Galaxy Leader
navire roulier sous pavillon des Bahamas
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Le Galaxy Leader est un roulier construit en 2002 à Gdynia, en Pologne. Le navire navigue pour la compagnie japonaise Nippon Yusen Kaisha (affrètement coque nue à long terme vraisemblablement) et appartient à Ray Shipping, une société en partie[1] détenue par l'homme d'affaires israélien Abraham Ungar[2],[3].
| Galaxy Leader | |
Le Galaxy Leader en 2006. | |
| Type | Roulier |
|---|---|
| Fonction | Navire de commerce |
| Histoire | |
| Chantier naval | Stocznia Gdynia (en) |
| Quille posée | |
| Lancement | |
| Commission | |
| Statut | Capturé par les Houthis en novembre 2023 |
| Équipage | |
| Équipage | 25 membres d’équipage |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 189,20 m |
| Maître-bau | 32,29 m |
| Tirant d'eau | 9,52 m |
| Tirant d'air | 13,99 m |
| Déplacement | 15 397 t |
| À pleine charge | 48 710 t |
| Caractéristiques commerciales | |
| Capacité | 4 500 véhicules |
| Carrière | |
| Pavillon | Bahamas |
| Port d'enregistrement | Nassau |
| Indicatif | C6SO2 |
| MMSI | 311408000 |
| IMO | 9237307 311408000 (MMSI) |
| modifier |
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Caractéristiques
Le navire est propulsé par un moteur diesel Sulzer 7-cylindres à deux temps de type 7RTA-62U d'une puissance de 15 540 kW, entraînant une hélice. Il est équipé de trois générateurs, alimentés par deux moteurs diesel MAN de type 7L28/32H et un moteur diesel MAN de type 6L28/32H, pour la production d'électricité ; ainsi qu'un générateur de secours entraîné par un autre moteur diesel de type MAN D 2866. Le navire est équipé d'un propulseur d'étrave à entraînement électrique. Le Galaxy Leader dispose de deux rampes de chargement, dont l'arrière a une capacité de 120 tonnes. La seconde rampe, de capacité inférieure, est située au milieu du navire à tribord. Le navire dispose de six ponts reliés entre eux par des rampes. La capacité est d'environ 4 500 unités équivalentes à une voiture.
Construction et carrière
Le navire, portant le numéro de chantier 8213/1, est construit au chantier naval Stocznia Gdynia à Gdynia, en Pologne, en 2002. La pose de la quille a lieu le et il est lancé le . Le navire est achevé le . Son navire-jumeau est le Global Leader ; les deux navires sont gérés par STAMCO Ship management situé au Pirée, en Grèce[4].
Détournement en 2023
Le , le Galaxy Leader est en transit entre Körfez (Turquie) et Gujarat (Inde) lorsqu'il est abordé et détourné par les Houthis en mer Rouge, près de la ville portuaire yéménite de Hodeida[5],[6],[7]. Le propriétaire enregistré du navire est Galaxy Maritime Ltd., une société enregistrée sur l'île de Man, et son État du pavillon est les Bahamas ; au moment de sa saisie, le navire était affrété par la compagnie maritime japonaise Nippon Yūsen KK[7],[8].
Au moins dix pirates houthis armés utilisent un hélicoptère militaire Mil Mi-17 saisi au gouvernement yéménite pour monter à bord du navire[9]. Après avoir capturé le navire, ceux-ci l'amènent à Al-Hodeïda[10],[11]. À bord du Galaxy Leader se trouvent 25 membres d’équipage, dont 17 originaires des Philippines ; d'autres membres d'équipage viennent de Bulgarie (dont le capitaine et le second), d'Ukraine, du Mexique et de Roumanie[11],[10]. Selon la société de gestion des risques maritimes Ambrey, l'abordage est sophistiqué et porte les caractéristiques d'une opération de type iranien[12]. Les Houthis enregistrent leur attaque sur vidéo et diffusent les images le lendemain[13],[14], utilisant l'abordage comme propagande[14].
