Elma Saiz

femme politique espagnole du Parti socialiste, ministre de l'Inclusion, conseillère à l'Économie de Navarre From Wikipedia, the free encyclopedia

Elma Saiz Delgado, née le à Pampelune, est une femme politique espagnole, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Elle est ministre de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations depuis 2023 et porte-parole du gouvernement depuis .

Président du gouvernementPedro Sánchez
GouvernementSánchez III
PrédécesseurPilar Alegría
Président du gouvernementPedro Sánchez
Faits en bref Fonctions, Porte-parole du gouvernement espagnol ...
Elma Saiz
Illustration.
Elma Saiz, en 2023.
Fonctions
Porte-parole du gouvernement espagnol
En fonction depuis le
(3 mois et 2 jours)
Président du gouvernement Pedro Sánchez
Gouvernement Sánchez III
Prédécesseur Pilar Alegría
Ministre espagnole de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations
En fonction depuis le
(2 ans, 4 mois et 3 jours)
Président du gouvernement Pedro Sánchez
Gouvernement Sánchez III
Prédécesseur José Luis Escrivá
Conseillère à l'Économie et aux Finances du gouvernement de Navarre

(3 ans, 8 mois et 21 jours)
Président María Chivite
Gouvernement Chivite I
Prédécesseur Manu Ayerdi (Économie)
Mikel Aranburu (Finances)
Successeur Juan Cruz Cigudosa (intérim)
José Luis Arasti
Déléguée du gouvernement dans la communauté forale de Navarre

(3 ans, 8 mois et 5 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Ministre Elena Salgado
Manuel Chaves
Prédécesseur Vicente Ripa
Successeur Carmen Alba Orduna
Députée au Parlement de Navarre

(2 ans, 4 mois et 16 jours)
Élection
Circonscription Navarre
Législature VIe
Groupe politique Socialiste
Prédécesseur José Luis Castejón (es)
Biographie
Nom de naissance Elma Saiz Delgado
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Pampelune (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PSOE
Diplômée de Université de Navarre
Profession Conseillère fiscale
Enseignante

Image illustrative de l’article Elma Saiz
Ministres de l'Inclusion d'Espagne
Fermer

Elle est nommée en déléguée du gouvernement en Navarre, après avoir siégé deux ans au Parlement régional puis échoué à se faire élire au conseil municipal de Pampelune. Elle est relevée de ses fonctions en , à la suite d'une alternance.

Elle revient en politique en , d'abord comme conseillère municipale de Pampelune, puis en tant que conseillère à l'Économie et aux Finances du gouvernement de Navarre de la socialiste María Chivite. Elle en est promue porte-parole en . Elle se présente en à la mairie de la capitale régionale mais termine troisième.

Six mois plus tard, elle est nommée ministre de l'Inclusion du gouvernement Sánchez III, constituant l'une des surprises de ce nouvel exécutif et renforçant le poids du PSOE de Navarre. Elle en devient porte-parole deux ans plus tard.

Vie privée

Elma Sáiz Delgado naît le à Pampelune. Elle est mariée et mère de deux enfants[1].

Études et carrière

Elma Saiz est titulaire d'une licence en droit et d'un master en conseil fiscal de l'université de Navarre. Elle commence à travailler en comme associée-gérante d'IMEL, Consultoría Jurídico Tributaria, un cabinet d'expertise-conseil fiscal et de conseil juridique[2].

Parallèlement, elle est chargée d'enseignement des masters de droit des entreprises, de conseil fiscal, de la licence de droit et de l'école de pratique juridique de l'université de Navarre. Elle a également enseigné pour le master de conseil fiscal, social et comptable de l'université publique de Navarre[2].

Vie politique

Débuts

À l'occasion des élections autonomiques du 25 mai 2003, le Parti socialiste de Navarre-PSOE (PSN-PSOE) intègre Elma Saiz sur sa liste de candidats au Parlement de Navarre, en 12e position, en tant qu'indépendante. Elle n'est pas élue immédiatement et rejoint le Parlement en , à la faveur d'une démission[1].

Elle adhère au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) en [3]. Avec plusieurs camarades, elle fonde en l'association « Ahora Ellas » (en français : « Maintenant, c'est elles »), qui promeut une plus grande féminisation des postes à responsabilité[4]. Pour les élections municipales du 27 mai 2007, elle est investie à la 6e place de la liste à Pampelune, mais les faibles résultats des socialistes ne lui permettent pas d'obtenir un siège[1].

