Fretin

commune française du département du Nord From Wikipedia, the free encyclopedia

Fretin [fʁətɛ̃] est une commune française située dans le département du Nord. Fretin fait partie de la Métropole européenne de Lille et de la Flandre française.

Faits en bref Administration, Pays ...
Fretin
Fretin
Fretin au fil des Voyettes.
Blason de Fretin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Marie-Jeanne Marseguerra
2023-2026
Code postal 59273
Code commune 59256
Démographie
Gentilé Fretinois
Population
municipale
3 214 hab. (2023 en évolution de −4,91 % par rapport à 2017)
Densité 244 hab./km2
Population
unité urbaine
17 984 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 50° 33′ 29″ nord, 3° 08′ 06″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 54 m
Superficie 13,17 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Templeuve-en-Pévèle
(ville-centre)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Templeuve-en-Pévèle
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Fretin
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Fretin
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Fretin
Liens
Site web ville-fretin.fr
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    Géographie

    Fretin dans son canton et son arrondissement.

    Situation

    Fretin se situe dans le pays du Mélantois, à la limite de la Pévèle en Flandre romane, à 9,5 km au sud-est de Lille (13,5 km par la route).

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Marque, la Ferme Castel[1] et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].

    La Marque, d'une longueur de 32 km, prend sa source dans la commune de Thumeries et se jette dans le canal de Roubaix à Wasquehal, après avoir traversé 25 communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques de la Marque sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,248 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 7,3 m3/s, atteint le [4].

    L'aménagement du « marais Warlet » a donné lieu à la reconstitution des prairies et des zones boisées humides sur 22 hectares[5],[6].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 120 km2 de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de 40 km de long et de 25 km de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille[7].

    La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 691 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à 4 km à vol d'oiseau[14], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station LILLE-LESQUIN (59) - alt : 47 m, lat : 50°34'12"N, lon : 3°05'51"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 1,7 1,9 3,8 5,9 9,3 12,1 14,2 14 11,4 8,4 4,9 2,3 7,5
    Température moyenne (°C) 4,1 4,7 7,5 10,5 13,8 16,7 18,9 18,8 15,8 11,9 7,6 4,7 11,3
    Température maximale moyenne (°C) 6,6 7,5 11,2 15 18,4 21,3 23,7 23,7 20,2 15,4 10,3 7 15
    Record de froid (°C)
    date du record
    −19,5
    14.01.1982
    −17,8
    21.02.1956
    −10,5
    13.03.13
    −4,7
    09.04.1968
    −2,3
    03.05.1967
    0
    02.06.1962
    3,4
    05.07.1964
    3,9
    31.08.1956
    1,2
    23.09.1979
    −4,4
    28.10.1950
    −7,8
    24.11.1998
    −17,3
    29.12.1964
    −19,5
    1982
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    15,2
    18.01.07
    19
    24.02.21
    24,8
    31.03.21
    27,9
    15.04.07
    31,7
    27.05.05
    34,8
    28.06.1947
    41,5
    25.07.19
    37,1
    08.08.20
    35,1
    15.09.20
    27,8
    01.10.11
    20,3
    06.11.18
    16,1
    31.12.22
    41,5
    2019
    Ensoleillement (h) 62,2 73,6 127,3 175,9 195,7 201,5 209,7 196,8 155,3 115,3 61,7 52,5 1 627,4
    Précipitations (mm) 58,2 50,8 52,1 45,3 61,6 63,7 67,8 71,3 56,8 64,1 75 73,3 740
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    24,6
    23.01.1990
    21,8
    12.02.1996
    39,1
    05.03.12
    28,7
    03.04.1953
    45,4
    30.05.16
    48,6
    22.06.1951
    59,4
    03.07.05
    62,8
    19.08.05
    50,7
    15.09.1970
    55,7
    10.10.13
    32,9
    09.11.1966
    34,8
    26.12.1999
    62,8
    2005
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    Source : « Fiche 59343001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    6,6
    1,7
    58,2
     