Un responsable américain de la défense déclare à l'Associated Press en que les pirates de l'air semblent avoir été formés par une armée professionnelle, peut-être celle de l'Iran[12]. L'assistance opérationnelle et de renseignement iranien a facilité les attaques des Houthis contre des navires commerciaux en mer Rouge[15], annonce le gouvernement américain en . Le gouvernement iranien nie cependant toute implication[15],[12].
Les Houthis prennent en otage les 25 membres d'équipage[16] et transforment le navire en une attraction touristique[17]. Après le transfert du navire à Hodeidah, les Yéménites sont amenés (en bateau à moteur) à bord pour des visites ; certains prennent des selfies pendant que des Yéménites (armés de fusils) patrouillent sur le pont[17],[8]; des influenceurs yéménites sont vus en train de danser[18] et des graffitis pro-Hamas sont également griffonnés à bord du navire[8].
Le détournement du Galaxy Leader, ainsi qu'une série d'attaques de drones et de missiles houthis contre des navires marchands dans le détroit de Bab-el-Mandeb qui se jette dans la mer Rouge, menacent les routes maritimes mondiales. Cela conduit au lancement, en , de l'opération Prosperity Guardian, une opération multilatérale regroupant dix pays afin de protéger le transport maritime dans la région[19],[20]. L'effort, qui se déroule sous les auspices de la Force opérationnelle combinée 150 des forces maritimes combinées, est dirigé par les États-Unis, avec la participation du Royaume-Uni, de Bahreïn, du Canada, de la France, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Norvège, des Seychelles et de l'Espagne[20].
Sort de l'équipage
Le sort des otages n’est pas rendu public[17]. Galaxy Maritime appelle à la libération de ses 25 membres d'équipage, affirmant qu'ils « n'ont aucun lien » avec la guerre en cours entre Israël et le Hamas, et que « rien ne peut être obtenu par leur détention prolongée »[21]. L'armateur ajoute que les membres de l'équipage ont eu des « contacts modestes » avec leurs familles et qu'ils sont traités « aussi bien qu'on peut s'y attendre dans les circonstances »[21]. Lors d'une assemblée de l'Organisation maritime internationale, les États-Unis, les Bahamas et le Japon condamnent le détournement du Galaxy Leader et les actes des Houthis menaçant la liberté de navigation ; les pays demandent la libération inconditionnelle du capitaine et de l'équipage du navire[21]. Selon le Département d'État américain, cette saisie constitue « une violation flagrante du droit international »[10].
Le , alors que la situation se poursuit, Arsenio Dominguez (en), secrétaire général de l'Organisation maritime internationale, prononce un discours d'ouverture de la 10e session du sous-comité de l'OMI sur la conception et la construction des navires, attirant l'attention sur la situation de l'équipage du Galaxy Leader et appelant à la libération immédiate du navire et de son équipage[22],[23].
Selon un communiqué du porte-parole des Houthis Nasr Al-Din Amer en , le groupe n'a « aucune revendication personnelle concernant ce navire ». Le Galaxy Leader et son équipage auraient été remis au Hamas et aux brigades Al-Qassam[24]. Une équipe du Comité international de la Croix-Rouge leur rend visite pour la première fois le [25].
Les 25 marins sont finalement libérés le et transférés à Oman après avoir passé 430 jours en captivité à la suite de leur capture en en mer Rouge. Cette libération fait suite à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu à Gaza, désormais dans sa phase initiale, et à une récente annonce des Houthis (soutenus par l’Iran) indiquant une réduction des attaques contre la navigation en mer Rouge. Cependant, le groupe maintient qu’il continuera à cibler les navires ayant des liens avec Israël jusqu’à ce que toutes les conditions du cessez-le-feu soient réunies[26].
Bombardements en 2025
Le , le poste de pilotage est visé par un bombardement américain[27].
Trois frappes aériennes américaines ont touché le navire le d'après le média Al-Masirah, lié aux Houthis[28].
Le , le Galaxy Leader est attaqué par Israël. Les Houthis auraient installé à bord un système radar utilisé pour suivre les navires dans l'espace maritime international[29].