Déléguée du gouvernement

Elma Saiz est nommée déléguée du gouvernement espagnol en Navarre en 2008.

Le , Elma Saiz est nommée par le Conseil des ministres du gouvernement Zapatero II déléguée du gouvernement espagnol en Navarre, deux jours après avoir rencontré la ministre des Administrations publiques, Elena Salgado, à Madrid[5]. Elle est assermentée six jours plus tard, au siège du ministère des Administrations publiques, en présence de la première vice-présidente María Teresa Fernández de la Vega, du ministre de l'Intérieur Alfredo Pérez Rubalcaba et d'Elena Salgado, succédant ainsi à Vicente Ripa (es)[6].

En raison d'une alternance au niveau national, elle est remplacée au début du mois de par Carmen Alba, du Parti populaire (PP), à la délégation du gouvernement. Elle est cependant choisie par la conseillère à la Politique sociale du gouvernement de Navarre Elena Torres comme nouvelle directrice de l'Institut navarrais pour l'Égalité et la Famille (INAFI)[7]. Elle est relevée de cette fonction sept mois plus tard[8], à la suite du départ du PSN-PSOE du gouvernement régional.

Conseillère du gouvernement de Navarre

Ayant intégré en la commission exécutive du Parti socialiste de Navarre-PSOE sous l'autorité de la secrétaire générale María Chivite avec des compétences relatives à la politique économique[9], Elma Saiz est investie en en 2e position sur la liste de Maite Esporrín (es) pour les élections municipales du 26 mai suivant à Pampelune[10].

María Chivite ayant remporté le suivant l'investiture du Parlement, elle forme un gouvernement de 13 conseillers dans lequelle Elma Saiz est nommée conseillère à l'Économie et aux Finances[11]. Avec le reste de ses collègues, elle prête serment et entre en fonction le [12]. Elle multiplie les désaccords avec Geroa Bai, partenaire de coalition du PSN-PSOE, affichant un profil « dur » apprécié au sein du Parti socialiste[13].

Reconduite en au sein de la commission exécutive du PSOE navarrais[14], elle est promue porte-parole du gouvernement le , en remplacement du premier vice-président Javier Remírez[15].

Candidate à la mairie de Pampelune

Comme pressenti[16], Elma Saiz est désignée le tête de liste du Parti socialiste ouvrier espagnol aux élections municipales du 28 mai 2023 à Pampelune, avec l'objectif d'améliorer le résultat du parti afin de renforcer son assise au niveau régional[17]. Lors de la présentation de sa liste le , elle dévoile que la dernière place, symbolique, revient à l'ancien maire socialiste Julián Balduz (es)[18]. Elle démissionne le du gouvernement navarrais afin de se concentrer sur sa campagne électorale[19]. Ses responsabilités sont alors réparties : le conseiller à l'Enseignement supérieur Juan Cruz Cigudosa (es) assume provisoirement la direction du département de l'Économie et des Finances tandis que le porte-parolat retourne à Javier Remírez (es)[20].

Le jour du scrutin, sa liste remporte 15,7 % des voix, terminant troisième avec cinq conseillers municipaux sur 27, soit le même nombre qu'en 2019. Dans la mesure où les blocs de droite et de la gauche abertzale et alternative remportent 11 sièges chacun, les élus socialistes se révèlent déterminants pour la désignation du maire et la stabilité du futur exécutif[21]. Elle confirme, deux jours après le scrutin, son refus de voter en faveur de la candidate de l'Union du peuple navarrais (UPN) Cristina Ibarrola (es) et du candidat d'Euskal Herria Bildu (EH Bildu) Joseba Asiron et qu'elle cherchera un accord avec Geroa Bai (GBai) et Contigo-Zurekin afin d'accéder elle-même à la mairie avec l'appui d'EH Bildu[22], une position aussi rejetée par la gauche souverainiste[23].

