Centre européen pour la construction de lanceurs d'engins spatiaux
centre européen pour la construction de lanceurs d'engins spatiaux
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Le Centre Européen pour la Construction de Lanceurs d'Engins Spatiaux (CECLES), en anglais : European Launcher Development Organisation (ELDO), est une agence spatiale européenne créée en 1963 pour mettre au point un lanceur européen. Le développement du lanceur Europa est arrêté fin 1971 après une série d'échecs et le rôle du CECLES est repris par l'ESA - Agence Spatiale Européenne en 1975.
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CECLES |
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Contexte
En , le gouvernement britannique arrête son programme de développement du missile balistique Blue Streak. Son développement était presque terminé. À l'époque, la communauté scientifique européenne souhaite disposer d'un lanceur pour mettre en orbite des satellites scientifiques et appelait de ses vœux une solution européenne. Afin d'amortir le coût du développement de son missile, la Grande-Bretagne proposa aux autres pays européens de collaborer au développement d'une fusée à trois étages capable de placer une charge utile d'une tonne en orbite terrestre basse qui serait dérivé de son missile.
Après de longues négociations qui ont débuté en , l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ainsi que l'Australie, en tant que membre associé[1], en actent la création officielle du consortium multinationnal ELDO - European Launcher Development Organisation pour construire le lanceur Europa ainsi que l'utilisation de la base de lancement de Woomera, au cœur de l'Australie-Méridionale. Renzo Carrobio di Carrobio en sera le premier secrétaire général de 1964 à 1971[2]
La fusée lanceur, baptisé Europa, comportait trois étages et était conçu pour pouvoir placer un satellite d'une tonne en orbite terrestre basse. Le premier étage était constitué du Blue Streak, le deuxième était fourni par la France et le troisième par l'Allemagne. L'Italie construit les satellites expérimentaux complets, les Pays-Bas une station de télémétrie et la Belgique une station de guidage radio.
Le développement du lanceur Europa est arrêté fin 1971 après une série d'échecs de la fusée Europa 1 qui n'aurait jamais pu placer le moindre satellite sur une orbite géostationnaire. Le rôle du CECLES est repris en 1975 par l'ESA - European Space Agency.
Fonctionnement (1964-1973)
Le développement du lanceur Europa prend du retard et les lancements du lanceur complet sont tous des échecs. Le Royaume-Uni et l'Italie décident alors de se désengager du programme. En cours de développement, le cahier des charges du lanceur est modifié pour permettre le lancement des satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, d'une masse de 200 kg sur Europa-2 puis 500 kg sur Europa-3. Le premier lancement en de cette nouvelle version, baptisée Europa-2, est un échec. Tous les travaux sont arrêtés. Europa-3 ne verra jamais le jour, malgré une base de lancement dédiée à Kourou au Centre spatial guyanais.
Reprise par l'ESA - Agence Spatiale Européenne
Après une décennie de fonctionnement, les deux institutions spatiales européennes, l'ESRO et l'ELDO, sont considérées comme inadaptées. Un nouveau cadre de coopération est décidé en . L'Agence spatiale européenne reprend les activités de l'ELDO et de l'ESRO.
Signée le 30 mai 1975 entre onze États européens, la Convention de l'Agence spatiale européenne fonctionne de facto à compter du 31 mai 1975 son existence juridique ne débute que le 30 octobre 1980, date de la ratification de cette convention[3].
Cette nouvelle institution développera la fusée Ariane.