Gaudiosa
From Wikipedia, the free encyclopedia
Gaudiosa est un personnage non vérifié de l'histoire à qui il revient d'être l'épouse du roi Pélage et la mère du roi Favila des Asturies. Son existence n’est pas attestée[1].
Le nom
Dans la Chronique Rotense, on trouve ce texte : […] Et en ce même lieu, 124 000 musulmans furent tués, et les 63 000 survivants gravirent le mont Auseva, puis, par Amuesa, descendirent à Liébana. Mais même eux n’échappèrent pas à la vengeance du Seigneur. Alors qu’ils marchaient au sommet de la montagne qui surplombe le fleuve appelé Deva, près de la ville de Cosgaya, il advint, par la volonté divine, que la montagne, tremblant de ses fondements, précipita les 63 000 hommes dans le fleuve, et là elle les engloutit tous. […]
Dans ces chroniques, écrites en latin, Cosgaya s’écrit Causecadia et se situe dans l’actuelle Cantabrie.
Le personnage
Il est possible que la reine Gaudiosa soit le fruit d'une interpolation de l'historien du XVIe siècle, Ambrosio de Morales. Selon ce dernier, Gaudiosa était originaire de Cosgaya (Causegadia) en Liébana, et Pélage l'aurait rencontrée lors d'un commerce de chevaux dans cette région, bien qu'il ne fournisse pas de précisions à ce sujet.
Certains articles affirment que le paragraphe suivant apparaît dans la Chronique d'Alphonse III (IXe-Xe siècle) : Pelagius post nonum decimum regni sui annum completum, propria morte decessit et sepultus cum uxore sua Gaudiosa Regina territorio Cangas in Ecclesia Sanctae Eulaliae de Velanio fuit. Era DCCLXXV, traduit par : " Pélage, après avoir accompli dix-neuf ans de règne, mourut de causes naturelles et a été enterré, avec son épouse la reine Gaudiosa, sur le territoire de Cangas, dans l'église de Santa Eulalia de Velanio (an 737). [citation nécessaire]
Ce paragraphe apparaît bien dans certaines transcriptions de la Chronique Ad Sebastianum, mais seulement dans celles qui suivent la transcription d'Ambrosio de Morales lui-même, et il est fort possible que ce paragraphe soit un ajout de l'historien. Elle n’a donc aucune validité historiographique. [citation nécessaire]
Sépulture
La tradition asturienne rapporte qu'après sa mort, son corps fut inhumé dans l'église Santa Eulalia d'Abamia (es), située dans la ville asturienne d'Abamia (es), où son époux, le roi Pélage, serait enterré plus tard[2]. Dans l’église, du côté de l'Évangile, le tombeau vide qui aurait contenu la dépouille du roi est encore conservé, et en face, du côté de l'Épître, se trouve celui qui contenait les restes de l'épouse de Pélage. Le chroniqueur Ambrosio de Morales rapporte dans son œuvre qu'Alphonse X le Sage, roi de Castille et de León, ordonna le transfert des dépouilles du roi Pélage et de son épouse dans la grotte sacrée de Covadonga[2].
Dans une cavité naturelle de la grotte sacrée de Covadonga, et entourées d'un tumulus, reposent les dépouilles du roi Pélage, de son épouse et d'Ermesinda, sa plus jeune fille. L'inscription suivante est gravée sur le tombeau [3]: « ICI REPOSE LE ROI PÉLAGE, ÉLU EN L'AN 716, QUI, DANS CETTE GROTTE MIRACULEUSE, COMMENCA LA RESTAURATION DE L'ESPAGNE APRÈS LA DÉFAITE DES MAURES ; IL EST MORT EN L'AN 737 ET EST ACCOMPAGNÉ DE SON ÉPOUSE ET DE SA SŒUR. »
Cependant, de nombreux historiens ont mis en doute l'authenticité du transfert des dépouilles du roi Pélage et de son épouse à Covadonga[4].
Mariage et descendance
De son mariage avec le roi Pélage naquirent deux enfants :
- Favila des Asturies (?-739). Il fut le deuxième roi des Asturies. Il épousa Froiluba (es) et fut inhumé dans l’église Santa Cruz de Cangas de Onís (es).
- Ermesinda. Elle épousa Alphonse Ier le Catholique, troisième roi des Asturies et fils du duc Pierre de Cantabrie. La tradition veut que sa dépouille repose désormais dans la grotte sacrée de Covadonga, auprès de celles de ses parents et de son époux[4].