Ayant échoué dans sa tentative de faire élire maire le candidat de GBai Koldo Martínez, Elma Saiz confirme le refus de sa liste de soutenir Bildu lors de la séance d'installation du conseil municipal le . Cristina Ibarrola est ainsi investie maire de la capitale régionale en sa qualité de tête de la liste arrivée en tête, tandis que Bildu reçoit le soutien de GBai et Contigo-Zurekin et que les cinq édiles socialistes votent blanc[24].

Ministre de l'Inclusion

Entrée au gouvernement

Elma Saiz est nommée ministre de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations en .

Le , Pedro Sánchez dévoile la composition de son troisième gouvernement. Elma Saiz fait partie des neuf nouveaux entrants, en tant que ministre de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations. Elle succède à José Luis Escrivá, désigné ministre de la Transformation numérique[25].

Sa nomination, qui constitue l'une des surprises de ce nouvel exécutif, fait d'elle la quatrième ministre issue de la Navarre depuis la Transition démocratique. Elle a été fortement défendue par María Chivite et le secrétaire à l'Organisation du PSOE Santos Cerdán et renforce le poids du Parti socialiste de Navarre-PSOE au sein du PSOE[26]. Son départ du conseil municipal de Pampelune est analysé comme facilitant le dépôt d'une motion de censure contre la maire au profit du candidat de Bildu, puisque c'était elle qui répétait sans cesse l'engagement de ne pas conclure d'accord avec la droite régionaliste ou la gauche abertzale[27]. La motion est effectivement déposée, avec le soutien du PSOE, le [28].

Avec ses 21 collègues, elle prête serment et entre en fonction le , au palais de la Zarzuela, devant le roi Felipe VI[29]. Elle engage ensuite un renouvellement partiel des équipes et de la structure de son prédécesseur, en désignant notamment l'ancienne députée et actuelle secrétaire d'État à la Coopération internationale Pilar Cancela au poste de secrétaire d'État aux Migrations[30].

Elle intègre en la commission exécutive fédérale (CEF) du PSOE, dans un mouvement plus large de rapprochement entre le gouvernement et la direction du parti, qui intègre désormais dix ministres[31]. Elle est confirmée au sein de la direction nationale lors du congrès socialiste de décembre suivant, en assumant le poste de secrétaire à l'Entreprenariat et à l'Impact social[32]. Lors du remaniement du , consécutif à la démission de Santos Cerdán en raison de sa mise en cause dans une affaire de trafic d'influence, elle devient secrétaire à la Science, à l'Innovation et à l'Enseignement supérieur[33].

Le , Pedro Sánchez la nomme porte-parole du gouvernement à la suite de la démission de Pilar Alegría, qui se présente aux élections régionales de 2026 en Aragon[34].

Gestion

Lors de la réunion de la conférence sectorielle sur les migrations le , Elma Saiz annonce sa volonté de réviser le décret d'application de la loi organique relative aux étrangers afin de supprimer plusieurs types de titre de séjour, de simplifier les formulaires et les procédures et de renforcer la protection des droits des migrants[35]. Le nouveau décret est effectivement approuvé en Conseil des ministres le et doit permettre, selon la ministre, de régulariser 300 000 personnes par an sur les trois prochaines années, notamment en renforçant l'admission exceptionnelle au séjour[36]. Entré en vigueur le [37], le nouveau règlement est dénoncé par les entrepreneurs et contesté devant le Tribunal suprême par les ONG et avocats de défense des migrants, car une disposition prévoit qu'en cas de rejet d'une demande d'asile, l'éventuelle durée de travail légal du demandeur est effacée, ce qui l'empêche de recourir immédiatement à un autre dispositif de régularisation[38].

À la suite d'un accord conclu entre le gouvernement et Podemos, elle porte le l'adoption d'un décret, qui n'a pas besoin d'être ratifié par les Cortes Generales, visant à régulariser au moins 500 000 immigrés illégaux afin de leur permettre de travailler alors que l'Espagne manque de main-d'œuvre et que l'exécutif se montre favorable à l'accueil des étrangers pour des raisons économiques. Parlant d'un « jour historique », Elma Saiz considère que cette mesure « c’est reconnaître et donner de la dignité, et offrir des garanties, des opportunités et des droits aux personnes qui se trouvent déjà dans notre pays » et que « le travailleur et les entreprises y gagnent en sécurité juridique ». La décision, qui découle d'une initiative citoyenne, est critiquée par les partis de droite[39],[40].

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI