Famille Cottereau

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La famille Cottereau est une famille originaire de Mayenne.

La descendance de Pierre Cottereau, dit Chouan, et de Jeanne Moyné, son épouse, habitant la Closerie des Poiriers à Saint-Ouën-des-Toits en Mayenne, donna son surnom à la Chouannerie :

Généalogie

  • Pierre Cottereau (1696-1768) x Jeanne Chauvin (1698)
    • Pierre Cottereau (1732-1778) x Jeanne Moiné (1735-1793)
      • Pierre Cottereau (1755-1794)
      • Jean Cottereau (1757-1794)
      • François Cottereau (1760-1794)
      • René Cottereau (1764-1846) x 1. Jeanne Bridier x 2. Renée Rivière
        • 1. René Cottereau (1793-1857)
        • 1. Jeanne Cottereau (1795-1833)
        • 1. Louis Cottereau (1795-1796)
        • 1. Marie Cottereau (1798-1844)
        • 1. Pierre Cottereau (1800-1826)
        • 2. Jean Cottereau (1807-?)
        • 2. Dominique Cottereau (1808-1816)
        • 2. Julien Cottereau (1810-1865)
        • 2. Renée Cottereau (1811-1884) x André Lelièvre
        • 2. Lucie Cottereau (1813-1893) x Jean Courcelles
        • 2. Angélique Cottereau (1814-1816)
        • 2. Étienne Cottereau (1815-1892)
        • 2. Jean Cottereau (1819-?)
        • 2. Dominique Cottereau (1824-1879)
      • Perrine Cottereau (1769-1794)
      • Renée Cottereau (1776-1794)
      • Marguerite Cottereau (1778-1778)
      • Marie Cottereau (1778-1794)

Marchand de sabots

Son aïeul[1], ainsi que son père Pierre Cottereau[2], étaient marchands de sabots, parcourant les forêts de la région, de celle du Pertre à la forêt de Concise. C'est ainsi que ses deux premiers fils naquirent, au cours d'un de ces voyages[3]. Pierre Cottereau avait épousé Jeanne Moyné, fille de Pierre Moyné, qui avait été licité, en 1751, par les enfants de Jean Anjuère, le lieu des Poiriers, savoir : maison et chambre, un closeau, la Noë du Four, la lande du Chemin. La moitié échut à Jeanne Moyné, qui, veuve en 1778, acheta l'autre moitié de Jean Lamy, tisserand à Olivet.

Contexte familial

Jean, le second de ses garçons, avait en outre deux sœurs, et leur mère resta chargée de ces six enfants. Il semble que Pierre Cottereau ait poursuivi ses activités de marchand car il ne manquait pas de signer les actes de baptême de ses enfants lorsqu'il était présent. Or, tous ne sont pas signés de sa main.

Dans les actes de baptême de ses enfants, Pierre Cottereau est désigné d'abord comme homme honorable, puis marchand sabottier[4], puis comme sabotier, puis comme closier, sans doute après qu'il est arrivé à la Closerie des Poiriers.

La famille

La famille appartenait à un milieu de marchands, de notaires et de prêtres, donc de notables. Le père savait d'ailleurs parfaitement écrire. Les enfants, petits fils de notaires ou de marchands[5], violents, querelleurs, sans instruction, rompus à toutes les fatigues ne sont guère disposés au travail régulier[6].

Le père décède en 1778. Pierre, l'aîné, se dit sabotier. Pour survivre, celui-ci ainsi que ses trois frères et même ses sœurs se livrèrent à la contrebande du sel, sur lequel pesait un lourd impôt dans ce pays de grande gabelle[7]. René, le plus jeune, est couvreur de maisons.

Le faux-saunage

La famille Cottereau travaillait souvent dans le bois de Misedon, voisin de sa demeure. Bien avant 1780, Jean Chouan est surpris, avec son frère René et d'autres, à boire de l'alcool en fraude de droits à Olivet. Ils excèdent de coups deux employés aux aides, Pierre Bériteau et Jean Guitton. Un chirurgien venu de Laval déclare que l'un d'eux est intransportable. Les frères Chouans et leurs complices sont condamnés à payer les médicaments et les aliments nécessaires au blessé qui a été transporté dans une auberge de Saint-Ouën-des-Toits. Jean Chouan se livre au faux-saunage avec ses frères François et René.

Notes et références

Source

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