Gallio
commune italienne
From Wikipedia, the free encyclopedia
Gallio (Ghèl en cimbre) est une commune de la province de Vicence en Vénétie (Italie).
| Gallio | |
Panorama | |
Armoiries |
|
| Noms | |
|---|---|
| Nom alémanique | Ghèl |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 36032 |
| Code ISTAT | 024042 |
| Code cadastral | D882 |
| Préfixe tél. | 0424 |
| Démographie | |
| Gentilé | galliesi |
| Population | 2 483 hab. (31-12-2010[1]) |
| Densité | 53 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 53′ 00″ nord, 11° 33′ 00″ est |
| Altitude | Min. 1 093 m Max. 1 093 m |
| Superficie | 4 700 ha = 47 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Bartolomeo |
| Fête patronale | 24 août |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Vicence. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Géographie
Gallio (en vénète : Galio) se trouve dans la cuvette centrale de l'Altopiano dei Sette Comuni, à une altitude de 1 093 mètres, ce qui en fait la commune la plus haute de la province. Le territoire communal est entouré de montagnes comme les Melette (it), le Campo Mulo, l'Ongara et l'Ortigara, culminant à 2 105 mètres. La commune est traversée par la vallée de Campomulo et est connue pour ses paysages de prairies et de forêts, propices au tourisme estival et hivernal, notamment pour la randonnée, le ski de fond et le ski alpin.
Histoire
Les premières mentions du territoire actuel de Gallio remontent au Xe siècle, plus précisément en 983, avec l'attestation du mont Longara. Le nom de Gallio pourrait provenir d'un culte païen dédié à l'idole teutonique Ghelle, adorée sur la colline de l'Ekele, où fut ensuite construite l'église paroissiale. Une autre hypothèse relie le toponyme à la présence de populations cimbres, installées sur l'altiplano au Moyen Âge.
Au XIe et XIIe siècles, Gallio fut sous la domination de l'évêque de Padoue, puis du Comune de Vicence et de la famille Ezzelini, jusqu'à leur défaite définitive en 1260. À partir de cette date, Gallio fit partie de la ligue des Sept Communes, une confédération autonome qui dura jusqu'à la chute de la république de Venise. Cette période de relative autonomie permit le développement d'une organisation démocratique locale, basée sur les vicinie, assemblées de chefs de famille.
Pendant la Première Guerre mondiale, Gallio fut un théâtre majeur des combats entre les forces italiennes et austro-hongroises. En mai 1916, la population fut évacuée et le village fut presque entièrement détruit par les bombardements, notamment après la prise d'Asiago lors de l'offensive de Printemps. Les habitants se réfugient dans diverses régions d'Italie, notamment à Albettone, dans la basse plaine vicentine. Après la guerre, le village fut reconstruit, mais la mémoire des destructions reste vive.
En 2006, la population des huit communes de l'Altopiano vota à 94 % en faveur d'un référendum pour le rattachement à la région Trentin-Haut-Adige, mais ce projet ne fut pas réalisé.
Patrimoine

Parmi les monuments notables de Gallio, on trouve :
- L'église paroissiale Saint-Barthélemy (it), d'origine médiévale, reconstruite après la Première Guerre mondiale. Elle abrite des œuvres d'art locales et une Via Crucis en bois, réalisée par un artisan tyrolien.
- La centrale hydroélectrique de 1917, construite par l'armée italienne près de la source, aujourd'hui transformée en petit musée ethnographique.
- Le Cippo del Papa, monument commémoratif érigé sur le mont Longara en l'honneur de la visite du pape Jean-Paul II en 1988.
Gallio est également connue pour ses traditions agricoles et fromagères, célébrées chaque année lors de fêtes locales comme Su, in malga.

