Assemblée législative des Samoa
parlement monocaméral des Samoa
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L'Assemblée législative des Samoa (en samoan : Fono Aoao Faitulafono a Samoa ou Fono ; en anglais : Legislative Assembly ; dit également palemene en samoan[1]) est le parlement monocaméral des Samoa. Il constitue avec le chef de l'État, le parlement national.
(sm) Fono Aoao
Faitulafono a Samoa
(en) Legislative Assembly
XVIIIe législature
| Type | Monocaméral |
|---|---|
| Création | |
| Lieu | Apia |
| Durée du mandat | 5 ans |
| Président | Auapaʻau Mulipola Aloitafua (FAST) |
|---|---|
| Élection | 16 septembre 2025 |
| Vice-présidente | Afamasaga Leone Mati (FAST) |
| Élection | 16 septembre 2025 |
| Membres | 53 députés |
|---|
| Groupes politiques |
Gouvernement (30)
Autres partis (6) Vacant (1)
|
|---|
| Système électoral | Uninominal majoritaire à un tour |
|---|---|
| Dernier scrutin | 29 août 2025 |
Assemblée législative des Samoa
| Site web | palemene.ws |
|---|---|
| Voir aussi | Politique aux Samoa |
Histoire
L'Assemblée législative voit le jour en , pendant l'ère coloniale, alors que les Samoa se trouvent sous souveraineté de la Nouvelle-Zélande. Cette Assemblée succède au Conseil législatif mis en place en ; il marque le début de l'autonomie pour les Samoa, et enclenche la transition vers la pleine indépendance du pays en . La première Assemblée accorde douze sièges aux matai autochtones, et cinq aux représentants des colons. Le nombre de représentants autochtones s'accroît ensuite pour atteindre quarante-et-un au moment de l'indépendance, toujours aux côtés de cinq élus non-autochtones. Un amendement constitutionnel en porte à quarante-sept le nombre de députés autochtones, et réduit à deux le nombre de non-autochtones. Il ne remet toutefois pas en cause le mode de sélection des députés : parmi les autochtones, seuls les matai ont le droit de vote, tandis que les « électeurs généraux » (non-autochtones) bénéficient du suffrage universel. En 1990, tous les Samoans obtiennent le droit de vote[2].
Jusqu'en , il n'existe pas de partis politiques. Depuis la reconnaissance des partis politiques, le Parti pour la protection des droits de l'homme (HDDP) domine la vie politique du pays, remportant systématiquement les élections jusqu'en 2021, bien que les Samoa soient une démocratie multipartite. Depuis , le rôle du chef de l'opposition officielle est officiellement reconnu au sein du Parlement[2].
Fonctions
Elle exerce le pouvoir législatif, et désigne et contrôle l'exécutif. En accord avec le système de Westminster, le Premier ministre et ses ministres sont issus de l'Assemblée, et n'exercent le pouvoir que dans la mesure où ils conservent la confiance d'une majorité parlementaire. Tous les cinq ans, l'Assemblée élit également le chef de l'État, dont les fonctions sont essentiellement symboliques[3].
L'Assemblée est présidée par l'un de ses membres, élu par ses pairs[4].
Système électoral
Les Samoa sont une république parlementaire, s'inspirant du modèle de Westminster[5]. Seules les personnes portant un titre de matai — titre traditionnel de chef de famille — peuvent être élues députés. Le droit de vote s'acquiert à l'âge de 21 ans[6],[7].
Actuel
L'Assemblée législative est composée d'un minimum de 51 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales. Les électeurs votent pour un candidat dans leur circonscription, et celui réunissant le plus de suffrages est élu[8],[9]. Depuis un amendement adopté en 2013, un minimum de 10 % des sièges doivent cependant être occupés par des femmes, soit cinq députées. À défaut, des sièges supplémentaires sont attribués aux candidates dites « meilleures perdantes » ayant obtenu les meilleurs résultats sans être élues, jusqu'à ce le quota soit atteint. La composition de l'assemblée peut ainsi varier de 51 à 56 députés à l'issue des élections[10],[11].
Avant 2019
L'Assemblée législative est composée d'au moins 49 sièges dont 47 pourvus par la population autochtone au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales. Les « électeurs individuels » (métis ou non-autochtones) élisent les deux députés restants. Ne peuvent être élues députés que les personnes ayant un titre de matai reconnu — c'est-à-dire les « chefs de famille traditionnels ». Un titre de matai peut être détenu par une femme. Depuis les élections législatives de 2011, l'obligation légale d'être matai s'impose également aux deux représentants de la minorité non-autochtone. Les matai sont « désignés par consensus par leurs familles respectives »[12],[13].