Fignières
commune française du département de la Somme
From Wikipedia, the free encyclopedia
Fignières est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
| Fignières | |||||
Porche de l'ancien château construit en 1761 sous le règne de Louis XV, par Louis de Clermont-Tonnerre | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Montdidier | ||||
| Intercommunalité | CC du Grand Roye | ||||
| Maire Mandat |
Martine Tellier 2020-2026 |
||||
| Code postal | 80500 | ||||
| Code commune | 80311 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
142 hab. (2023 |
||||
| Densité | 22 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 41′ 05″ nord, 2° 35′ 17″ est | ||||
| Altitude | Min. 69 m Max. 112 m |
||||
| Superficie | 6,6 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Montdidier (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Roye | ||||
| Législatives | 4e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| modifier |
|||||
Géographie
Localisation
Fignières est un village picard de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre.
Limitrophe de Montdidier, la localité est située à 15 km à l'ouest de Roye[1], 31 km au sud-est d'Amiens[2], 34 km au nord-ouest de Compiègne[3] et à 45 km au nord-est de Beauvais[4] à vol d'oiseau[Note 1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes.
Les communes limitrophes sont Becquigny, Boussicourt, Courtemanche, Davenescourt, Ételfay, Gratibus et Montdidier.
Géologie et relief
Nature du sol et du sous-sol
Le sous sol calcaire du village appartient aux formations crétacée et tertiaire. Le territoire présente, au sud, un sol composé du limon des plateaux, tandis que dans le village la terre à silex domine. Au nord, la craie affleure alors que vers Davenescourt, l'argile est présente.
Une importante nappe phréatique alimentait à la fin du XIXe siècle les puits du village. Elle se trouvait alors à une profondeur de 56 mètres.
Relief, paysage, végétation
Le relief est très peu prononcé : un bas plateau est entaillé de deux vallons qui se rejoignent au nord du Bois de la ville. Une pente calcaire très raide borde le plateau[5].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 679 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Godenvillers à 11 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 701,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Fignières est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montdidier, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,1 %), zones agricoles hétérogènes (15,3 %), zones urbanisées (5,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,2 %), forêts (0,2 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports
Fignières est aisément accessible par l'ex-RN 35 (actuelle (RD 935), qui relie notamment Amiens à Montdidier.
En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 45, Moreuil - Montdidier)[20].
Toponymie
Histoire
Des armes en pierre et des monnaies gallo-romaines, ainsi que les vestiges d'une villa gallo-romaine, trouvées sur le territoire, attestent d'une présence humaine dès l'Antiquité[5].
Selon l'Abbé Leroy[21], « Fignières et Boussicourt furent toujours unis en un fief relevant du château de Montdidier sous Philippe Auguste, de Pierrepont en 1346, de Raineval en 1561, du comté de Mailly à partir de sa création, en 1744. Au XVIIIe siècle, la seigneurie de Fignières comprenait un château bâti en 1761, 100 journaux de terres, 100 de bois, dits bois de la Ville, moulin à vent et censives »
En 1653, le village est brûlé par les Impériaux. Les villageois se réfugient dans des souterrains-refuges (appelés en Picardie des muches), reliés à deux puits de Fignières, encore visibles à la fin du XIXe siècle[5].
Pendant la Révolution française, le château est brûlé et les terres vendues comme biens nationaux[5],[22].
En 1814 et 1815, à la fin de l'épopée napoléonienne, les Cosaques occupent la localité[5].
Lors de la guerre franco-allemande de 1870, les Fignièrois subissent la présence des Prussiens et leurs réquisitions[5].
- XXe siècle
Le village a subi des destructions pendant la Première Guerre mondiale[23] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [24].
L'aérodrome de Montdidier - Fignières a été créé par l'État en 1938 pour des fins militaires, sur 103 ha de terres agricoles[25].
Le village est à nouveau ravagé lors de la Seconde Guerre mondiale[22].
Pendant l'occupation, l'aérodrome est étendu pour les besoins de la Luftwaffe jusqu'à constituer un ensemble de 780 ha incluant les sections de la RN 35 et de la RD 41 qui bordaient jusqu'alors l'aérodrome et comprenant trois pistes concourantes orientées N-E / S-O et N-N-O / S-S-E[25].
Après la Libération de la France, le terrain, devenu inutilisable, est utilisé par les Américains. Ils y implantent un vaste dépôt de munitions d'aviation. À partir de 1947/1948, les terres labourables réquisitionnées sont rendues aux agriculteurs. L'emprise de l'aérodrome est réduite progressivement dans le cadre d'un schéma adopté en 1958, pour atteindre la surface actuelle[25]. En 1961, la piste 053/233 est supprimée et remplacée par une bande d'envol engazonnée de 750 x 100 m, orientée Est-Ouest[26].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Montdidier[27]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Roye.
Intercommunalité
La commune était membre de la communauté de communes du canton de Montdidier, créée fin 2000 et qui succéédait au SIVOM du Canton de Montdidier datant de 1967.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, celle-ci fusionne avec sa voisine pour former le la communauté de communes du Grand Roye dont est désormais membre la commune.
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[35].
En 2023, la commune comptait 142 habitants[Note 5], en évolution de −7,79 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame-de-l'Assomption[37], reconstruite après sa destruction lors de la Première Guerre mondiale[21] ;
- La place du village, très arborée, entourée d'une cinquantaine de tilleuls ;
- Le larris de Fignières, dit « Montagne de Fignières » ou « Larri du Brûlé » est confié au Conservatoire d'espaces naturels de Picardie pour la préservation de la biodiversité locale[38]. Le papillon Mercure fait l'objet d'un suivi particulier, et on y trouve notamment des plantes plus méridionales, comme l'origan, l'anémone pulsatile ou les orchidées sauvages telles que l'Epipactis rouge-foncé.
Une randonnée pédestre de 2,5 km est balisée, débutant à côté de l'église et permettant d'accéder à un belvédère doté d'une table de pique-nique[39],[40]. - La « villa de l'aéronautique » construite par Florent Mangot, un ancien aérostier ou aviateur né en 1858, sa famille exploitait à la fin du XVIIIe siècle une ferme dont les terres dites du « Champ Mangot » s'étendent de part et d'autre de l'ancien chemin de Montdidier à Corbie. Cette famille pourrait être à l'origine de l'aérodrome de Fignières[41] ;
- L'aérodrome de Fignières, géré par la Communauté de communes du Grand Roye, accueille les activités de l'aéroclub de Montdidier, l'association des Chiffons volants (vol en ULM) et un club d'aéromodélisme[42] ;
- Château, reconstruit après la Première Guerre mondiale ;
- La sépulture du Docteur Jullien dit « le dormeur du bois » se trouve dans le bois de la ville surnommé le « bois Jullien » ;
- Quatre puits creusés à l'époque napoléonienne ;
- L'église Notre-Dame.
- Autre vue de l'église.
- Un puits reconstitué.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Bibliographie
- Abbé Godard, Description du canton de Montdidier : Notes historiques et archéologiques sur les communes du canton - Mémoire présenté à la Société des Antiquaires de Picardie, (lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
- Fignières sur le site de l'Institut géographique national.
- « Dossier complet : Commune de Fignières (80311) », Recensement général de la population de 2017, INSEE, (consulté le ).
- « Fignières »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).
- « Liste des documents numérisés concernant la commune », Mémoires de la Somme - Archives en Somme, Archives départementales de la Somme (consulté le ).
- Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (7/1/2021), lire en ligne sur Gallica.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

