Forrières

section de Nassogne, Wallonie (Belgique) From Wikipedia, the free encyclopedia

Forrières (en wallon Forîre) est une section de la commune belge de Nassogne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Faits en bref Administration, Pays ...
Forrières
Forrières
Forrières vu de la Voie Notre-Dame de Haurt.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Marche-en-Famenne
Commune Nassogne
Code postal 6953
Code INS 83040G
Zone téléphonique 084
Démographie
Gentilé Forriérois(e)
Population 1 322 hab. (01/01/2025)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ nord, 5° 16′ est
Superficie 1 149 ha = 11,49 km2
Localisation
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Forrières
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    C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

    Étymologie

    A l'origine le nom du village s'écrivait sans le "s" final, car avant 1850 l’entité actuelle était constituée de deux villages distincts traversés par la L'Homme. Ces deux villages nommés Forrière Notre-Dame sur la rive est de la rivière et Forrière Saint-Martin sur la rive ouest avaient leurs propres lieux de cultes. Ce n’est que dans la seconde moitié du XIXe siècle que l’on décida de fusionner les deux villages en une seule entité appelée Forrières.

    Le nom de Forrières trouve son origine dans le mot forriere (fr. ancien) qui désignait une lisière de champs ou de forêt.

    Ou bien le nom « Forrières » veut dire « forer » (un puits de mine). Il s'agit d'une traduction ou d'une équivalence du vieux haut allemand boron qui a donné le nom bure. En fait « Bure » et « Forrières » ont la même étymologie. Le mot latin « foro » est apparenté au vieux haut allemand boron, on notera les resemblances phonétiques entre Forrières, foro, boron et bure. Voir l'étymologie de Bure en Moselle, France.

