François-Benjamin Chaussemiche
architecte français
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Benjamin Chaussemiche, de son nom complet François-Benjamin Chaussemiche, né le à Tours et mort le à Paris (6e arrondissement), est un architecte français.
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École nationale supérieure des beaux-arts (à partir de ) |
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Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine Société centrale des architectes français (d) |
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Biographie
Élève de Louis Jules André, puis de Victor Laloux, à l'École nationale supérieure des beaux-arts, Benjamin Chaussemiche reçoit de nombreux prix au cours de son cursus dont le 1er Grand Prix de Rome d'architecture en 1893[1]. Il reste ainsi en Italie de 1894 à 1897 comme pensionnaire de la Villa Médicis. A son retour, il collabore avec son ancien maître Victor Laloux alors chargé de la construction de la Gare d'Orsay[2].
En 1898, il intègre l'administration des Bâtiments civils et Palais nationaux à travers la fonction d'inspecteur qu'il exerce au Palais du Louvre et des Tuileries (1900-1904). En 1904, toujours dans cette même administration, il accède à la fonction d'architecte en chef qu'il occupe entre 1904 et 1933 au sein de différentes institutions[2] :
- l’Ecole des langues orientales (1902-1913)
- l’Ecole nationale d’horticulture de Versailles (1913-1933)
- le domaine du palais de Versailles et du Trianon (1913-1924)
- le Musée Guimet, l’Institut national des sourds-muets et le Museum d’Histoire naturelle (1925-1933)
- architecte conseil des services pénitentiaires, au ministère de la Justice (1915-1933).

Parmi ces différentes affectations, il réalise plusieurs projets importants tels que la Singerie et la Galerie Botanique du Museum d'Histoire Naturelle[2]. Architecte en chef du château de Versailles, il imagine un projet controversé visant à réhabiliter une partie de la "Vieille aile" du palais afin de pouvoir exposer les Globes de Coronelli offerts au roi Louis XIV[3]. Si le projet n'aboutit pas, il permet tout de même à Benjamin Chaussemiche de gagner la grande médaille d’argent de la Société Centrale des architectes dans la catégorie « monuments français » en 1919[3]. En poste durant la Première Guerre mondiale, il participe activement à la protection des œuvres du domaine, notamment celles du parc et des jardins[4] .
Sa carrière est par ailleurs marquée par plusieurs autres prix, à l'instar d'une médaille de 2e classe en 1899 au Salon des artistes français et une médaille d'honneur en 1913, année où il passe en hors-concours[5]. Il est de plus est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1911[6].
Révoqué de ses fonctions en 1933 par le ministre de l’Éducation Anatole de Monzie, Benjamin Chaussemiche voit cette décision annulée par le Conseil d’État en 1936. Toutefois, cette réintégration reste théorique : ayant alors dépassé l’âge limite fixé pour les architectes en chef (70 ans), il ne peut reprendre ses fonctions[7].
En 1950 son épouse légua au musée des Beaux-Arts de Tours un tableau représentant Une Fuite en Égypte qui, en 1956 fut reconnu comme étant de Rembrandt. Cette attribution ne fait plus l'unanimité aujourd'hui.
Distinctions
Officier d'académie (1901)
Officier de l'Instruction publique (1910)
Chevalier de la Légion d'honneur (1911)
Œuvres
- 1903, restauration du Temple de Jupiter Anxur (Terracine, Italie)
- 1908, grand établissement thermal de Châtelguyon
- Musée d'Alésia (Alise-Sainte-Reine)
- 1913, restauration du palais et des jardins de Versailles, ainsi que du grand et du petit Trianon
- 1920, reconstruction totale du château de Monceaux à Méhoudin
- Galerie de Botanique du Muséum national d'histoire naturelle, à Paris.
- 1934, Nouvelle singerie de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris, où sont actuellement logés les orangs-outans de Bornéo.
- 97 dessins, offerts en 2000 au musée des Beaux-Arts de Tours par Monsieur Brauwald.
- Une des volières de la Nouvelle singerie de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris.
- Loges extérieures de la Nouvelle singerie de la Ménagerie du Jardin des plantes de Paris.