Esquiule

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques From Wikipedia, the free encyclopedia

Esquiule [ɛskjul] (Eskiula en basque) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Esquiule
Esquiule
L’église de l’Immaculée-Conception.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Maryse Artigau
2020-2026
Code postal 64400
Code commune 64217
Démographie
Gentilé Esquiulais
Population
municipale
522 hab. (2023 en évolution de −2,79 % par rapport à 2017)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 41″ nord, 0° 42′ 25″ ouest
Altitude Min. 190 m
Max. 661 m
Superficie 28,58 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Oloron-Sainte-Marie
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Oloron-Sainte-Marie-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Esquiule
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    La commune est géographiquement située en Béarn, malgré son attachement à la Soule tant sur le plan historique que culturel et linguistique. En effet 62,85 % de sa population parlait le basque en 2010[1].

    Le gentilé est esquilois[2] (ou eskiulatar[3] en basque).

    Géographie

    Localisation

    Carte de la commune avec localisation de la mairie.

    La commune d'Esquiule se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[4].

    Elle se situe à 43,5 km par la route[Note 1] de Pau[5], préfecture du département, et à 10,6 km d'Oloron-Sainte-Marie[6], sous-préfecture.

    Les communes les plus proches[Note 2] sont[7] : Féas (4,5 km), Moumour (4,8 km), Orin (5,1 km), Barcus (5,2 km), Géronce (5,3 km), Orin (5,6 km), Saint-Goin (5,9 km), Verdets (6,2 km).

    Sur le plan historique et culturel, Esquiule fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[8].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Ance, Ance Féas, Aramits, Barcus, Féas, Géronce, Moumour, Oloron-Sainte-Marie et Orin.

    Communes limitrophes d’Esquiule[9]
    Géronce Orin
    (par un quadripoint),
    Moumour
    Barcus Esquiule Oloron-Sainte-Marie
    Aramits Ance Féas

    Hydrographie

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier d'Esquiule.

    La commune est drainée par le Joos, le Vert, le Littos, le Josset, Bouhatéko erreka, un bras du Joos, un bras du Ruisseau le Joos, un bras du Vert, le ruisseau couéüs, le ruisseau de Cambillou, le ruisseau Gorria, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 43 km de longueur totale[10],[Carte 1].

    Le Joos, d'une longueur totale de 35,6 km, prend sa source dans la commune de Montory et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Préchacq-Josbaig, après avoir traversé 11 communes[11].

    Le Vert, d'une longueur totale de 34,9 km, prend sa source dans la commune d'Arette et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Moumour, après avoir traversé 6 communes[12].

    Le Littos, d'une longueur totale de 13,1 km, prend sa source dans la commune d'Aramits et s'écoule du sud-ouest vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Vert à Esquiule, après avoir traversé 4 communes[13].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[16] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[17]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 377 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Oloron-Sainte-Marie à 8 km à vol d'oiseau[20], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 491,4 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,4 °C, atteinte le [Note 3].

    Milieux naturels et biodiversité

    Réseau Natura 2000

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « le gave d'Oloron (cours d'eau) et marais de Labastide-Villefranche »[24], d'une superficie de 2 547 ha, une rivière à saumon et écrevisse à pattes blanches[25],[Carte 2].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Deux ZNIEFF de type 2[Note 5] sont recensées sur la commune[26],[Carte 3] :

    • le « bassin versant du Lausset et du Joos : bois, landes et zones tourbeuses » (19 519,13 ha), couvrant 23 communes du département[27] ;
    • le « réseau hydrographique du gave d'Oloron et de ses affluents » (6 885,32 ha), couvrant 114 communes dont 2 dans les Landes et 112 dans les Pyrénées-Atlantiques[28].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Esquiule est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[29]. Elle est située hors unité urbaine[4]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[4]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[30],[31].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (51,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,1 %), prairies (34,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,7 %), terres arables (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), zones urbanisées (0,1 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

    Lieux-dits et hameaux

    Huit quartiers composent la commune d'Esquiule[33] :

    • Barrena (Barrenne sur les cartes IGN)
    • Berbiela (Bervielle sur les cartes IGN)
    • Kanbillu (Cambillou sur les cartes IGN)
    • Landasohuta (Ibar de Bas sur les cartes IGN)
    • Bartabürüibarra (Ibar de Haut sur les cartes IGN)
    • Hegia (Le Bourg en français)
    • Narbe (Narbé sur les cartes IGN)
    • Oskabibar (Oscaby sur les cartes IGN)

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune d'Esquiule est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[34]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[35].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment le Vert, le Littos et le Joz erreka. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 2008, 2009 et 2014[36],[34].

