France Plus
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France Plus est l'association fondée en 1985 par Arezki Dahmani (maître de conférences à l'Université Paris-XIII), après la première Marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, et la Convergence 84. C'est un mouvement républicain, laïque, pluraliste et s'intéressant aux droits de l'homme. Il réunit des jeunes français d'origine maghrébine.
Objectifs
France Plus est créée au printemps 1985. Son but est de défendre les droits des enfants d'immigrés, et favoriser l'intégration et les droits civiques : elle mène une campagne pour inciter les Français d'origine maghrébine à s'inscrire sur les listes électorales et à se présenter à diverses élections.
Kader Arif figure parmi ses fondateurs et est le vice-président de France Plus[1] et Nacer Kettane, le PDG de Beur FM, militera pour l'association[2].
Début 1988, lors d'une conférence de presse filmée par FR3 Paris Île de France (devenu France 3), le président Arezki Dahmani précise : « Nous voulons le droit à la ressemblance, l'égalité devant la justice, le logement et l'éducation. »[3]. La même année, Rachid Kaci rejoint l'association et en devient vice-président. France Plus se pose en concurrent de SOS Racisme[4].
En 1989, l'association organise la présentation de candidats issus de l'immigration aux élections municipales. Le , FR3 diffuse le portrait d'un de ces candidats éligibles, Rabah Tounsi[5], fondateur de Stop Galère à La Courneuve. Sur mille candidats présentés par l'association aux élections municipales françaises de 1989, sont élues 506 personnalités issues de l'immigration[5]. Des associations locales considèrent cela comme un « parachutage »[6].
Selon le sociologue Vincent Geisser, l’association véhiculait une vision traditionnelle de la place des minorités dans l’État-nation : celles-ci doivent se fondre dans le creuset commun, renoncer à affirmer publiquement leurs particularismes. Dans l'affaire des foulards de Creil, France Plus a soutenu la décision du directeur de collège, Ernest Chénière, d’exclure deux jeunes filles musulmanes qui refusaient de retirer leur voile dans l'établissement.
Disparition
France Plus bénéficiait, de la part des pouvoirs publics, de subventions se montant jusqu'à 4 millions de francs par an. Dans les années 1990, la gestion des fonds par Arezki Dahmani est analysée par un audit du Fonds d'action sociale. Le déséquilibre des finances de l'association débouche sur sa mise en redressement judiciaire : le , le tribunal prononce la liquidation de France Plus[7],[8].