    Toponymie

    • Noms de lieux en rapport avec les champs, les prés et les sarts :
      • Longtchamps ;
      • Li Ronchy (signifiant : lieu envahi par les ronces) ;
      • Li tchamps dès nonins ;
      • Li tchamps Notre-Dame ;
      • Toûrnant di clintchamps : prairie à droite en direction de wavreille.
    Paysage.
    • Noms de lieux en rapport avec les forêts :
      • Li Bwès djinti (signifiant Le Bois gentil) - entre la Chavée et Rwamont ;
      • Li Cawe du bwès (signifiant La Queue du Bois) ;
      • A Naw' chène ou Nauchêne (dérivant du wallon Au Noû tchin.ne (signifiant Au nouveau chêne) ;
      • Li Grande Ramée ;
      • Li Pitite Ramée ;
      • Li Vî Tchin.ne (signifiant Le Vieux chêne) ;
      • Padrî l' bwès (signifiant Derrière le Bois).
    Deux façades famennoises remarquables anciennement sises respectivement aux n° 85 et 87 de la rue des Alliés.
    La ferme Saint-Monon.
    • Noms de lieux en rapport avec le patrimoine religieux :
      • Li Tchapèle dès Cochers (signifiant La Chapelle des Cochers) ;
      • Li Creûs dès Pitits Valèts (signifiant La Croix des Petits Enfants) ;
      • Li Cinse di Sint Monon (signifiant La ferme de Saint Monon).
    • Noms en rapport avec l'eau :
      • Li Ry dol Brandôye (signifiant Le ruisseau de La Brandoie) ;
      • Lieu-dit Nouve Fontin.ne (signifiant Nouvelle fontaine) ;
      • Lieu-dit Li Pompe ;
      • Lieu-dit Riau ;
      • Le ruisseau Ry dol Fosse ;
      • Le ruisseau Ry Veni encore appelé Ry de Lesterny ;
      • La rivière L'Homme ou encore Lhomme.
    Le vieux moulin.
    • Noms de lieux en rapport avec le relief :
      • Li Bosse di Monîye (signifiant vraisemblablement La petite colline du meunier car le moulin banal était situé à proximité) ;
      • Li Chavée ;
      • Li Culée (signifiant rue en cul-de-sac) ;
      • Li Conray ;
      • Li Fond Henry ;
      • Li Fosse (signifiant La Petite Dépression ou Le Petit Vallon) ;
      • l' Horzay ;
      • Li Platê [Platay] (signifiant Le petit plateau) ;
      • Li Plate do Riau (signifiant Le Plateau du ru) ;
      • Li Rwâmont (signifiant le Mont du Roi ou Le Mont Royal -terme qu'on trouve souvent dans la toponymie française sous la forme Montréal.
    • Autres noms de lieux :
      • Fochale: prairies situées à gauche de la route de wavreille lorsqu'on se dirige vers cette localité ;
      • Haye landin : entre Noir pré et Ambly ;
      • Haye do Nwâr Prè : Vieille route de Ambly ;
      • Inte lès bans désignant un lieu situé entre Forrières et Ambly où les habitants de Forrières et d'Ambly avaient coutume de se rencontrer pour régler leurs litiges à l'amiable ;
      • Inzomet ;
      • Hadjète : situé entre le noir pré et la fosse ;
      • Lamsoûle ;
      • Lègnîr ;
      • lôneu : le terrain de football de Forrières ;
      • Prè d'Aufe ;
      • Su Tchantî ;
      • Su Walausse ;
      • Su l' Faljau : derrière la ferme Questiaux – prairies situées entre la Voie Notre-Dame et la rue de Lesterny.
    • Noms de lieux en rapport avec une industrie ou un monument remarquable :
      • Lès cuvlées do diâle ou Lès pîres do diâle signifiant les pierres du diable (dolmens) ;
      • les Tchafors. (signifiant Fours Chauds mais étant en fait des Fours à Chaux) ;
      • Li Sabotrîye (signifiant La Saboterie).
    La L'Homme, route de Masbourg.
    • Rues, routes et ruelles :
      • La rue des Alliés ;
      • La rue du basteau ;
      • La rue de la Chavée ;
      • La rue d'Eccourt ;
      • La rue de la Culée (rue en cul-de- sac) ;
      • La rue de Jemelle ;
      • La rue de Lesterny ;
      • La rue de Masbourg ;
      • La rue Mélard ;
      • La route des Catchèts ;
      • La route de la Chapelle des Cochers ;
      • La route de la Fosse ;
      • La ruelle de la Culée ;
      • La vieille route d'Ambly ;
      • La vieille route de Bure ;
      • La vieille route de Lesterny ;
      • La vieille route de Marche-en-Famenne ;
      • La vieille route de Nassogne ;
      • La vieille route de Rochefort.

    Géographie

    Forrières est un village situé au croisement de deux grandes régions géologique, la Famenne et l'Ardenne.

    • Altitude : de 200 à 367 m.
    • La localité est traversée par une rivière portant le nom pittoresque de la L'Homme. Cette rivière y est quant à elle alimentée par les ruisseaux de la Brandoye, du Ry de la Fosse ou Ry de Bonne Fosse et du Ry Veni ou Ry de Lesterny.


    Démographie

    • Source : INS recensements population.
    Lès cuvlées do diâle (Les pierres du diable).

    Histoire

    La présence humaine est vérifiée en cet endroit dès la période néolithique. En effet, un rapport écrit en 1849 par le juge et archéologue marchois J.B. Geubel atteste qu’on y trouvait encore à cette date, six dolmens disposés en cercle et comptant dix-huit mégalithes. Il ne reste malheureusement aujourd’hui que six grosses pierres appelées « Pîres do diâle », « Cuvlées do diâle » ou « Les Pierres du Diable » (en français) reposant dans un pré au lieu-dit Inzomet. À la fin du XIXe siècle, les autres mégalithes auraient été cassés, réduits en cailloux et utilisés pour empierrer une route proche.
    En 1897, des fouilles superficielles menées par les services des Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles ont livré 2 éclats de silex, des fragments d'os et quelques tessons, permettant ainsi d’étayer les vérifications faites par J.B. Geubel. Plus récemment la région wallonne a classé le site et on espère qu’un jour le site sera aménagé comme il le faudrait.