    Esquiule est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[37]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du 16 septembre au 7 octobre 2022[38],[39].

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[40]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[41].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Esquiule.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[42]. 95 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[43].

    Toponymie

    Attestations anciennes

    Le toponyme Esquiule apparaît[44] sous les formes Esquiula, Squiule et Esquiulle (respectivement 1542 pour les deux premiers, et 1548, réformation de Béarn[45]).

    Étymologie

    Selon Jean-Baptiste Orpustan, Esquiule provient du basque ezkiola, « la cabanne des tilleuls » avec assimilation vocalique romane -iola > -iule. Le nom basque moderne a été calqué sur le nom roman[46].

    Graphie en langues locales

    Son nom basque actuel est Eskiula[3] et Esquiula ou Esquiule en béarnais.

    Panneau de signalisation bilingue (français et basque).

    Histoire

    La Coutume de Soule, écrite le par Jacques de Béla[47] est un document qui décrit la société et les institutions de la Soule au Moyen Âge et même au-delà. La Soule est divisée en trois messageries et Esquiule fait partie de la messagerie de Haute-Soule qui comprend dix-neuf paroisses. Cette messagerie est divisée en deux dégairies ou vics : le val dextre et le val senestre[48].

    Paul Raymond[44] note que la seigneurie d'Esquiule dépendait de la baronnie de Mesplès[49]. Esquiule est souvent énumérée dans les listes de communes souletines. Pourtant ce village, de création relativement récente (au milieu du XVe siècle), a bien été fondé sur des terres béarnaises  même si sa population a été constituée de colons venus des terres basques situées plus à l'ouest. De langue basque, la paroisse n'en est pas moins demeurée sous juridiction béarnaise (dépendant tant de la subdélégation que de la sénéchaussée d'Oloron[50]), et a été rattachée au canton d'Aramits à la départementalisation en 1790. On peut d'ailleurs préciser que le , la population a réclamé par référendum son rattachement au canton basque de Barcus, ce qui ne lui a pas été concédé[51]. On a donc affaire ici à une commune de culture basque en terres béarnaises. En matière pastorale, Esquiule n'est d'ailleurs pas membre de la commission syndicale du Pays de Soule, propriétaire des terres de pacage indivises, mais a conclu deux accords (le premier en 1456 et le second en 1652) pour l'utilisation de certains terrains d'altitude de la province historique[52].

    Culture basque

    Au XXIe siècle encore, la commune fait partie d'un canton ainsi que d'une intercommunalité béarnaise. Il s'agit donc d'une commune de culture et de langue basque en terre béarnaise. Selon l'Académie de la langue basque, Esquiule fait partie de la Soule[53]. L'attachement à la culture basque et souletine est toujours ancré de nos jours. Esquiule a notamment organisé la pastorale souletine de 1912 sur le thème de Napoléon, de 1955 sur le thème de Matalas et de 2000 sur le thème de Maddalena De Jauréguiberry. Elle possède une association de danses souletines. Esquiule est également membre du syndicat intercommunal de soutien de la culture basque.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790 1791 Joseph Murcuillat    
    1791 1792 Pierre Andère-Hagolabustan    
    1792 1805 Pierre Lepphaille    
    1805 1812 Jean Pierre Castillon    
    1812 1813 Joseph Poutchoue    
    1813 1815 Martin Castège    
    1815 1831 Jean Pierre Castillon    
    1831 1837 Jean Pierre Quintaburu    
    1837 1848 Alexis Castéjurry    
    1848 1871 Simon Etchanchu Espelet    
    1871 1876 Pierre Narbéburu    
    1876 1881 Pierre Legris    
    1881 1892 Jean Etchégorry    
    1892 1896 Pierre Narbéburu    
    1896 1901 Simon Augé Eyheralt    
    1901 1904 Pierre Berho    
    1904 1925 Thomas Solougaray    
    1925 1945 Pierre Etchart Bichar    
    1945 1949 Armand Berdot    
    1949 1959 Albert Lepphaille    
    1959 1969 André Orgambide    
    1969 1983 Jean-Pierre Rousseu    
    1983 1995 Jean Berdot    
    1995 2008 Laurent Chabalgoity    
    2008 2016 Jean Bedecarrax    
    2016 en cours Maryse Artigau    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Intercommunalité

    La commune fait partie de quatre structures intercommunales[54] :

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[56].