     
     
    7,5
    1,9
    50,8
     
     
     
    11,2
    3,8
    52,1
     
     
     
    15
    5,9
    45,3
     
     
     
    18,4
    9,3
    61,6
     
     
     
    21,3
    12,1
    63,7
     
     
     
    23,7
    14,2
    67,8
     
     
     
    23,7
    14
    71,3
     
     
     
    20,2
    11,4
    56,8
     
     
     
    15,4
    8,4
    64,1
     
     
     
    10,3
    4,9
    75
     
     
     
    7
    2,3
    73,3
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Fretin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Templeuve-en-Pévèle[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[19]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[20],[21].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (30,2 %), zones urbanisées (11,1 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), zones humides intérieures (2,4 %), prairies (1,3 %), forêts (1 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    La gare de Fretin est desservie par des trains TER Hauts-de-France effectuant des missions entre les gares de Lille-Flandres et de Valenciennes.

    La commune est desservie, en 2023, par les lignes 68, Z2, Z3, Z8 et par les lignes de transport à la demande 20R et 69R du réseau Ilévia ainsi que par les lignes 855, 870 et 871 du réseau interurbain Arc-en-Ciel 2[23].

    Toponymie

    Le nom de la localité est mentionné sous les formes Fretin en 1107; de Fritinio en 1108; Firtin en 1174[24]; Fertin en 1218, dans le titre de la Maison de Harnes, puis en 1245 il figure dans le cartulaire de Saint-Etienne de Lille, et dans celui du cartulaire de l' Abbiette de Lille en 1279.

    Du nom de personne germanique Frittin[24], pris absolument.

    Fretin s'écrit Fraaituin en flamand[25]

    Histoire

    Fretin. - Le monument aux Morts

    En , les habitants de Fretin obtinrent de la comtesse Marguerite le droit de pâturage pour leurs bestiaux dans les marais de leur voisinage, moyennant une redevance annuelle de quarante sols, monnaie de Flandre, payables à Lille.

    En 1480, pendant la guerre que Louis XI menait contre la maison capétienne de Bourgogne, cent-vingt cavaliers français firent un grand ravage dans les environs de Lille et emportèrent un grand butin. À leur retour ils furent attaqués à Fretin par les paysans et perdirent quinze hommes. Les autres furent tous faits prisonniers et amenés à Lille.

    Fretin était une terre franche, elle faisait l'objet de privilèges, dépendante de la juridiction de Cysoing.

    En avril 1675, sont données à Versailles, des lettres confirmant l'érection de la terre de Fretin en baronnie. Fretin avait été érigée en baronnie par le roi d'Espagne en 1666, mais les guerres n'ont pas permis que les lettres effectuant cette érection soient enregistrées[26].

    En , John Churchill (1650-1722), 1er duc de Marlborough, baron Churchill (1682), comte de Marlborough (1689), y établit son quartier général, afin de marcher directement sur Paris. Mais conseillé par le prince Eugène, plus prudent, les Alliés feront le siège de Lille, la plus puissante forteresse d'Europe à l'époque. Tandis que le duc commande les forces de couverture, le prince supervise le siège de la ville qui se rend le . La campagne sera close le avec la prise de la citadelle de Lille qui marquera un succès remarquable pour les Alliés[27].

    Avant la Révolution française, Fretin était le siège d'au moins une seigneurie, ce qui explique pourquoi plusieurs personnages différents sont dits seigneurs de Fretin à des dates très proches ou qui se chevauchent.

