Filip Dewinter
politicien belge
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Philip (« Filip ») Michel Frans Dewinter, né à Bruges le , est un homme politique belge. Il est membre et haut placé du Vlaams Belang, parti flamand d'extrême droite.
| Filip Dewinter | |
Filip Dewinter en 2019. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député au Parlement flamand | |
| En fonction depuis le (30 ans, 9 mois et 2 jours) |
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| Élection | 21 mai 1995 |
| Réélection | 13 juin 1999 13 juin 2004 7 juin 2009 25 mai 2014 26 mai 2019 9 juin 2024 |
| Circonscription | Province d'Anvers |
| Législature | 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e et 11e |
| Président du Parlement flamand (intérim) | |
| – (2 jours) |
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| Législature | 10e |
| Prédécesseur | Kris Van Dijck |
| Successeur | Wilfried Vandaele |
| Député fédéral à la Chambre des représentants | |
| – (7 ans, 3 mois et 7 jours) |
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| Élection | 13 décembre 1987 |
| Réélection | 24 novembre 1991 |
| Circonscription | Anvers |
| Législature | 47e et 48e |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Philip Michel Frans Dewinter |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bruges (Belgique) |
| Nationalité | Belge |
| Parti politique | Vlaams Belang |
| Profession | Journaliste |
| modifier |
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Biographie
Milieu familial
Son père étudia la médecine à l’Université catholique de Louvain au cours de la Seconde Guerre mondiale, mais dut se cacher lorsque la menace de la déportation vers l’Allemagne devint imminente. Il fut néanmoins découvert et arrêté, déporté après quelques mois de prison à Bruges, et forcé de travailler dans une usine de munitions allemande. Après la guerre, malade et émacié, il revient, mais n'est plus en mesure de reprendre ses études. Le grand-père maternel de Dewinter fut un combattant de la résistance de la Witte Brigade (Brigade blanche) à Blankenberge[1],[2],[3],[4].
Parcours politique

À 16 ans, il fonde le Vlaamse Scholieren Actie Groep, groupe d'étudiants flamingants qu'il rebaptise Vlaamse Scholieren Actie Groep. Frank Vanhecke qui deviendra plus tard président du Vlaams Blok fait partie du groupe[5].
En 1981, il adhère au Vlaams Blok et étudie les sciences politiques à Anvers. Il gravit rapidement les échelons du Vlaams Blok et en 1987, il devient le plus jeune député fédéral[5].
Filip Dewinter siège pendant la 47e législature de la Chambre des représentants de Belgique.
Il participe le à l'émission spéciale de La Une (première chaine de la télévision belge francophone) Bye Bye Belgium qui fut considérée par plusieurs politiciens comme un non-respect du cordon sanitaire[6].
Déjà condamné pour racisme, alors qu'il était à la tête du Vlaams Blok, Filip Dewinter, dans une interview accordée au magazine américain Jewish Week, se présente comme un défenseur de la cause juive, et ardent opposant à l'islam. Il se défend par contre d'être xénophobe: « S'il faut parler d'une phobie, je n'emploierais pas le mot xénophobe, explique-t-il. S'il s'agit d'une phobie, disons qu'il s'agit d'islamophobie. »[7]
Le , profitant de l'échec des négociations d'Yves Leterme pour former un gouvernement, il réclame un référendum pour l'indépendance de la Flandre, qui est refusé à l'unanimité des votants, exception faite des membres de son propre parti.
Il participe en 2010 à un colloque en Israël organisé par le Likoud et consacré au combat antiterroriste[8].
Un militant d’extrême droite est condamné à cinq ans de prison en 2014 pour avoir planifié l'assassinat de Filip Dewinter, espérant ainsi entrainer la Belgique dans la guerre civile[9].
En 2015 il se déplace en Syrie pour y rencontrer Bachar el-Assad[10].
En 2016 il rencontre le parti néofasciste Aube dorée lors d'une visite en Grèce[11]. Le Vlaams Belang décide de le sanctionner et l'interdit de contact politique à l'étranger[12].
De 2019 à 2024, il est vice-président du parlement flamand.
Le 11 juillet 2019, après la démission de Kris Van Dijck, il devient président du Parlement flamand pour une durée de deux jours. Il est remplacé par Wilfried Vandaele[13],[14].
Le 25 mars 2024, Une enquête du magazine Humo et du site Apache révèle que Filip Dewinter, a travaillé pendant plusieurs années comme " conseiller politique principal " pour la Chine[15]. Il est également révélé par les services de renseignement tchèques qu'il a déjà donné une entrevue au site de propagande russe Voice of Europe. Il explique qu'il ignorait alors que celui-ci était contrôlé par la Russie[16].