.
Les trois dernières années (E3, E4 et E5) correspondent au cycle ingénieur. Au moins trois stages en entreprise doivent être effectués au cours des cinq années (9 à 12 mois de stage, plus parrainage par au moins deux ingénieurs en poste).
Pour les étudiants intégrant l'école après un bac+2 (SPE, DUT, L2…), la formation d'ingénieur peut également se dérouler en trois ans.
Formation Ingénieur par apprentissage (Bac+5)
L'école d'ingénieur développe l'apprentissage pour le parcours d'ingénieur spécialisé depuis 25 ans avec l'ITII Pays de la Loire[6]. À partir de , l'école ouvre son cursus d'ingénieur généraliste à l'apprentissage en partenariat avec la CCI 49. Le cursus s'adresse aux étudiants de Bac+2 (BTS ou DUT) à fort contenu informatique et électronique souhaitant obtenir le diplôme d'ingénieur généraliste.
Formation Bachelor (Bac +3)
La formation Bachelor se déroule sur trois ans.
Le programme allie sciences, technologies, management de projets et ouverture. Ce cursus est élaboré avec les entreprises partenaires du Groupe ESEO. Les étudiants en Bachelor à l'ESEO ont la possibilité de poursuivre en Cycle Ingénieur à l'issue des trois années de formation.
À noter que le Bachelor Ingénierie Informatique et Électronique proposé par l’ESEO n’est pas reconnu et n’est pas inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (France Compétences).
Spécialisations et options
Les principaux domaines de spécialisation proposés aux étudiants sont : Logiciels & Données ; Cloud, Système & Sécurité ; Systèmes embarqués ; Electronique & Objets Connectés ; Data Sciences Multimédia et Télécom ; Biomédical ; Énergie et Environnement ; Ingénierie d'affaires ; Smart city.
Doubles diplômes et liens avec les universités étrangères
L'ESEO propose quatre doubles-diplômes d'ingénieur-manager en partenariat avec les écoles suivantes : ESSCA (Angers), AUDENCIA (Nantes), ITT Chicago (États-Unis) et CITY U HONG-Kong (Chine).
Elle propose huit bi-diplômes recherche innovation en partenariat avec les universités suivantes : Université d'Angers, de Rennes, de Nantes, de Paris VI, de Sherbrooke (Canada) et l'UTC de Compiègne.
Elle propose aussi plus de 41 formations doubles diplômes dans diverses disciplines avec des universités étrangères, notamment :
- Université municipale de Hong Kong (Hong-Kong, Chine)
- Université de Belgrano (Belgrano, Argentine)
- Institut de technologie de l'Illinois (Chicago, États-Unis)
- Université de Wollongong (Wollongong, Australie)
- Université de Sherbrooke (Sherbrooke, Canada)
- Université de Plymouth (Plymouth, Angleterre)
- UNLV (Las Vegas, États-Unis)
- Université de ULM (Ulm, Allemagne)
- et aussi au Brésil, en Inde…
Tous les étudiants partent à l'étranger au cours de leur formation à l'ESEO pour une durée de plus de trois mois obligatoires : en stage, en études courtes (programmes du cycle international intégré, Summer programs, parcours franco-chinois), ou en études longues (plus de 40 doubles diplômes internationaux reconnus sont proposés dans de nombreux pays).
Le diplôme d'ingénieur délivré par l'ESEO est reconnu à l'international par le label Européen d'excellence Eur-Ace. Le diplôme d'ingénieur ESEO donne le grade de Master européen.
La recherche à l'ESEO
Quatre groupes de recherche sont organisés autour des compétences et des spécialisations des enseignants-chercheurs de l'école :
- RF-EMC : radiofréquence, antenne et RFID ;
- GSII : contrôle non destructif, instrumentation biomédicale et capteurs optiques pour la mesure mécanique ;
- AGE : Automatique et Génie électrique
- ÉRIS : Recherche en Informatique et Systèmes
Association des anciens élèves ESEO Alumni
L'ESEO Alumni, anciennement Association des anciens élèves de l'ESEO (AESEO), a été créée en . Elle est indépendante de l’école, financièrement ainsi que dans sa structure de gouvernance, le conseil d'administration de l’ESEO Alumni. Elle est membre de l’IESF (Ingénieurs et scientifiques de France).
Anciens élèves notables
L’ESEO compte environ 8 000 diplômés exerçant dans les domaines de l’ingénierie, de l’industrie, de la recherche scientifique et de l’entrepreneuriat.
Parmi eux figurent notamment :
- Jean-Pascal Tricoire : président-directeur général de Schneider Electric. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 2007[7] et a été classé 9e patron du CAC 40 le plus performant par le magazine Challenges en 2013[8].
- Michel Leduc : inventeur du premier micro-ordinateur grand public français, le Thomson TO7, dont des milliers d'écoles françaises ont été équipées dans les années 1980 via le plan informatique pour tous. Michel Leduc est notamment à l'origine du crayon optique[9],[10].
- François Bondu : ingénieur et chercheur ayant participé à la conception de systèmes laser ultra-stables utilisés dans les dispositifs de détection des ondes gravitationnelles, ces minuscules déformations de l’espace-temps causées par des phénomènes astrophysiques tels que la fusion d’étoiles à neutrons. La première observation directe de ces ondes, rendue possible par les détecteurs tels que Virgo et LIGO, a été récompensée par le Prix Nobel de physique en 2017[11],[12],[13].
- Michel Ugon : inventeur de la carte à puce à microprocesseur (utilisée dans les cartes bancaires, carte SIM, passeports biométriques), décoré de l'Ordre national du Mérite en 1986[14],[15],[16].
- Gérard Rilly : ingénieur et physicien français, connu pour avoir participé au développement de la plaque à induction, technologie de cuisson exploitant le principe d’induction électromagnétique pour chauffer directement le récipient posé sur la table de cuisson. Au sein du groupe Thomson, il a contribué à la mise au point des premières tables à induction destinées au grand public, commercialisées à la fin des années 1980 et au début des années 1990, marquant une évolution majeure dans l’électroménager et les technologies de cuisson électriques.[17],[18].
- Michel Suignard : ingénieur en informatique et spécialiste des standards d’encodage de caractères. Il a travaillé plus de vingt-cinq ans chez Microsoft, contribuant notamment au développement du standard Unicode. Il a été secrétaire du Unicode Consortium de 2007 à 2020 et en est « Unicode Fellow ». Il est éditeur de la norme internationale ISO/IEC 10646[19],[20].
- Nicolas Verdier : responsable des performances du sismomètre SEIS, envoyé sur Mars en 2018 via le projet InSight de la NASA, permettant le premier enregistrement de vents martiens et de « Marsquakes ». Ingénieur au CNES[21],[22].
- Jean-Luc Issler : il a contribué à l'invention de nouveaux signaux utilisés par Galileo, le système européen de navigation par satellite. Ces signaux ont contribué à assurer la souveraineté européenne en navigation par satellites, avec un impact économique estimé à plus de 90 milliards d'euros selon une étude évoquée par Le Monde. Jean-Luc Issler a remporté le Prix EADS Sciences et Ingénierie de l'Académie des Sciences, le Prix de l'Astronautique de l'Association aéronautique et astronautique de France. Son portrait a été projeté sur le Panthéon, et il a fait une présentation à la Maison-Blanche[23],[24],[25].
- Constance Nicaise : directrice générale de la Manufacture Perrin, entreprise du secteur textile[26].
- Jacques Husser : président de Medicalps, cluster des technologies de santé de l’arc alpin, et co-fondateur de Remedee Labs, entreprise de technologie médicale développant des dispositifs médicaux de neuromodulation destinés notamment au traitement de la fibromyalgie et de l’arthrose[27],[28].
- Jean-Luc Triouleyre : CEO & co-fondateur de IC'Alps, société spécialisée dans la conception de circuits intégrés et de semi-conducteurs.[29]
- Noël Malvache : ingénieur, universitaire. Fondateur du Laboratoire d'automatique industrielle et humaine de l’Université de Valenciennes[30],[31].
- Bruno Racault : président d'ALL Circuits, fabricant français de cartes électroniques[32].
- Matthieu Guesné : fondateur et dirigeant de Lhyfe, entreprise spécialisée dans la production d’hydrogène vert, destiné aux secteurs des transports et de l’industrie[33],[34],[35].
- Anne-Laure Le Damany : elle exerce des fonctions de direction dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information, notamment comme Deputy CISO (responsable adjointe de la cybersécurité) au sein d’un grand groupe du CAC 40[36],[37].
- Médaille de l’ESEO
- Recto
- Verso


