Fuzouli

poète turc du 16e s From Wikipedia, the free encyclopedia

Fuzûlî ou Fuzouli[1] (en azéri : فضولی / Füzuli) ou Fouzouli[2][a] (en turc ottoman : فضولی ; en turc moderne : Fuzûlî) ou Mehmet Süleymanoglu Fuzulî est le nom de plume du poète azérophone (l'azéri était sa langue maternelle)[4], persanophone[4], arabophone[4] et turcophone Muhammad bin Suleyman (en arabe : محمد بن سليمان, en turc : Mehmet bin Süleyman) (vers 1494 - 1556).

Naissance
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Aq QoyunluVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Məhəmməd Füzuli, Məhəmməd Süleyman oğlu ou مَحمد سلیمان اوغلوVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Fuzouli
Biographie
Naissance
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Aq QoyunluVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Məhəmməd Füzuli, Məhəmməd Süleyman oğlu ou مَحمد سلیمان اوغلوVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
فضوليVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfant
Fazli Çelebi (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Leylâ vü Mecnûn (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

On ne connaît pas précisément sa date ni son lieu de naissance[5]. Il naît en Iraq alors dominé par la dynastie Aq Qoyunlu[6]. Quand le shah safavide Ismail Ier prend Bagdad, Fuzuli lui dédie son premier masnavi[6]. Lorsque Soleyman conquiert l'Iraq en 1534, il lui adresse à son tour des qasidas. Il semble avoir passé la majeure partie de sa vie à Najaf[6].

Il est souvent considéré comme un des plus grands contributeurs à la tradition du divan dans la littérature turque[7], mais il écrivait en fait ces recueils de poèmes (dîvân) dans trois langues différentes : turc azéri, persan et arabe[6]. Bien que ses œuvres turques soient écrites en azéri, il était aussi intégré dans les traditions littéraires Djagataï et ottomanes. Il est à l'origine du Hadikatüssuade (Hadikatü's-Süada) considéré comme un des plus beaux « mersiyes (en) » ou élégies retraçant le décès de Hussein, fils d'Ali et petit-fils du prophète Mahomet à Kerbela[8],[9]. Le livre a été souvent illustré. Il a écrit aussi une version turque de Layli wa Madjnun[6].

La question de sa religion est sujette à débat parmi les historiens[5]. Il semble être plutôt un chiite modéré[6]. De la même façon, en tant que soufi, il ne semble avoir adhéré à aucun ordre en particulier[6].

Il meurt en 1556 lors d'une épidémie de peste. Il est enterré à Kerbala[6]. Il laisse un fils, Fazli Çelebi (en), poète lui aussi[5].

Sa renommée s'explique par le fait qu'il maîtrisait les trois langues de l'Orient - arabe, persan et turc. Le turc azéri, assez proche du turc ottoman, lui permet d'être populaire aussi bien en Azerbaïdjan qu'en Turquie[5].

Sa poésie, par l'expression des thèmes de la solitude et de la souffrance, se caractérise par une forme de pessimisme[5]. Elle a été mise en musique par Hüseyin Sadeddin Arel[5].

Divan de Fuzuli
Manuscrit du Divan de Fuzuli

Œuvre

Fuzuli a laissé une quinzaine d'œuvres.

En arabe

Un Divan, assez court et Maṭlaʿu’l-iʿtiḳād : réflexions à caractère religieux, en prose[6],[5].

En persan

Un volumineux Divan, Heft Jam (masnavi, éloge de sept instruments de musique), Anis al-kalb (qasida), Risala-yi mu'ammayat (compilation d'énigmes), Rind wa Zâhid (dialogue avec un ascète) et Husn wa ‛ishk (œuvre soufie)[5].

En turc

Divan (composé de qasidas, ghazals et rubaiyat), Leylâ vü Mecnûn (un masnavi d'après l'histoire de Layla et Majnun), Beng-ü Bâde (masnavi qui met en scène un combat entre l'opium et le vin), Kirk hadith terdjemesi (traduction de quarante hadiths), Hadikat al-su‛adda (marsiya). On a conservé aussi des lettres dont il est l'auteur. On lui attribue un Sohbet al-Asmar, sans certitude sur sa paternité[5].

Hommages

La ville de Fizouli en Azerbaïdjan a été nommée en son honneur en 1959.

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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