François Chabas

égyptologue français From Wikipedia, the free encyclopedia

François Joseph Chabas, né le à Réguigné, hameau de la commune de Briançon et mort le à Versailles, est un paléontologue et égyptologue français.

Décès
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VersaillesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Président Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire, Conseiller municipal de Chalon-sur-Saône ...
François Chabas
Fonctions
Président
Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire
Conseiller municipal de Chalon-sur-Saône
Biographie
Naissance
Décès
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VersaillesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Revue archéologique, L'Égyptologie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Signature dans son dossier de Légion d’honneur.
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Membre de diverses académies, il est l'un des pionniers de l’égyptologie dans la droite ligne de Vivant Denon, et un archéologue distingué. Président de la chambre de commerce et d'industrie de Chalon-Autun-Louhans, il devient président du conseil général de Saône-et-Loire.

Biographie

Fils de Vincent Chabas, capitaine d'infanterie de ligne, agent général d'assurances, chevalier de la Légion d'honneur, et de Marie Françoise Ferrus, François Joseph Chabas étudie à Chalon-sur-Saône. Autodidacte, il apprend le latin, le grec, l’hébreu, l’anglais et d'autres langues, pendant ses six ans d’apprentissage dans la maison de commerce de ses oncles, à Nantes. Attiré par l'anthropologie, il apprend également l'ancien égyptien[1].

Rentré à Chalon, en 1837, il devient marchand de vin, tout en continuant à étudier l’allemand, l’italien et l’espagnol. Travailleur infatigable, commerçant en vins de profession et président de la chambre de commerce et d'industrie de Chalon-Autun-Louhans, il soumet de nombreuses communications concernant la géologie, la minéralogie, la paléontologie et l’archéologie à diverses sociétés savantes locales, et fait de Chalon le centre d’une « université européenne », nouant des contacts à la fois amicaux et professionnels avec les plus éminents orientalistes de son temps. Sa vocation égyptologique se déclare en 1852, à la lecture d’une série d’articles de Nestor L'Hôte dans le Magasin pittoresque, et bientôt cette passion pour l'Égypte le propulse bien vite aux plus hautes destinées.

Il a publié une cinquantaine d'ouvrages scientifiques. Il est le premier à déchiffrer le plus ancien livre du monde, le papyrus Prisse, véritable traité de sagesse égyptienne ; il écrit aussi Voyage d'un Égyptien en Syrie, Phénicie et Palestine au XIVe siècle avant notre ère, ouvrage rappelant l'histoire d'Abraham et de la Terre Promise.

Il s'occupe aussi de la traduction du papyrus Amherst, du papyrus Abbott et du papyrus de Turin, de l’étude du traité de Ramsès II et des Khétas (Hittites), du décryptage de la requête à Amenhotep, des papyrus de Bologne et des maximes morales d’Ani, des maximes morales de Ptahhotep, de l’étude des monnaies, des poids et mesures, dont il a le premier déterminé les étalons principaux, des papyrus moraux et autres correspondances contenus dans les papyri du British Museum, des musées de Berlin, de Bologne, etc…

Il effectue aussi des recherches fructueuses dans le domaine de la paléontologie et de la préhistoire européenne, entre autres la grotte de la Verpillière à Mellecey[2],[3]. En 1865, il est élu membre étranger de l'Académie royale néerlandaise des arts et des sciences[4] et, en 1869, membre de la Société américaine de philosophie[5].

En 1875, il ressent les premiers symptômes du mal qui devait l’emporter. Quoique fatigué, il tente, l’année suivante, de prendre une part active aux travaux du Congrès provincial des Orientalistes, convoqué à Saint-Étienne, mais doit, sérieusement malade, quitter le Congrès avant la séparation. Après quelque repos, il reprend ses activités, notamment avec la direction éditoriale, entre 1876 et 1880, avec la recommandation d’Eugène Revillout, du journal L'Égyptologie, dont les travaux portaient essentiellement sur l'expulsion des Hyksôs, et pour laquelle il recrute l'abbé Wagner et de Pontlevoy, lorsqu’une nouvelle atteinte du mal qui l’avait déjà frappé à Saint-Étienne vient abattre complètement ses forces, le forçant à passer une partie de l’année à Sennecey-le-Grand. Il ne cesse d'habiter la région que lorsque la paralysie dont il est mort l'a exilé à Versailles[6]. À l’issue de ses obsèques dans cette ville, il a été inhumé au cimetière Saint-Louis de Versailles.

À Chalon-sur-Saône, un monument perpétuant le souvenir de l'égyptologue a été érigé dans le square Chabas. Constitué d'un buste, d'un sphynx et d'une pyramide sur socle de pierre, il est l'œuvre du sculpteur Georges Granger (d). Le buste de bronze, dû au sculpteur Denys Puech, a été détruit en 1944, sous prétexte de la mobilisation des métaux non ferreux[7].

Bibliographie

Publications

  • Études égyptiennes : Une inscription historique du règne de Seti Ier, Tiré à part des Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône, Chalon-sur-Saône, J. Dejussieu, , 37 p., in-4º (OCLC 248923126).
  • Un hymne à Osiris, Tiré à part de la Revue archéologique, Paris, , 81 p. (lire en ligne sur Gallica).
  • Voyage d'un Égyptien en Syrie, en Phénicie, en Palestine au XIVe siècle avant notre ère : traduction analytique d’un papyrus du Musée britannique, Paris, , viii, 420 p., 27 cm (OCLC 950547589, lire en ligne sur Gallica).
  • Détermination métrique de deux mesures égyptiennes de capacité, Paris, Maisonneuve, , 20 p., in-8º (OCLC 1044625263, lire en ligne).
  • Les Pasteurs en Égypte, Mémoire publié par l'Académie Royale des Sciences à Amsterdam, Amsterdam, C.G. van der Post, , 56 p., 27 cm (OCLC 320239561, lire en ligne).
  • Traduction complète des inscriptions hiéroglyphiques de l'obélisque de Louqsor, place de la Concorde à Paris, Paris, Maisonneuve, , 13 p., in-8º (OCLC 64693284, lire en ligne sur Gallica). — Disponible sur WikiSource.
  • Mélanges égyptologiques trois séries en quatre volumes »], Paris, Benjamin Duprat, 1862-1873, 138, 363, 688, 3 vol. in 2. : ill. ; in-8º (OCLC 812787404, lire en ligne).
  • Étude sur l'antiquité historique d'après les sources égyptiennes et les monuments réputés préhistoriques, Paris, Maisonneuve et Cie, , 559 p., fig. et pl. ; in-8º (OCLC 1176870017, lire en ligne sur Gallica).
  • Recherches pour servir à l'histoire de la XIXe dynastie : et spécialement à celle des temps de l'Exode, Paris, Maisonneuve, , viii, 176 p. (OCLC 5744812, lire en ligne).
  • « De la circoncision chez les Égyptiens », Revue archéologique, vol. 3, , p. 298–300 (ISSN 2104-3868, lire en ligne).

Biographie

  • Emmanuel Mère, François Chabas, profession égyptologue, Nanton, Hérode, , 95 p., illustr. ; in-8º (ISBN 978-2-90897-123-1, OCLC 56766177, lire en ligne).
  • Louis-Jeannin-Naltet, Un siècle de vie économique en Saône et Loire : 1843-1943, Chalon-sur-Saône, Imprimerie du Courrier, , 238 p., in-8º, p. 207-215.

Notes et références

Liens externes

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