Famille Chaptal de Chanteloup
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La famille Chaptal de Chanteloup est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Gévaudan.
| Chaptal de Chanteloup | ||
Armes de la famille | ||
Armes | ||
| Période | XVIIIe siècle - à nos jours | |
|---|---|---|
| Origine | Gévaudan | |
| Pays | France | |
| Charges | Ministre de l'Intérieur, député, maire, administrateur | |
| Fonctions militaires | Officiers | |
| Fonctions ecclésiastiques | Évêque | |
| Récompenses civiles | Ordre de Saint-Michel, ordre national de la Légion d'honneur | |
| Preuves de noblesse | ||
| Autres | Anoblissement en 1787 ou 1788 | |
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Elle compte parmi ses membres deux hommes politiques dont l'un fut ministre de l'Intérieur, un prélat, une fondatrice d'œuvres.
Cette famille compte quatre générations de décorés de la Légion d'honneur.
Histoire
Cette famille est originaire de la province du Gévaudan[1],[2], au hameau de Nojaret dans la commune de Badaroux dans l'actuel département de la Lozère.
La filiation débute avec Antoine Chaptal, bourgeois de Badaroux, qui se marie vers 1750 avec Françoise Brunel[1].
Elle compte parmi ses membres deux hommes politiques dont l'un fut ministre de l'Intérieur, une infirmière, un évêque, tous décorés de l'ordre national de la Légion d'honneur sur quatre générations : Jean-Antoine Chaptal élevé à la dignité de grand croix en 1825, Jean-Baptiste Marie Chaptal de Chanteloup fait chevalier en 1819, Léonie Chaptal promue au grade d'officier en 1920, Emmanuel Chaptal fait chevalier en 1935.
Jean-Antoine Chaptal est anobli par lettres patentes du roi Louis XVI en 1787 ou en . Il est nommé comte de l'Empire le avec majorat sur la terre de Chanteloup. Il est nommé pair de France, héréditaire, le [1],[2]. Régis Valette retient le titre de comte en 1808[3].
Jean-Baptiste Marie Chaptal de Chanteloup (1782-1833) est un industriel et un homme politique.
Emmanuel Chaptal (1861-1943) est un prélat de l'Église catholique.
Léonie Chaptal (1873-1937) est une philanthrope française, fondatrice d’œuvres, promotrice de la profession d’infirmière et d’assistante sociale, présidente fondatrice de l’Association nationale des infirmières diplômées de l’État français et de la fondation portant son nom considérée encore aujourd'hui comme l'une des plus anciennes structures au patrimoine mondial de la santé publique.
Cette famille a été admise en 1973 au sein de l'association d'entraide de la noblesse française[4].
Liens de filiation entre les personnalités
- Jean-Antoine Chaptal (1756-1832), chimiste, médecin, ministre de l'Intérieur (1800-1804), président de l'Académie des sciences (1802-1803 ; 1825), sénateur (1805-1814), fait comte (1808) puis pair de France (1815 ; 1819-1832) puis baron-pair (1820), chevalier de Saint-Michel (1789 mais reçu en 1827), grand-croix de la Légion d'honneur (1825). Il théorisa la chaptalisation, technique de vinification. Le à Montpellier, il épouse Anne Marie Rose Lajard.
- Jean-Baptiste Marie Chaptal de Chanteloup (1782-1833), industriel, maire de Neuilly-sur-Seine (1813-1814), député (1815). Le à La Villette (Seine), il épouse Jeanne Marie Amica Holstein.
- René Victor Chaptal de Chanteloup (1821-1901), administrateur de l'École libre des sciences politiques. Le à Paris, il épouse Nadine Raffalovich.
- Emmanuel Chaptal (1861-1943), évêque auxiliaire de Paris (1922-1943).
- Léonie Chaptal (1873-1937), philanthrope, fondatrice d’œuvres, promotrice de la profession d’infirmière et d’assistante sociale.
- René Victor Chaptal de Chanteloup (1821-1901), administrateur de l'École libre des sciences politiques. Le à Paris, il épouse Nadine Raffalovich.
- Virginie Chaptal (1795-1880). Le à Paris, elle épouse Clément Marie Joseph Delaage de Bellefaye.
- Henri Delaage de Bellefaye dit Henri Delaage (1825-1882), écrivain et journaliste.
- Jean-Baptiste Marie Chaptal de Chanteloup (1782-1833), industriel, maire de Neuilly-sur-Seine (1813-1814), député (1815). Le à La Villette (Seine), il épouse Jeanne Marie Amica Holstein.
- Jean-Antoine Chaptal (1756-1832)
- Jean-Baptiste Chaptal (1782-1833)
- Emmanuel Chaptal (1861-1943)
- Léonie Chaptal (1873-1937)
Château

Jean-Antoine Chaptal acquiert le château de Chanteloup en Indre-et-Loire le . Il le revend en 1823 pour financer les activités industrielles de son fils Jean Baptiste Marie.
Alliances
Les principales alliances de la famille Chaptal de Chanteloup sont[5] : Brunel, Lajard, Holstein, Raffalovich, Delaage de Bellefaye.
Armes, titre
Les armes de la famille sont :
- de gueules à une tour d'or, maçonnée de sable, accostée de quatre étoiles d'argent, 2 et 2, posées en pal d'après Gustave Chaix d'Est-Ange[6] ;
- De gueules à la tour d’or, maçonnée de sable, accostée de quatre étoiles d’argent, deux, deux, posées en pal d'après Arnaud Clement[2].
Le titre octroyé est :
- Comte (1808)
Postérité
En souvenir de Jean-Antoine Chaptal

Jean-Antoine Chaptal est l'un des 72 savants de la tour Eiffel. Son nom et sa fonction sont gravés sur une médaille commémorant la nouvelle technique de construction utilisant le fer pour trois ponts enjambant la Seine à Paris (l'un « face au Palais des Arts » ; un autre reliant « l'île du palais de justice à l'île de la fraternité » ; et un troisième « entre le Muséum d'histoire naturelle et l'Arsenal »), médaille commandée en l'an X à la Classe littérature et beaux-arts de l'Institut national des sciences et arts, par les entrepreneurs de ces ponts. Le revers de la médaille porte l'inscription suivante : « Bonaparte premier consul. Cambacérès, IIe ; Lebrun, IIIe consuls. Chaptal, ministre de l'intérieur. La société…, la première en France, emploie le fer à la construction de trois ponts sur la Seine. Loi du 24 ventôse an IX »[7]
Plusieurs voies publiques portent son nom. Il a également des portraits et des bustes.
Cinq établissements d'enseignement secondaire portent son nom : le lycée Chaptal d'Amboise (Indre-et-Loire), le lycée Chaptal de Paris, le lycée Chaptal de Mende (proche de son village de naissance), le lycée Chaptal de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) et le lycée Chaptal de Quimper (Finistère).
Une école maternelle et une école primaire portent également son nom, situées dans la rue Chaptal, à Paris.
En souvenir de Léonie Chaptal
- Fondation Léonie Chaptal : cette fondation créée en 1990, située à Sarcelles, est une école de santé et paramédicale.