    Jacques de Lannoy, seigneur de Fretin et Paul de Lannoy, seigneur du Chastel, frères de Jean de Lannoy, anobli le , moyennant finances[28], bénéficient le 10 mars 1642, de lettres d'anoblissement données à Madrid moyennant finances. Paul de Lannoy est allié à la noble famille de Forest (Forest-sur-Marque?), a été pendant plus de vingt ans capitaine de la bourgeoisie de Lille, et a rendu comme ses frères de grands services au roi. Jean de Lannoy, frère de Paul et de Jacques, a été pendant plus de vingt ans, capitaine, bourgeois de Lille et marié en 1614 avec Marie des Barbieux, dame des Pretz. Les trois sont fils de Jacques de Lannoy, seigneur du Plantis (Le Plantis?) ou de Plantos, demeurant à Lille, allié à la famille des Barbieux honorée du degré de chevalerie en 1628. Leur oncle maternel, seigneur de Rabodenghe et de La Boutillerie (sur Fleurbaix?), neuf fois mayeur (maire) en chef de la ville de Lille a rendu de grands services au roi. Ils sont de noble extraction, leurs titres ont été perdus et égarés pendant les guerres, notamment lorsque la maison de Henri de Lannoy, leur bisaïeul, domicilié à Cysoing a été brûlée en 1513, pendant le siège de Tournai (bataille de Guinegatte) par les Anglais et aussi quand la maison de Pierre de Lannoy, leur aïeul, fut brûlée au grand feu de Lille en 1545 avec tous ses meubles et papiers[28].

    Emmanuel d'Haussy est seigneur de Fretin en avril 1675, lorsque la terre de Fretin est érigée en baronnie. Fretin avait été érigée en baronnie par le roi d'Espagne en 1666. Son château de Fretin où il réside normalement a été plusieurs fois pillé par des gens de guerre et les titres ont été perdus[26].

    Pierre-Allard de Lannoy (1657-1717), fils de Michel de Lannoy, seigneur du Carnoy, anobli à Aranjuez le , bourgeois de Lille le , créé chevalier le , bourgeois d'Arras le , et de Marie Marguerite de Croix[29], bénéficie le 7 août 1699, à la suite de sa requête, d'une sentence de noblesse établie par la gouvernance de Lille (le gouverneur). Chevalier, seigneur de Fretin, Bersée, et du Carnoy, capitaine de cavalerie au régiment de Chartres (régiment de Chartres dragons), puis passé au régiment de Montohar le , Pierre Allard nait à Lille en mai 1657 (baptisé le ). Il devient bourgeois de Lille le et meurt en 1717. Il épouse par contrat du Marie- Florence-Joseph de La Haye, fille de Philippe-Charles, chevalier, seigneur d'Ennequin, et de Marie-Anne-Eugénie de Cassina[29]. Selon Amédée le Boucq de Ternas[30], les degrés généalogiques du XVe siècle présentés dans la requête de 1699, ne paraissent pas bien prouvés; le bénéficiaire était issu d'une famille commerçante de Lille dont l'accès à la bourgeoisie datait de 1502, et qui avait établi des comptoirs ou succursales à Arras et Cologne aux XVIe et XVIIe siècles. Par cette sentence, Pierre-Allard de Lannoy se fait reconnaitre descendant en ligne directe et masculine de Jean de Lannoy, seigneur de la Frumanderie à Croix, fils légitimé de Guilbert de Lannoy, chevalier, seigneur de Beaumont à Hem et de Santes en 1390, cadet de l'illustre maison de Lannoy. Pierre-Allard de Lannoy est nommé rewart (chef de la police) de Lille en 1710 et 1712, mayeur (maire) en 1711 et meurt en 1717. En 1699, ayant acheté les seigneuries de Bersée et de Wastines ou de Wattines (seigneurie sur Bersée) à crédit au prince de Robecq, et n'ayant pu les payer, ses créanciers firent vendre par décret ses terres de Bersée et de Wastines puis sa seigneurie de Fretin qui fut adjugée le 4 octobre 1726 à Marie-Catherine Stappaert, veuve de Pierre Delespaul, secrétaire du roi en la chancellerie du Parlement de Flandres, au nom de son fils Jean-Baptiste Delespaul, écuyer, seigneur des Wastines, pour la somme de 88 000 florins[30].