    En 2023, la commune comptait 522 habitants[Note 8], en évolution de −2,79 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 5131 2741 3821 3621 3821 4101 3901 3201 251
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 2811 2361 2211 1691 1171 0891 0571 0121 030
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    966975918814836804808741639
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    617538497474523500541548534
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    539538522------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie.

    Enseignement

    La commune dispose d'une école élémentaire publique[59].

    Économie

    L'activité est principalement agricole (élevage, pâturages, polyculture, vigne). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

    Culture locale et patrimoine

    Patrimoine linguistique

    Carte des sept provinces basques (1), 1863
    Carte des sept provinces basques (2), 1863

    Les deux versions de la Carte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euscara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte placent Esquiule dans l'aire bascophone.

    La Carte du pays basque du linguiste Julien Vinson publiée en 1882 dans le livre Les Basques et le pays basque dressant les "limites extrêmes de la langue basque" place Esquiule dans l'aire bascophone.

    Le Recueil des idiomes de la région gasconne réalisé en 1894 par le linguiste Édouard Bourciez nous livre pour Esquiule une version de la parabole de l'enfant prodigue traduite en basque.

    La carte du Pays basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans". La commune d'Esquiule est située dans l'aire bascophone.

    D'après la Morfología del verbo auxiliar vasco [Morphologie du verbe auxiliaire basque], Esquiule est située dans l'aire bascophone, et plus précisément de dialecte souletin. Son auteur Pedro de Yrizar estime dans les années 1970-1972 le nombre de locuteurs basques à 100%, soit l'un des taux les plus hauts de Soule.

    Dans le choix des communes dites les plus adaptées pour réaliser une étude linguistique sur le dialecte souletin, l'auteur, assisté du linguiste et philologue René Lafon, précise pour Esquiule : " localité en dehors des limites de la Soule ; frontière basco-romane ".

    Selon Jacques Allières qui dresse en 1977 la frontière linguistique de la langue basque, " En France, sa frontière [...] englobe la vallée du Saison, affluent du Gave d'Oloron, jusqu'à Domezain, courant à l'est de Sainte-Engrâce, Esquiüle [...] "[60].

    Patrimoine civil

    • Eskiulako bestak : les fêtes du village ont lieu fin août, avec au programme tradition et modernité dans un esprit festif : chant, danses, concert, bal, bandas
    • Le château des seigneurs de Mesples, construit en 1609 et démoli dans les années 1970 dont il ne reste plus que la tour de l'escalier. Il existait une cheminée monumentale style renaissance. Une chapelle castrale y était accolée. Les pierres ont servi à reconstruire le château d'Aren
    • la papeterie (Moulin) de Berbielle, possession des seigneurs de Mesplès, dont l'existence remonte au milieu du XVIe siècle
    • Eliza bestak (littéralement fête de l'église) a lieu à la mi-décembre
    • Tournoi de pala : de fin mars à début juillet
    • Tournoi tête à tête de pala sur le fronton de Peko Plaza (juillet - août).
    • Course à la montagne en septembre.
    • Passage du Rallye des cimes
    • Pastorale Maddalena De Jauréguiberry en 2000
    • Mascarade en 1983, 1992 et 2002
    • Association Eskiularra : chants et de danses souletins
    • Dinbili Danbala : création artistique de Catherine Arçanuthurry sur le thème des Quatre Saisons de Vivaldi ainsi que sur les danses traditionnelles de la Soule (danse du verre, etc.) en 2007
    • Oroitzapenak - Création de danses et chants souletins. Spectacle joué essentiellement par les enfants de l'association Aintzina Eskiula. en 2012

    Patrimoine religieux

    L'église de l'Immaculée-Conception[61] date du XIXe siècle.

    Équipements

    La commune dispose d'une école primaire.

    Personnalités liées à la commune

    • Jean-César de Mesplès, dernier seigneur d'Esquiule, Berbielle, Ilhasse, Saint-Goin, Marquis de Mesples (1771-1790), né et baptisé à Saint-Goin le 18 août 1721, est décédé à Pau le 1er thermidor an III (19 juillet 1795). Il fut aussi président à mortier au Parlement de Navarre (1751-1790). Marié à Marie-Angélique Roux de Gaubert, leur fille unique, la marquise de Verthamon vendra la totalité des biens du Marquisat de Mesplès (Seigneurie d'Esquiule, Berbielle, Ilhassse et Saint-Goin à Emmanuel Lagarde en 1822.

    Notes et références

    Voir aussi

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