    Équipe réquisitionnée par l'occupant dans les bois de Forrière en 1916.
    Soupe scolaire à Forrière en 1918.
    La statue de Saint-Roch et ses porteurs lors de la procession du 16 août 1953.

    En 746, on trouvera la première mention écrite du village Ferario (son premier vocable connu) dans une charte de l’époque de Carolingienne.

    En 1067, on trouvera mention d'un certain Waro de Foriers en tant que signataire d’une charte de Frédéric de Luxembourg (Duc de Basse Lotharingie) concernant le prieuré de Longlier. Au milieu du XIIe siècle, le village ainsi que les villages environnants qui dépendaient du Comté de La Roche échurent à Wéry de Walcourt. Ce qui déclencha une longue guerre de succession entre les Comtes de Luxembourg et les seigneurs de Rochefort. Cette guerre ne prit fin qu'à la signature du traité de 1317 entre le roi de Bohême et Jean de Rochefort confirmant ce dernier comme étant bien le possesseur des terres revendiquées.

    Outre les désastres amenés par cette guerre de succession, le village eut encore à subir les ravages de la peste en 1636. C'est d'ailleurs à cette époque que les rescapés de cette épidémie firent bâtir une chapelle à Saint Roch pour le remercier de la protection qu'il leur avait accordée. Un procession fut même organisée le 16 août dans le village jusqu'au début du XXIe siècle.


    À peine remis de ces malheurs, en 1640 ce sont les lorrains qui détruisirent le moulin banal du village. Pour couronner le tout la soldatesque du Grand Condé incendia quatorze ans plus tard la bouverie construite par les seigneurs de Rochefort.

    Commune du département de Sambre-et-Meuse créée par la réunion des localités de Forrières et Lesterny, elle fut transférée à la province de Luxembourg après 1839.

    Lesterny s'en détacha en 1907 pour former une commune propre.

    Dès le 6 août 1914 le village fut envahi par l’armée allemande dont certaines unités avaient poussé une reconnaissance jusque Dinant. Ces années de guerre appauvrirent considérablement la population suite aux réquisitions imposées par l’occupant. La nourriture vint tellement à manquer qu’il fallut organiser des soupes populaires dans les écoles pour les enfants. Les hommes qui n’avaient pas été mobilisés dans l’armée belge furent régulièrement soumis au travail obligatoire au profit de l’armée allemande. C’est ainsi que nombre d’entre eux furent amenés à construire des chemins forestiers et des emplacements pour stoquer des munitions dans les bois de Forrières et des environs. Ce fut particulièrement le cas lors de la préparation de l’offensive allemande de 1916.

    Liste des bourgmestres de 1803 à 1977

    Inauguration du nouveau pont des Battes le 25 octobre 1952 en présence du bourgmestre Gustave Verhaeghe.
      • Fraselle J.J. 1803-1815;
      • Jouret Pierre Jh 1815-1830;
      • Incoul Charles 1830-1858;
      • Jadot Hubert Xavier 1858-1860;
      • Incoul Guillaume 1861-1891;
      • Rochette Remacle 1892-1914;
      • Poncelet Prosper, bourgmestre ff. 1914-1918;
      • Louis Hubert, bourgmestre ff.1918-1921;
      • Baijot Louis Edouard, bourgmestre ff. 1921.;
      • Louis Hubert 1921-1926;
      • Grandmont François 1927-1932
      • Paul Jean-Baptiste 1933-1938
      • Simonet Edward 1939-1943
      • Cugnon Louis, bourgmestre ff. 1943-1945;
      • Cugnon Louis 1945-1947;
      • Verhaeghe Gustave 1947-1958;
      • Ansotte Joseph 1959-1976.


    Patrimoine et culture

    Enseignement

    Économie

    La L'Homme au pied de l’église Saint-Martin.

