Elektro-1

Satellite météorologique géostationnaire russe (1994-2000) From Wikipedia, the free encyclopedia

Elektro-1 ou GOMS-1 (Geostationary Operational Meteorological Satellite) est le premier satellite météorologique circulant en orbite géostationnaire développé par l'Union soviétique/ Russie. Lancé en 1994 après une gestation et un développement ayant débuté dans les années 1970, il est positionné au niveau de la longitude 76,5°. Le satellite n'a jamais fonctionné de manière satisfaisante en orbite et sa mission s'est achevée en . Il sera remplacé plus de 10 ans plus tard par un satellite de la série Elektro-L.

Faits en bref Organisation, Constructeur ...
Description de l'image Model of Electro-L Meteo-satellite, Paris Air Show 2011.jpg.
Données générales
Organisation Drapeau de la Russie Roscosmos ROSHYDROMET
Constructeur Drapeau de la Russie VNIIEM
Domaine Météorologie, Climatologie
Type de mission Orbiteur
Statut Mission achevée
Autres noms GOMS-1
Lancement depuis Baïkonour
Lanceur Proton-K
Fin de mission
Durée de vie 3 ans (théorique)
Identifiant COSPAR 1994-069A
Caractéristiques techniques
Masse au lancement 2 580 kg
Contrôle d'attitude Stabilisé sur trois axes
Source d'énergie Panneaux solaires
Puissance électrique 1 500 W
Principaux instruments
STR Radiomètre vis/infrarouge
RMS Mesure du rayonnement
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Historique

Alors que les États-Unis, l'éternel rival de l'Union soviétique notamment dans le domaine spatial, dispose dès 1966 de satellites météorologiques en orbite géostationnaire, les soviétiques ne mettent au point que très tardivement ce type d'engin spatial (mais l'orbite géostationnaire n'est pas idéale pour l'observation des latitudes élevées où se concentre la majorité de la population soviétique.) alors que le pays dispose de satellites météorologiques à défilement. En 1975, l'Union soviétique annonce qu'elle participera au programme World Weather Watch (programme mondial de recueil de données météorologiques et d'échanges de celles-ci) à compter de 1979-1980 et qu'elle prévoit de contribuer en plaçant en orbite le satellite météorologique géostationnaire GOMS (Geostationary Operational Meteorological Satellite). Celui-ci doit occuper la quatrième position en longitude prévue pour assurer une couverture complète du globe (les trois autres sont occupées par deux satellites américains et un satellite européen Météosat[1],[2].

Le développement du premier satellite météorologique russe placé en orbite géostationnaire débute dans les années 1970 à l'initiative du VPK (Commission militaro-industrielle) avec l'appui de ROSGIDROMET et d'autres instituions soviétiques. Le satellite GOMS devait être opérationnel en 1979 mais différents problèmes rencontrés dans la mise au point des logiciels et la réalisation de la charge utile repoussent ce calendrier. Après l'éclatement de l'Union soviétique l'agence spatiale russe Roscosmos reprend le projet. La station terrienne chargée de collecter les données transmises par le satellite et construite à Tachkent en 1991 se retrouve à la suite de ce bouleversement politique hors du territoire de la Russie. Une nouvelle station est construite près de Moscou. NPO Planeta, une agence rattachée à ROSGIDROMET doit être l'opérateur tandis que l'entreprise VNII Elektromekhaniki est chargé de concevoir le satellite. Deux exemplaires devaient être placés en orbite mais la crise économique qui suit l'éclatement de l'Union soviétique limite la série à un unique satellite. Celui-ci est placé en orbite le par une fusée ProtonK/DM-2 tirée depuis le cosmodrome de Baïkonour soit 15 ans après la date prévue. Il est positionné au niveau de la longitude 76,4° Est. Le satellite rencontre des problèmes avec son système de contrôle d'attitude qui sont corrigés le . Toutefois le scanner, instrument principal, ne sera jamais opérationnel. Après des discussions entre le gouvernement russe et EUMETSAT, le satellite Meteosat-5 est repositionné au niveau de la longitude 63° Est pour reprendre le rôle du satellite russe afin d'assurer la couverture complète du globe dans le cadre du CGMS. Le satellite GOMS est retiré du service en [3],[1].

Remplacement

En 2001, le gouvernement russe confie à Lavotchkine, le principal constructeur russe de satellites scientifiques, le développement du successeur du Elekto-1, l'Elektro-L. Le premier exemplaire de cette série sera lancé en 2011[4].

Caractéristiques techniques

Le satellite Elektro-1 a une masse totale de 2 580 kg dont 900 kg pour la charge utile. Il est haut de 6 mètres pour un diamètre de 1,4 mètres. Il utilise une plateforme stabilisée trois axes. Sa précision de pointage est inférieure à 2,5 minutes d'arc. Les panneaux solaires formant deux ailes orientables fournissent 1,5 kW et dont l'envergure atteint 12 mètres. Le satellite est conçu pour une durée de vie de trois ans. Le satellite transmet ses données 48 fois par jour à des stations situées à Moscou, Khabarovsk et d'autres sites[3].

La charge utile est constituée par deux instruments[3] :

  • STR (Scanning Television Radiometer) est l'instrument principal. Il s'agit d'un radiomètre à deux canaux : un canal en lumière visible (0,46 - 0,7 µm) caractérisé par une résolution spatiale de 1,25 kilomètre et un en infrarouge thermique (10,5-12,5 µm) caractérisé par une résolution spatiale de 6,25 kilomètres.
  • RMS (Radiation Measurement System) est un instrument mesurant la densité des électrons dont l'énergie est comprise entre 0,04 et 1,7 MeV et des protons dont l'énergie est comprise entre 0,5 et 90 MeV, l'intensité du rayonnement cosmique (énergie > 800 MeV), l'intensité du rayonnement X solaire de 3 à 8 keV, la densité des particules alpha de 5 à 10 MeV, l'intensité du rayonnement ultraviolet dans quatre bandes spectrales et les composants vectoriels du champ magnétique terrestre. L'instrument doit permettre de suivre et prévoir l'activité solaire, analyser le rayonnement et le champ magnétique, diagnostiquer et surveiller la magnétosphère, l'ionosphère et l'atmosphère supérieure.

Notes et références

Voir aussi

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