Florent-Guiot
homme politique français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Guiot de Saint-Florent, dit Florent-Guiot ou Florent-Guyot, né à Semur-en-Auxois (département de la Côte-d'Or) le , mort à Avallon (Yonne) le , est un homme politique de la Révolution française.
| Florent-Guiot | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Député du bailliage de Semur-en-Auxois | ||
| – (2 ans, 6 mois et 1 jour) |
||
| Gouvernement | Assemblée constituante de 1789 | |
| Groupe politique | Tiers état | |
| Député de la Côte-d'Or | ||
| – (3 ans, 1 mois et 21 jours) |
||
| Gouvernement | Convention nationale | |
| Député au Conseil des anciens | ||
| – (2 ans, 6 mois et 2 jours) |
||
| Député au Conseil des Cinq-Cents | ||
| – (1 an, 8 mois et 10 jours) |
||
| Député au Corps législatif | ||
| – (14 ans, 5 mois et 10 jours) |
||
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Guiot de Saint-Florent | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Semur-en-Auxois, France | |
| Date de décès | (à 78 ans) | |
| Lieu de décès | Avallon, France | |
| Nationalité | ||
| Parti politique | Montagne Bonapartiste |
|
| Profession | Avocat Magistrat |
|
|
|
||
| députés de la Côte-d'Or | ||
| modifier |
||
Biographie
Mandat à la Constituante
En 1789, Florent-Guiot, alors avocat, est élu représentant du tiers-état pour le bailliage d'Auxois, le deuxième et dernier, aux États généraux[1].
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 4 mai 1791, il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France[2]. Il fréquente, parallèlement à son mandat, le club des Jacobins[3].
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.
En septembre 1792, Florent-Guiot, alors juge au tribunal de Semur-en-Auxois, est élu député du département de la Côte-d'Or, le cinquième sur dix, à la Convention nationale[4].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce l'appel au peuple et contre le sursis à l'exécution de la peine[5]. Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[6]. Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[7].
Le 2 frimaire an II (le 22 novembre 1793), Florent-Guiot est envoyé en mission auprès l'armée du Nord[8]. Le 25 frimaire an III (le 15 décembre 1794), il est envoyé en mission dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais « pour y assurer l'ordre public et le maintien des lois »[9].
Après l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), Florent-Guiot est désigné membre de la Commission des Cinq[10].
Mandat aux Cinq-Cents
En vendémiaire an IV (octobre 1795), sous le Directoire, Florent-Guiot est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le 20 mai 1797)[11]. En germinal an VI (avril 1798), il est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents.
Il est réélu député de la Côte-d'Or au Conseil des Cinq-Cents avant de devenir ministre plénipotentiaire de la République en République des Grisons puis en République batave (juillet-novembre 1799). Il retrouve son siège de député sous le Consulat. Sous l'Empire, il devient procureur au Conseil des prises et est mêlé aux deux conspirations Malet en 1808 et 1812 mais il n'est pas inquiété.