GATA3
gène de l'espèce Homo sapiens
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Trans-acting T-cell-specific transcription factor GATA-3 est une protéine appartenant à la famille des facteurs de transcription de type GATA codée par le gène GATA3 situé sur le chromosome 10 humain[5],[6],[7].
Fonction
GATA-3 appartient à la famille de facteurs de transcription GATA, reconnaissant un consensus WGATAR sur l'ADN. Il régule la différenciation des cellules epithéliales luminales dans les glandes mammaires[8]. La protéine contient deux doigts de zinc de type GATA, est un important régulateur du développement des lymphocytes T et joue un rôle important dans la biologie des cellules endothéliales. GATA-3 induit la sécrétion d'IL-4, IL-5, et d'IL-13 à partir des lymphocytes Th2, et induit la différenciation des lymphocytes Th0 vers Th2 tout en supprimant leur différenciation en lymphocytes Th1[9]. Il est supposé que GATA-3 puisse jouer un rôle tissu-spécifique[10].
Importance clinique
Des malfonctions dans ce gène sont la cause d'hypoparathyroidisme avec surdité neurosensorielle et dysplasie rénale.
Cancer du sein
GATA-3 est l'un des trois gènes mutés dans >10 % des cancers du sein (Cancer Genome Atlas)[11].
Il fut montré que GATA-3 est requis pour le cancer du sein de type luminal A, et est impliqué dans les cascades de signalisation avec ERα[12],[13] mais également avec la signalisation du récepteur aux androgènes dans les tumeurs ER-/AR+[14].
L'expression nucléaire de GATA-3 dans les cancers du sein est considérée comme marqueur de cancer luminal dans les cancers ER+ et luminal androgène-répondant dans les tumeurs ER-/AR+[15]. Il est hautement co-exprimé avec FOXA1 et sert de prédicateur négatif de sous-type basal et sous-type ERBB2[14],[16],[17]. GATA-3 fut montré comme régulant directement la différenciation des cellules luminales dans des modèles murins de cancer du sein[18]. Il est également considéré comme fort prédicteur d’insensibilité au taxane et sels de platine.
Autres
L'insuline diminue l'expression de GATA3 en causant la sur-expression de T-bet, résultant en une résistance à la thérapie endocrine[19].
L'asthme est provoqué en partie par l'activation des lymphocytes Th2 par le GATA3. l'inactivation de cette dernière (par diminution de son expression grâce à l'introduction d'un oligonucléotide anti-sens, permet l'amélioration des symptômes[20].