Françoise Trehet
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Françoise Trehet (Saint-Mars-sur-la-Futaie, - Ernée, ) est une sœur de la charité de Notre-Dame d'Évron reconnue martyre et bienheureuse par l'Église catholique.
| Françoise Tréhet | |
| Bienheureuse, martyre | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | à Saint-Mars-sur-la-Futaie |
| Date de décès | (à 37 ans) |
| Lieu de décès | à Ernée) |
| Ordre religieux | sœur de la Charité de Notre Dame d'Évron |
| Vénérée à | Saint-Pierre-des-Landes |
| Béatification | par Pie XII |
| Fête | 13 mars |
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Biographie
Origine
Françoise Tréhet voit le jour dans une famille de propriétaires terriens aisés le . On sait peu de choses sur son enfance à Saint-Mars-sur-la-Futaie, mais son destin tragique est gravé dans l'histoire[1].
Des débuts à Évron et Saint-Pierre-des-Landes
Rapidement dévouée au service de l'Église, Françoise Tréhet prononce ses vœux chez les Sœurs de la charité de Notre-Dame d'Évron. Elle s'occupe de l'éducation des petites filles et s'engage dans diverses œuvres de charité[1]. Sœur de la Charité de Notre Dame d'Évron, elle soigne et porte secours à tous ceux qui ont besoin de son aide.
Dotée d'un caractère affirmé et d'une grande volonté, la jeune femme est invitée à ouvrir une école paroissiale à Saint-Pierre-des-Landes, assistée dans cette tâche par Jeanne Véron[1]. Ensemble, les deux religieuses enseignent et apportent leur aide aux malades de la paroisse[1].
Révolution et Terreur
Conscientes des dangers de la Révolution française et de la Terreur imminente, les sœurs Françoise et Jeanne tentent de se cacher au mieux, mais sont finalement dénoncées et arrêtées. Le , Françoise Tréhet est interrogée par la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne[1], qui l'accuse d'avoir protégé des réfractaires et de « panser les blessures des soldats du roi ». Toujours ferme dans ses convictions, elle déclare à ses juges que « les bleus ou chouans, tous sont mes frères en Jésus-Christ ; je ne refuse de soins à personne ». Lorsqu'on lui demande de crier « longue vie à la République », elle refuse et est immédiatement condamnée à mort[1].
Martyr de la Révolution
Le jour même, elle se dirige vers l'échafaud, installé à Ernée, en chantant le Salve Regina. Âgée de seulement 37 ans, elle fait preuve d'un courage remarquable[1]. Une semaine plus tard, Jeanne Véron subit le même sort, avec la même bravoure. Toutes deux furent victimes du même accusateur public, Jean-Baptiste Volcler, un religieux et révolutionnaire[1].
Le pape Pie XII béatifie Françoise Tréhet avec les 14 martyrs de Laval le 19 juin 1955, en même temps qu'un curé et trois religieuses également guillotinés en 1794[2].
Sources partielles
- Isidore Boullier, Mémoires ecclésiastiques concernant la ville de Laval et ses environs.