    Joseph-Allard de Lannoy, fils de Pierre-Allard de Lannoy, chevalier, seigneur de Fretin de la mort de son père à la vente du fief en 1726, nait à Lille en février 1695 (baptisé avec sa sœur jumelle le ). Il est bourgeois de Lille le . Il épouse à Lille Marie-Romaine-Joseph Ballet (1705-1735), fille de Romain et de Marie-Philippe Barte. Elle nait à Lille en août 1705 (baptisée le ), meurt à Lille le , est inhumée dans la chapelle Notre-Dame de l'église Saint-Étienne de Lille[29].

    En 1778, Idesbalde-Marie-Louis-Joseph-François Van Der Gracht, est écuyer, seigneur de Fretin, du Grand Riez, de Steenbrugghe, Lahauvelle, Ares, Annappes. Fils de Louis-François, écuyer, et de Félix-Marie-Marguerite-Geneviève, comtesse de La Tour du Pin, il nait à Tournai en mars 1741 (baptisé le ). Il est officier au régiment de Arberg, puis capitaine au régiment de Saxe-Gotha. Échevin de Tournai en 1774, il devient bourgmestre de la ville et meurt à Tournai le . Il a épousé à Lille le Marie-Claire-Rufine-Joseph Hanecart née à Lille en mai 1756 (baptisée le 4 mai 1756), fille d'Albert-Marie-Philippe-Théodore Hanecart (1731-1789), écuyer, seigneur de Molain, d'Irval (Marne), d'Ornury, baron de Briffœil et de Wasmes, conseiller du roi puis président à mortier au Parlement de Flandres, et de Marie-Claire Pédecœur, bourgeoise de Douai par achat[31].

    Révolution française

    Sous la Convention nationale, le représentant en mission dans le Nord Florent Guiot s'insurge : les municipalités de certaines communes du département se montrent trop tièdes pour appliquer les mesures prises par le pouvoir contre la religion. Fretin fait partie de celles-ci mais en fait c'est la population qui pousse les élus à agir ainsi. La municipalité a laissé l'église se rouvrir et a laissé les habitants s'y rassembler en fructidor an II (mi-août-mi septembre 1794) car ils ont demandé à pouvoir « délibérer si l'église serait ouverte et s'ils reprendraient leur ci-devant curé[32] ».

    Politique et administration

    Maire en 1881 : Wastelier[33].

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[34]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1802 1808 J. A. Wauquier[35],[36]    
    1824 1828 Jean Baptiste Delehaye    
    1841 1864 Jean Baptiste Lemetre    
    1866 1871 Louis Archange Chuffart    
    1873 1876 Henri Edouard Auguste Wastelier du Parc    
    1891 1896 Charles Delehaye    
    1896 1904 Charles Chuffart    
    1906 1911 Pierre François Delécluse    
    1913 1913 Louis Chuffart    
    ? 1926 Charles Chuffart    
    ? 1927 Louis Chuffart (1867-1927) Rad. Brasseur
    Conseiller général de Pont-à-Marcq (1913-1927)
    Conseiller d'arrondissement (1910-1913)
    Décédé en fonction
    1927 1935 Arthur Delesalle    
    1935 1945 Émile Delourme    
    1945 1969 Louis Nivesse    
    1969 1980 Jean Lotte    
    1980 Édouard Verlèye PS  
    Béatrice Mullier PS Fonctionnaire
    Conseillère générale de Pont-à-Marcq (1998-2011)
    Réélue pour le mandat 2020-2026[37]
    Démissionnaire[38]
    [39] en cours
    (au 6 juin 2023)
    Marie-Jeanne Marseguerra   Retraitée de la fonction publique, ancienne adjointe
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    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[41].

