Foodwatch
ONG de défense des consommateurs spécialiste de l'alimentation
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Foodwatch (de l'anglais food : aliment et watch : surveillance) est une organisation non gouvernementale de défense des consommateurs. L’organisation milite pour le droit des consommateurs de se voir proposer des aliments de qualité, sans risques pour la santé et comportant un étiquetage fiable et transparent. Elle joue un rôle de lanceur d'alerte[1].
| Fondation | |
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| Origine |
| Type | |
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| Forme juridique | |
| Siège | |
| Pays |
| Membres |
44 () |
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| Fondateur |
Thilo Bode (en) |
| Directrice France |
Karine Jacquemart |
| Directrice de l'information France |
Ingrid Kragl |
| Directeur |
Thilo Bode (en) |
| Organismes affiliés | |
| Chiffre d'affaires |
3,9 M€ () |
| Site web |
| OpenCorporates |
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Histoire
Foodwatch a été fondée en 2002 en Allemagne par l'ancien directeur international de Greenpeace Thilo Bode, en réponse au scandale de la crise dite « de la vache folle » (maladie de nom : Encéphalopathie spongiforme bovine, ESB).
Foodwatch a annoncé le lancement de sa première campagne française à Paris le [2]. Foodwatch France est une association loi de 1901 et une organisation financée par des dons privés[3].
À l’échelle européenne, l’organisation a critiqué fortement les règles d’étiquetage des aliments, accusant l’industrie alimentaire d'« arnaques »[4]. Après l’accident nucléaire de Fukushima, Foodwatch a demandé un embargo sur les importations alimentaires en provenance du Japon[5].
Avec d’autres organisations, comme Oxfam, Foodwatch a fait campagne contre la spéculation sur les denrées alimentaires sur les marchés financiers, qui pourrait causer une hausse des prix des aliments[6].
Méthode
Le mode opératoire de Foodwatch consiste à cibler des personnalités politiques et des marques, souvent par des pétitions, en leur demandant de changer leurs pratiques. Foodwatch a ainsi déjà fait reculer plusieurs grandes marques comme E.Leclerc, Danone, Vrai, Maggi (Nestlé)[7].
Foodwatch dénonce aussi les conflits d’intérêts qui nuisent aux consommateurs. Elle a plusieurs fois épinglé Coca-Cola et de grands groupes comme Nestlé, Unilever, PepsiCo, Mars et Mondelez[8].
Foodwatch France
| Fondation |
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| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaine d'activité |
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France) |
| Siège | |
| Pays |
| Site web |
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| RNA | |
|---|---|
| SIREN | |
| OpenCorporates |
Depuis son implantation en France, les thèmes de prédilection de l'association sont l'information nutritionnelle[9] et la lutte contre les fraudes alimentaires. Elle a été particulièrement active lors du scandale des œufs contaminés au fipronil[10],[11]. Elle fait également partie de plusieurs coalitions d'organisations, notamment sur les sujets du glyphosate et des traités de libre-échange[12] (CETA, TTIP). Foodwatch considère que le traité entre l’Union européenne et le Canada est antidémocratique et appelle à sa renégociation[13].
Foodwatch alerte également sur la contamination. L’ONG a porté ces sujets aux états généraux de l’alimentation, organisés à l’automne 2017 par le ministère de l’Agriculture français[14].
Foodwatch alerte également sur la contamination des aliments. À la suite des résultats de tests réalisés en laboratoire sur des aliments de grande consommation et publiés en octobre 2015, Foodwatch a révélé que 60 % des produits testés étaient contaminés aux huiles minérales toxiques[15]. Un an plus tard, six grands distributeurs se sont engagés à réduire cette contamination[16].
À l’occasion de la fête nationale, le 14 juillet 2017, Foodwatch a montré que plusieurs fabricants d’aliments faisaient croire que leurs produits étaient 100 % « made in France » alors que ce n’était pas le cas[17].
En mars 2025, Foodwatch France revendique près de 500 000 personnes abonnées à sa lettre d'information[18].
Lait infantile contaminé
En décembre 2025, Nestlé lance un rappel de laits en poudre pour bébés des marques Guigoz et Nidal suite à la détection dans une de ses usines aux Pays-Bas sur un lot de poudre de lait, de la présence de toxine céréulide, une toxine émétique (causant des vomissements) produite par la bactérie Bacillus cereus et susceptible de provoquer des troubles digestifs graves chez le nourrisson. Le 5 janvier 2026, Nestlé organise cette fois un vaste rappel en France de lots de laits infantiles en poudre. Le 21 janvier 2026, pour des raisons similaires, la firme Lactalis procède à un rappel de lots de lait infantile de la marque Picot, commercialisés en France en pharmacie et en grande distribution et la procédure est appliquée à des lots exportés dans 18 pays[19].
Dans le cas des laits infantiles contaminés Nestlé et Lactalis, les analyses ont relié la présence de cette toxine à l’incorporation d’acide arachidonique, un acide gras poly-insaturé de la famille des oméga-6, utilisé comme complément alimentaire dans les préparations pour nourrissons. Les investigations ont permis d’identifier l'origine de l'ingrédient, une huile riche en acide arachidonique, produite par un fournisseur en Chine[19].
Selon l’ONG Foodwatch, une dizaine d'usines Nestlé sont concernées par les contaminations. Le 5 janvier 2026 , des rappels massifs sont effectués sur plus de 800 marques commercialisées par Nestlé. Pour Lactalis, des lots sont identifiés en France dans l’usine de Craon, en Mayenne. En 2017, cette usine de la multinationale avait déjà tardé à détecter et retirer de la vente du lait infantile contaminé à la salmonelle[19].
Le 22 janvier 2026, deux enquêtes pénales sont ouvertes en France après la mort de nourrissons à Bordeaux et à Angers pour vérifier si un lien de causalité entre cette contamination et les décès, les deux bébés ayant consommé du lait de la marque Guigoz des lots ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination à la toxine céréulide[20].
Le 23 janvier 2026, l'ONG Foodwatch dépose plainte contre X pour faire toute la lumière sur ces rappels en France, des rappels de produits ayant également été effectués dans plus de 60 pays, alors qu'en décembre 2025, moins de 20 pays étaient concernés. Contrairement aux recommandations des industriels qui préconisent de prendre en photo les boîtes de lots contaminés puis de les jeter, l'ONG indique aux parents qu'il est important de garder les boîtes elles-mêmes comme preuves[21].