Escorailles

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Localisation

Escorailles est une petite commune du Cantal, dans le Massif central, située à mi-chemin entre Pleaux et Mauriac, à 15 km de Salers.

Communes limitrophes

Escorailles est presque enclavée dans la commune d'Ally ; elle est touchée seulement au nord-est par une autre commune, Le Vigean.

Communes limitrophes d’Escorailles
Ally Le Vigean
Ally Escorailles Ally
Ally

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 2,79 km2 ; son altitude varie de 518 à 805 mètres[1].

Il s'agit de la plus petite commune du département en superficie[réf. nécessaire].

Le point culminent de la commune est le Puy Dondon[2].

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.

Commune bordée au nord-est par l'Auze, dans lequel conflue le ruisseau de Peschayrou.

C'est un affluent du fleuve Dordogne

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 340 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mauriac à km à vol d'oiseau[9], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 129,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,3 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Escorailles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mauriac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (62,9 %), zones agricoles hétérogènes (31,3 %), forêts (5,2 %), zones urbanisées (0,6 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 58, alors qu'il était de 53 en 2015 et de 49 en 2010[I 2].

Parmi ces logements, 69,6 % étaient des résidences principales, 28,6 % des résidences secondaires et 1,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,3 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Escorailles en 2020 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (28,6 %), nettement supérieure à celle du département (20,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 73,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (75,7 % en 2015), contre 70,6 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Escorailles en 2020.
Typologie Escorailles[I 2] Cantal[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 69,6 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 28,6 20,6 9,7
Logements vacants (en %) 1,8 11,7 8,2

Toponymie

Selon la légende locale Escorailles, par corruption de Scorailles, tire son nom d'un général romain, Scaurus Aurélius, qui aurait été à l'origine de sa fondation au Ve siècle[2]. Cette légende est réfutée[réf. nécessaire].

Histoire

Scorailles est une des localités les plus anciennement connues. Le Castrum Scoralium est d'ailleurs mentionné dans la Charte de Clovis mais cette Charte a été reconnue comme fausse.

En 767, Pépin le Bref vint assiéger Waïfre, duc d'Aquitaine, au Castrum Scoralium. Les ruines de celui-ci s'élèvent au nord-est et en contrebas du village d'Escorailles, sur un éperon rocheux découpé par un profond méandre de l'Auze. On peut encore distinguer plusieurs formes de retranchements.

Le site est abandonné et le château féodal se fixe plus haut où il donne naissance au village actuel vers le XIe siècle. À la suite de plusieurs années d'indivision, le château menaçant ruine, les Scorailles s'installent au château de La Vigne, à l'emplacement d'un ancien corps de ferme, vers 1550. L'aîné alla à La Vigne, le cadet fit souche des seigneurs de Roussilhe.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Mauriac du département du Cantal.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Pleaux[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Mauriac porté de 11 à 20 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription du Cantal.

Intercommunalité

Escorailles est membre de la communauté de communes du Pays de Salers, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2003 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1955 Mars 2001 Jean Rongier[17]   Président du Syndicat des éleveurs de chevaux du Cantal (1976 → 1986)
Ancien président de la caisse locale Groupama d'Escorailles
mars 2001 avril 2023[18] Jean-Louis Layac[19],[20] DVD Retraité agricole
Mort en fonction
juillet 2023[21] En cours
(au 30 novembre 2023)
Jean-Pierre Labastrou   Employé retraité

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2022, la commune comptait 83 habitants[Note 3], en évolution de +6,41 % par rapport à 2016 (Cantal : −1,08 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200169200200219206240210183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
216208190169159132146118125
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
124126152145140154144113104
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
10110099988378727174
2017 2022 - - - - - - -
7983-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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