    En 2023, la commune comptait 3 214 habitants[Note 6], en évolution de −4,91 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 5171 3281 8541 8491 9631 9481 9462 0792 072
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 0012 0112 0941 9922 1092 1792 1402 1442 124
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 2162 2102 2172 0972 2612 3702 3862 3902 610
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    2 6702 6342 6452 5652 8732 9973 2073 2393 309
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    3 3773 2453 214------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,6 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 1 608 hommes pour 1 726 femmes, soit un taux de 51,77 % de femmes, égal au taux départemental (51,77 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[44]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ou +
    1,4 
    5,2 
    75-89 ans
    7,5 
    16,4 
    60-74 ans
    16,4 
    22,2 
    45-59 ans
    22,1 
    20,9 
    30-44 ans
    20,4 
    15,3 
    15-29 ans
    13,9 
    19,7 
    0-14 ans
    18,3 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[45]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,5 
    5,5 
    75-89 ans
    8,2 
    14,9 
    60-74 ans
    16,4 
    19 
    45-59 ans
    18,4 
    19,5 
    30-44 ans
    18,7 
    20,7 
    15-29 ans
    19,1 
    19,9 
    0-14 ans
    17,7 
    Fermer

    Revenu des ménages

    En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 26 580  [46]:

    Histograme des revenus médians par unité de consommation - département du Nord[47],[48]
    10 000
    20 000
    30 000
    40 000
    Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025
    • Fretin: 26 580 
    • Autres communes du département
    • Nord: 21 340 
    • France métropolitaine: 23 080 

    Culture et patrimoine

    Lieux et monuments

    Fretin — L'église Saint-Martin.

    Avant 1789, elle abritait le tombeau du XVe siècle, en pierre de Tournay, de Jean de Saint Pierre Maisnil (dit de Hingueites) et de ses deux épouses. L'archéologue, ethnologue et historien Lucien de Rosny en a fait un croquis dans son ouvrage "1838. Histoire de Lille, capitale de Flandre française, depuis son origine jusqu'en 1830", (p. 133).

    • La motte féodale, au lieu-dit Warlet Sud, inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1978[49].
    • Les vestiges du château, au lieu-dit Drève du château, inscrits à l'inventaire des monuments historiques en 1994[50].

    Le musée de la Vie rurale

    L'outillage du musée de la Vie rurale

    • La collection de 1 500 outils anciens, léguée par Jean Houzé le fondateur du musée de la Vie rurale, décédé en 2012[51].

    Pièces du musée

    Ensemble de 4 statues des fonderies Fonderie GHM (Générale Hydraulique et Mécanique) de Sommevoire, autrefois Fonderie Antoine Durenne (Haute-Marne).

    Personnalités liées à la commune

    • Mathieu Debuchy, footballeur français né à Fretin.
    • Camille Lemaire, écrivain résident à Fretin. Membre de l'association auteurs ADAN.
    • Ronny Coutteure, acteur, réalisateur et metteur en scène belge, y est enterré.
    • Henry Wastelier du Parc, sous-préfet de Saint-Pol-sur-Ternoise, décédé en 1909 au château de Fretin. Enterré au cimetière de Fretin.
    • Enguerrand de Landas, né vers 1230 mort à Fretin en 1282, seigneur du Quesnoy, écuyer, conseiller de Marguerite de Flandre.

    Héraldique

    Les armes de Fretin se blasonnent ainsi : « Bandé d'argent et d'azur de six pièces (Baillet) ».

    Voir aussi

    Bibliographie

    • (en) David G. Chandler, A Guide to the Battlefields of Europe, Wordsworth Editions Limited, , 388 p. (ISBN 978-1-85326-694-2)
    • 1838. Histoire de Lille, capitale de Flandre française, depuis son origine jusqu'en 1830. Téchener à Paris, Petitot à Lille, Robaux à Douai. 19 cm, 328 p., nombreux dessins.

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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