Ellen Ringier
éditrice suisse
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Biographie
Naissance, origine et études
Ellen Renée Ringier naît le à Lucerne sous le nom d'Ellen Renée Lüthy[1]. Elle grandit avec deux sœurs dans une famille aisée[1]. Sa mère, une fille de banquier juive, a dû fuir Vienne pour Londres à l'âge de 13 ans pour échapper aux nazis[1]. Son père, catholique, est un grossiste en fourrures de Lucerne[1] et collectionneur d’art[2]. Ses deux parents sont des libéraux classiques aux principes moraux stricts[1]. Ellen Ringier étudie le droit à l'université de Zurich, obtient son doctorat en 1980 et travaille d'abord comme auditrice au tribunal de district[1].
Carrière et philanthropie
Elle occupe différentes fonctions au sein de tribunaux, de cabinets d'avocats et des plus grands groupes d'assurance responsabilité civile en Allemagne[2].
Ses activités philanthropiques s'étendent à de nombreux domaines[3]. Dans le domaine culturel, elle est présidente du musée de l'art concret et constructif et membre du conseil d'administration du théâtre de Zurich[3]. Elle fonde également l'initiative "Rock gegen Hass" (Rock contre la haine) et lutte contre l'antisémitisme et l'intolérance[3]. Ellen Ringier s'engage fortement en faveur de l'éducation, des familles et de la culture[4]. En 2001 elle fonde la Fondation Elternsein[2],[5] et est éditrice du magazine parental Fritz+Fränzi[6],[7]. Elle s'engage dans le conseil de fondation de Pro Juventute et dans la fondation Humanitas, qui s'engage pour l'intégration des personnes handicapées[8]. Elle siège au conseil consultatif des femmes de l'UBS[8].
Dans toutes les activités qu'elle a menées tout au long de sa vie, elle a été guidée par une devise qui lui venait de son grand-père : « Toute la vie consiste à donner une chance aux autres »[9].
Prises de position
À 69 ans, lorsqu'il lui est posé la question « Est-il politiquement correct d'être en faveur des quotas ? », elle répond : « Les femmes devraient être élues pour leurs compétences et non pour leur sexe. Le politiquement correct est horrible. Il tue la spontanéité, l'émotion. Il y a quelque chose de très beau dans la tension entre les sexes, après tout »[10].
Mariage et enfants
En 1976 elle épouse Michael Ringier[11], le patron du groupe de presse qui porte son nom[6]. Avec lui elle a deux filles[11].
Prix
Le prix Haviva Reik lui est décerné en mars 2000[12].
Ellen Ringier reçoit de la Haute école pédagogique de Zurich et de la Fondation Pestalozzianum le prix de la formation 2014 pour son engagement « à la jonction entre l'école et la maison des parents », comme l'explique notamment le jury pour justifier sa décision[13],[14].
Maladie et mort
En été 2024, on lui diagnostique un cancer du pancréas[15]. Ellen Ringier meurt le à Zurich[16], des suites d'une grave maladie, a annoncé Blick[15]. Elle laisse dans le deuil son mari de 75 ans, deux filles dans la trentaine et des petits-enfants[15].