Attaque de Bamessing
embuscade pendant la crise anglophone au Cameroun
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L'attaque de Bamessing a lieu le lors de la crise anglophone au Cameroun.
| Attaque de Bamessing | |
| Localisation | Bamessing, Cameroun |
|---|---|
| Cible | Soldats |
| Coordonnées | 5° 58′ 43″ nord, 10° 21′ 41″ est |
| Date | |
| Type | Embuscade |
| Armes | Engins explosifs improvisés, lance-roquettes, armes lourdes |
| Morts | 15 |
| Auteurs | General No Pity, General Sagard |
| Organisations | Bambalang Marine Forces, Jaguars of Bamessing |
| Mouvance | Séparatisme |
| Partie de Crise anglophone au Cameroun | |
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Contexte
Déroulement
Selon l'Agence Cameroun Presse, l'attaque est organisée conjointement par deux groupes armés séparatistes, les Bambalang Marine Forces dirigés par General No Pity et les Jaguars of Bamessing dirigés par General Sagard[3]. L'attaque vise un convoi du 6e Bataillon d'intervention rapide (BIR) qui était en mission de reconnaissance. Les séparatistes interceptent le convoi à l'aide d'un engin explosif improvisé[4],[5]à côté d'une colline[5] sur une route allant de Bamessing à Sabga[3], après quoi ils tirent des lance-roquettes et détruit deux véhicules blindés[2]. Les assaillants visent ensuite les troupes avec des tirs à l'arme lourde[3]. Au total, 15 soldats sont tués dans l'attaque[3].
Après l'attaque, les séparatistes, dont General No Pity, se sont filmés en train de jubiler à côté des véhicules en feu avant de s'enfuir avec les armes capturées[6] ,[3]. Sur la base de ces images, la journaliste de l'Agence Cameroun Presse, Ariane Foguem affirme que les séparatistes avaient également pris les uniformes des soldats tués[3]. Les rebelles publient ensuite des vidéos sur les réseaux sociaux qui les montraient posant avec les cadavres nus des soldats tués. Ariane Foguem affirme également que les rebelles avaient capturé certains soldats qu'ils ont ensuite torturés à mort[7].
Suites
Réactions
Le Parti démocratique socialiste unifié du Cameroun, un parti d'opposition, appelle à un cessez-le-feu entre le gouvernement et les séparatistes en réponse à l'attaque, le président du parti Prince Ekosso déclarant que « tout le pays saigne »[10]. Le secrétaire général du Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS), Serge Espoir Matomba, déclare sur Facebook que l'embuscade est une « attaque honteuse contre la démocratie camerounaise »[3].
