Écouis
commune française du département de l'Eure
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Écouis est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.
| Écouis | |
L'hôtel de ville. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Les Andelys |
| Intercommunalité | Seine Normandie Agglomération |
| Maire Mandat |
Patrick Loseille 2020-2026 |
| Code postal | 27440 |
| Code commune | 27214 |
| Démographie | |
| Gentilé | Escovien |
| Population municipale |
863 hab. (2023 |
| Densité | 66 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 18′ 41″ nord, 1° 25′ 55″ est |
| Altitude | Min. 76 m Max. 156 m |
| Superficie | 13,07 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Andelys |
| Législatives | Cinquième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | ecouis.fr |
| modifier |
|
Ses habitants sont appelés les Escoviens.
Géographiquement et historiquement Écouis est un village du Vexin normand.
Géographie
Localisation
Située sur la route reliant Paris à Rouen, c'est une petite localité d'environ 800 habitants. Elle comprend les hameaux de Mussegros, Villerest et Brémule.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le fossé 01 de la commune de Ecouis, le fossé 02 de la commune de Ecouis[3], le fossé 04 de la commune de Ecouis[4] et le fossé 05 de la commune de Ecouis[5],[6],[Carte 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la mare aux Sangsues (0 ha)[Carte 1],[7].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 761 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Muids à 14 km à vol d'oiseau[14], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 609,1 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,3 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Écouis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,9 %), forêts (13,6 %), zones urbanisées (5,6 %), prairies (1,9 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le village est attesté sous les formes Scodeis XIe siècle, Escoies XIIIe siècle[20], Escoyæ en 1305 (Trésor des Chartes), Escoyes et Escoyæ en 1308 (charte de Philippe le Bel), Écouyes en 1357 (Trésor des Chartes), Escouyes en 1470, Escouis en 1709 (dénombrement du royaume), Écouy en 1722 (Piganiol de la Force et Masseville), Écouy en 1759 (Déclaration royale)[21].
François de Beaurepaire suggère une forme en -iacas, suffixe à l'accusatif pluriel, issu de -acum et qui explique les terminaisons en -ies de Picardie, de Belgique et dont il existe quelques applications en Normandie (cf. Guiseniers, Dardez, également dans l'Eure). Il marque la propriété et est généralement précédé d'un anthroponyme
Par contre, il doute de l'existence du nom de personne Scotus qui pourrait expliquer le premier élément. Ce même anthroponyme est reconnu par Albert Dauzat et Charles Rostaing dans le nom de lieu Écouen (Escuem XIIe siècle)[22].
Conjecturellement, on peut interpréter le premier élément par l'appellatif germanique skauti « hauteur, pente » ou *skot « bosquet »[23], que l'on retrouverait dans Écos (Escoz v. 1034, Scoht 1060)[24].
Comme c'est souvent le cas, le gentilé ne tient pas compte des formes anciennes qui impliqueraient les Escotiens.
Histoire
Ritumagos, station sur la voie romaine allant de Graville à Troyes, citée dans l'itinéraire d'Antonin et la table de Peutinger.
En 1141, Alfred, seigneur de Gamaches, donne l'église Saint-Aubin à l'abbaye du Bec. En 1307, le roi Philippe le Bel offrit la seigneurie d'Écouis à Enguerrand de Marigny. Celui-ci habitait au manoir du Fay, aujourd'hui détruit. Il a fondé un hospice et une collégiale de douze chanoines qui ont perduré jusqu'à la Révolution[25].
En 1800, Écouis perd sa courte qualité de chef-lieu de canton. En 1843, elle absorbe la commune de Villerest.
Le , lors de la Guerre franco-allemande de 1870, eut lieu le combat d'Écouis qui oppose les Prussiens au 3e hussards[26],[27],[28].
Au XIXe siècle, la commune comprend « 9 débits de boissons, 2 hôtels restaurants, 3 épiceries, 2 garagistes, charron, bourrelier, cordonnier, grainetier, quincaillerie, 2 couvreurs, 3 maçons, menuisiers et même un photographe »[29]. La commune construit la mairie actuelle en 1903, pour une somme de 40 000 francs, grâce au legs de madame Gloria.
En , un commando allemand chargé de faire sauter le pont d'Oissel, traversa le village, à bord de véhicules à moteur.
Le 6 juin 1945, 426 enfants rescapés du camp de Buchenwald sont accueillis dans une maison de l'OSE (Œuvre de Secours aux Enfants) à Écouis.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].
En 2023, la commune comptait 863 habitants[Note 4], en évolution de +5,76 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Écouis possède une collégiale de dimensions imposantes fondée par Enguerrand de Marigny. L'intérieur de l'édifice renferme plusieurs statues remarquables.
- Église Saint-Martin (vestiges)[34].
- Église Saint-Aubin[35], détruite.
- Château[36], siège d'un institut médico-éducatif.
- Château de Mussegros[37]
Le château, avec parc et communs[38], est au début du XVIIe siècle, la possession d'Albert de Gondi, duc de Retz et général des galères. Il est reconstruit à partir de 1661 par un parlementaire rouennais, Charles Pavyot. Au XVIIIe siècle, Nicolas de Frémont d'Auteuil le remanie[39].
Personnalités liées à la commune
- Enguerrand de Marigny (vers 1260-1315), chambellan et ministre du roi Philippe IV le Bel, il fit construire la collégiale d'Écouis.
- Vincent de Paul (1581-1660), chanoine à Écouis.
- Alexandre Ambroise Pantin (1735-1824), propriétaire cultivateur, homme politique né à Écouis, député de l'Eure de 1791 à 1792.
- Antoine Marie François Hallé d'Amfreville (1742-1794), prêtre, chanoine à Écouis, n'ayant pas prêté serment, exécuté à Évreux le .
- Marie-Félicité Le Maître (1756-1802).
- Onésime Cresté (1853-1905), supérieur de l'institution diocésaine, musicien.
- Elie Wiesel (1928-2016), recueilli au préventorium d'Écouis.
Héraldique
| Blason | D'azur à deux fasces d'argent. |
|
|---|---|---|
| Détails | Armes de Le Portier de Marigny, famille d'Enguerrand de Marigny, relevées par la commune au XIXe siècle. |
Voir aussi
Bibliographie
- Dominique Missika, Anaïs Depommier, Alessandra Alexakis, Les Enfants de Buchenwald, Paris, Éditions Steinkis, 2025
- Louis Régnier, L'église Notre-Dame d'Écouis, autrefois collégiale : l'édifice, le mobilier, la statuaire, les tombeaux, le trésor, la chapelle du Plessis, le château et les statues de Mainneville..., Paris : Edouard Champion, 1913. L'église Notre-Dame d'Écouis, autrefois collégiale à la BNF
- Adolphe-André Porée, Les statues de l'ancienne collégiale d'Écouis (Eure), Paris : Imprimerie de Plon-Nourrit, 1902. Les statues de l'ancienne collégiale d'Écouis à la BNF
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Écouis sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