    La metallurgie fut pratiquée au XVIe siècle dans la région et en particulier à Lamsoul, lieu-dit s'étendant en particulier sur Forrières. Une société se forma en 1717 pour exploiter les mines de fer, de plomb et de cuivre de Forrières et environs. Après avoir connu toutes les vicissitudes dont il est question dans son histoire, fort heureusement pour Forrières, le XVIIIe siècle fut moins perturbé. C'est alors qu'on prospecta son sol et qu’une société y trouva et y exploita même un petit temps une mine de fer au lieu-dit « sul plate ». Au XIXe siècle, la découverte et l'exploitation de carrières de pierres à chaux allait non seulement permettre de construire des bâtiments plus solides et d'améliorer l'amendement des sols mais allait stimuler aussi la construction de routes permettant d'exporter la chaux vers les villages voisins.
    À la même époque, la mise en service de la ligne de chemin de fer Namur-Arlon allait compléter en beauté le désenclavement de la commune. Plus tard, les importants ateliers ferroviaires ainsi que les ateliers de la poste et des télégraphes de Jemelle allaient fournir jusqu'il y a peu du travail à de nombreux habitants du village.

    L'ancien pont des « Bates ».

    L'agriculturese se développa rapidement entre 1834 et 1866. La superficie des terres de cultures passant de 26,61 à 59,88 % de la surface de la commune. La mise en valeur des terres incultes de Forrièrs, qui couvraient 42,28 % en était la cause. Cependant dès avant la fin du XIXe siècle, les terres, les cultures connaissaient une certaine désafection, qui n'a fait que croître et s'accentuer au XXe siècle. Les prairies et les bois ont vu leurs superficies s'accroître en ce siècle. Les bois couvraient 30,72% de la commune en 1970. Les carrières et le travail du bois fournissaient la majorité des emplois en 1835. Depuis les carrières ont cessé toute activité et le travail du bois ne survit plus. De plus les métiers de la construction ont perdu beaucoup de leur importance après le dernier conflit

    Actuellement, seul l'Institut médico pédagogique de la Province de Luxembourg, les écoles, un petit atelier de mécanique, l'entreprise familiale de chez Durand, les commerces et quelques exploitations agricoles permettent encore à un petit nombre d'habitants de trouver du travail sur place. Les autres habitants sont devenus des navetteurs. Toutefois la qualité de vie du village, l’excellence de son emplacement au point de vue voies de communication ainsi que le développement d'un nouveau type de tourisme « vert » permettent réellement d'espérer en la création de ressources nouvelles dans les années à venir. Cet espoir se vérifie déjà dès à présent. En effet de plus en plus de jeunes s'installent dans le village et y ont des enfants. Par conséquent, le bilan démographique positif est encourageant pour l’avenir de la localité.

    Le nouveau pont des « Bates » sur la L'Homme.

    Vie associative

    Voir aussi

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    Bibliographie

    • CUGNON, Paul., Un coin du Luxembourg : Forrières ; tourisme, histoire, archéologies, folklore, Bruxelles, Le Secrétariat permanent, 1947.
    • LASSANCE, Willy., Trois hauts lieux de l'Ardenne dans l'histoire Saint-Hubert, Amberloup, Nassogne, Bruxelles, Musin, 1977.
    • HASQUIN, H., Communes de Belgique, Tome 1. WALLONIE, page 508 et 509, LA RENAISSANCE DU LIVRE - 1980.
    • Léonard, D., Forrières dans Terres entre Wamme et Lhomme (cercle d'histoire de l'entité de Nassogne), 2000, pages 15 et 16.
    • Cloquet, L,. Des dolmens en Belgique et spécialement des dolmens de Wéris et de Forrières, 1890-1891. Bulletin de la Société d’Anthropologie de Bruxelles, IX, p. 80-96.
    • de Loë, A., Fouilles au pied des « Pierres-du-Diable » à Forrières, 1903, Bulletin des Commissions royales d’Art et d’Archéologie, XLIII, p. 122-124.

    Source et lien externe

    Articles connexes

    Liens externes

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