Emma Bunce

astrophysicien britannique From Wikipedia, the free encyclopedia

Emma J. Bunce, OBE (née en 1975), est une chercheuse britannique en physique des plasmas spatiaux et une professeure de physique des plasmas planétaires à l' École de physique et d'astronomie de l' Université de Leicester[1]. Elle est titulaire d'une bourse de recherche Wolfson de la Royal Society . Ses travaux portent sur les magnétosphères de Saturne et de Jupiter . Elle est responsable scientifique de l'instrument MIXS à bord de BepiColombo, a été responsable adjointe du projet Jupiter Icy Moons Explorer et co-responsable scientifique de la mission Cassini-Huygens .

Naissance
Nationalité
Britannique
Faits en bref Professeure, Naissance ...
Emma Bunce
Emma Bunce en 2016
Fonctions
Professeure
Biographie
Naissance
Nationalité
Britannique
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Chaire
92e présidente de la Royal Astronomical Society (Juin 2020 - Mai 2022)
Domaine
Dir. de thèse
Stan Cowley
Site web
[le.ac.uk/people/emma-bunce le.ac.uk/people/emma-bunce]
Distinction
Médaille Chapman (2018), Prix Philip-Leverhulme (2011), Bourse Wolfson
Œuvres principales
Large-scale current systems in the Jovian magnetosphere (2001)
Fermer

Bunce a été présidente de la Royal Astronomical Society du 26 juin 2020 [2] à mai 2022[3],[4].

Enfance et études

Bunce grandit à Worthing[5]. En 1989, c'est du documentaire Horizon sur Neptune avec des images prises par Voyager 2 qu'elle tire sa première inspiration à devenir astrophysicienne[6].

Elle est scolarisée au Davison High School (une école de filles de l'Église d'Angleterre) puis au lycée Worthing College à partir de 1992, où elle obtient son bac en 1994[5]. Elle étudie ensuite la physique, mention sciences spatiales et technologie, à l' Université de Leicester et obtient son Master de Physique (MPhys) en 1998[5].

Entre 1998 et 2001, Bunce effectue son doctorat sous la direction de Stan Cowley, sur la magnétosphère de Jupiter[5]. Sa thèse est intitulée « Systèmes de courants à grande échelle dans la magnétosphère jovienne »[7]. Elle y utilise les données des sondes Pioneer 10, Pioneer 11, Voyager 1, Voyager 2, Ulysses et Galileo pour sonder l'environnement plasma autour de Jupiter, et plus particulièrement les systèmes de courants à des distances de 20 à 50 rayons de la planète. Sur Jupiter, le plasma, dans lequel ces courants se propagent, est principalement produit par Io, un lune volcanique de Jupiter[8]. Son étude révèle des asymétries en temps local des courants (temps local : système de coordonnées alternatif à la longitude, équivalent au temps solaire). Sur la base de modèles empiriques, elle estime enfin que l'intensité des courants entrant dans l'atmosphère de Jupiter est en partie à l'origine des aurores permanentes de la planète.

Carrière et sujets de recherche

Après son doctorat, Bunce travaille comme chercheuse postdoctorale sur la magnétosphère de Saturne en vue de la mission Cassini-Huygens[9]. En 2003, elle obtient une bourse du Particle Physics and Astronomy Research Councli (PPARC) pour étudier la magnétosphère de Saturne[5]. Elle poursuit également ses recherches sur les aurores polaires de Jupiter[10],[11]. Elle est nommée professeure à l' Université de Leicester en 2005[5].

Bunce fait partie de l'équipe du magnétomètre Cassini-Huygens. Elle publie la première analyse simultanée des aurores ultraviolettes de Saturne à l'aide du télescope spatial Hubble et des données in situ de sa magnétosphère par Cassini[12]. La magnétosphère de Saturne est, de façon similaire à celle de Jupiter, en rotation rapide et remplie de plasma produit au niveau de ses lunes glacées[5]. Bunce identifie une connexion entre l'ovale auroral et les courants qui circulent le long des lignes de champ magnétique dans la région de transition entre lignes de champs ouvertes et fermées[13]. Elle observe son interaction avec le vent solaire[14]. En 2009, elle est élue au Conseil de la Royal Astronomical Society [15] et donne la conférence Harold Jeffreys de la société[14]. Elle y présente ses travaux sur les aurores observées sur Saturne[16].

Elle est nommée maîtresse de conférences en 2009 et professeure en 2013[5]. Elle organise les célébrations du dixième anniversaire de la mission Cassini-Huygens en 2014[17]. Elle est la responsable scientifique de l'instrument MIXS (Mercury Imaging X-ray Spectrometer)[18],[19],[20],[21]. Construit à Leicester, MIXS fait partie de la mission BepiColombo de l' Agence spatiale européenne, lancé en 2015 à destination de Mercure[22],[23]. Elle est également la responsable adjointe de la mission Jupiter Icy Moons Explorer[24]. Elle prononce la conférence inaugurale de la National Space Academy en 2016[25]. Elle a contribué au livre Mathematical Methods for the Physical Sciences: A University Level Introduction en 2018[26].

Bunce est élue présidente de la Royal Astronomical Society en 2019. Elle commence le 26 juin 2020 [2] un mandat de deux ans[3].

Engagement du public

Emma Bunce en 2016 avec Stan Cowley

Bunce donne plusieurs conférences de vulgarisation scientifique[27],[28],[29]. Elle a écrit pour The Conversation[30].

Elle prend la parole lors de l'événement New Scientist Live en 2018[31].

Elle est invitée à l'émission The Life Scientific de la BBC Radio 4 en juin 2020[32].

Distinctions et récompenses

Bunce a été nommée Officier de l'Ordre de l'Empire britannique (OBE) lors des distinctions honorifiques du Nouvel An 2024 pour services rendus à l'astronomie et à l'enseignement des sciences[33],[34].

Parmi ses autres prix et distinctions, on peut citer :

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI