Gavrelle

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Gavrelle
Gavrelle
Une vue de la commune.
Blason de Gavrelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité CU d'Arras
Maire
Mandat
Élodie Frémy
2026-2032
Code postal 62580
Code commune 62369
Démographie
Gentilé Gavrellois
Population
municipale
768 hab. (2023 en évolution de +22,49 % par rapport à 2017)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 19′ 48″ nord, 2° 53′ 13″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 97 m
Superficie 9,02 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Arras
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arras-2
Législatives 2e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Gavrelle
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Gavrelle
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Gavrelle
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Gavrelle
Liens
Site web gavrelle.fr

Gavrelle est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Gavrellois. Sa population est de 768 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras.

Localisation

Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, en Artois, Gavrelle est une commune située, à vol d'oiseau, à km au nord-est de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais) et à 14 km au sud-ouest de la commune de Douai[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes. Les communes limitrophes sont Athies, Bailleul-Sir-Berthoult, Biache-Saint-Vaast, Fampoux, Fresnes-lès-Montauban, Oppy, Plouvain et Rœux.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 9,02 km2 ; son altitude varie de 49 à 97 mètres[2].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[3]. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[4],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Gavrelle[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 713 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à 9 km à vol d'oiseau[11], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Espèces faunistiques et floristiques

Le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense 228 espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont 18 protégées et 12 taxons (espèces et sous-espèces) menacées et quasi-menacées[14].

Urbanisme

Une entrée de la commune.

Typologie

Au , Gavrelle est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,1 %), zones urbanisées (5,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

En 1875, on notait les lieux-dits suivants : Camp des camps, le Ronval, Terrain fosse[20].

Voies de communication et transports

Voies de communication

La commune est desservie par la route départementale RD 950, qui contourne le village et est limitrophe de la sortie no 16 de l'autoroute A1, reliant Paris et Lille[21]. Sur le territoire de la commune se trouve une partie de l'échangeur entre l'autoroute A26 et l'autoroute A1.

Transports

La commune se trouve à 11 km au nord-est de la gare d'Arras, située sur la ligne de Paris-Nord à Lille, desservie par des TGV inOui et des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France[22]. La commune est traversée, à l'est, par la LGV Nord.

Énergie

Présence de la ligne électrique à très haute tension à 400 000 V., reliant Avelin a Gavrelle, qui dessert notamment l'usine Renault Douai. Son doublement et son enfouissement sont prévus en 2019, afin de conforter l'alimentation électrique pour 533 communes, soit environ deux millions d'habitants d'une partie des agglomérations lilloise, arrageoise, douaisienne et du bassin minier[23],[24],[25].

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Gaverella en 1024 ; Gaverelle en 1194 ; Gaveriele en 1280 ; Gaverele en 1304 ; Gaverielles en 1469 ; Gaverelles en 1506[26],[20]; Graverelle en 1793 ; Gravrelle et Gavrelle depuis 1801[2].

Histoire

Le monument aux morts.

Des vestiges antiques ont été trouvés sur le territoire de Gavrelle, au fossé du Ronval, vers Fampoux, et au mont Facon[20].

Les restes d'une motte féodale étaient encore discernables à la fin du XIXe siècle, ainsi que l'entrée de muches (souterrains refuges)[20].

Selon A. Terninck[20], « Ce village appartenait depuis très longtemps à l'abbaye Saint-Vaast d'Arras qui entretenait plusieurs religieux pour diriger la culture et desservir l'église ; mais en 1098 le Synode d'Arras modifia cet usage, et n'autorisa plus l'abbaye qu'à présenter à l'évêque pour desservir l'église un prêtre séculier de son choix. Quant à la ferme elle fut louée. (Cartulaire de St-Vaast.)

En 1176, Boniart de Gaverelle, homme de St-Vaast, déclare à Bauduin, comte de Hainaut, les droits de l'abbaye dans la ville de Haspre (Inv. c. c. de Lille, St Genoit).

En 1201, dans une charte donnée à la commune d'Estrées-sur-Canche, figure comme représentant de l'abbé de St-Vaast, (le) mayeur de Gavrelle.

En 1243 à côté de cette seigneurie principale existaient d'autres fiefs moins importants. Ainsi en 1243, Gossuin de St-Albin, chevalier, reconnaît tenir en fief lige de Robert, comte d'Artois, Wagnonville et le vivier qui s'y trouve, ainsi que son fief de Gavrelle, et il déclare avoir donné en mariage à Gossuin son fils, ce fief de Gavrelle dont il devra faire hommage au comte, à. condition qu'après la mort de Gossuin père, ces deux fiefs seront tenus en un seul hommage. (St Genoit, Ar. de Lille.)

On y trouvait aussi les fiefs de Rœux-en-Gavrelle, relevant du roi à cause de son château de Lens, et appartenant aux Prévost de Vailly, aux Caudrons.

Le , Jean de Ponchiel, sire de Bailleul, et messire de Bertouille donnèrent au châtelain de Lens dénombrement d'un autre fief, dit du Madeulx, qui plus tard fut donné en rentes à Colas du Maignil pour douze couronnes par an.

Le , Philippe Cossète donnait dénombrement pour un autre fief.

Le, Jean de le Wardeau en avait fait autant, et cette formalité était en outre remplie pour d'autres petites seigneuries par :

  • Guillaume d'Aile, le .
  • Jean Billart, le .
  • Jean de Bos, le de môme année.
  • Et Bernard de Bailleul.

Les pauvres jouissaient aussi du droit de parchons c'est-à-dire de cueillir et arracher les éteuilles que les cultivateurs étaient tenus de laisser à une hauteur déterminée.

En 1307, un certain Eloy Hairin, gouverneur de Lille, voulut s'emparer, disent les chroniques de St-Vaast, de la terre de Gavrelle appartenant à l'abbaye, et il vint à la tête de troupes armées pour occuper la ferme et ses dépendances, voulant obtenir, par la force ce qu'il n'avait pu avoir par des procédures. Mais arrivé contre la porte, un mal subit s'empara du coupable, il tomba de cheval au milieu d'effrayantes convulsions, et les gens terrifiés le portèrent au château de Fampoux, où il resta longtemps entre la vie et la mort. Enfin il reconnut sa faute, promit de la réparer, et obtint sa guérison. Mais alors la convoitise parla plus haut que la raison, il réunit de nouvelles bandes armées et revint à Gavrelle, où cette fois il trouva la mort, car de nouveau il tomba de cheval, se brisa la jambe et la gangrène acheva sa punition ».

Première Guerre mondiale

Gavrelle, le 15 octobre 1918.

Entièrement fortifié par les Allemands pendant les deux premières années de guerre, Gavrelle est délivré par les Anglais le , après de terribles combats[27]. « Entre le 15 et le , les soldats de la Royal Naval Division et de la Honourable Artillery Company ont combattu pour reprendre aux Allemands le village de Gavrelle et son moulin à vent, au prix de pertes considérables pour la Royal Naval Division : plus d'un millier de soldats ont péri, ce qui représente la plus grande perte humaine sur terre en une journée pour les Royal Marines, au cours de la Grande Guerre[28] »,[29]. Les Anglais s'y maintinrent malgré huit offensives des Allemands, qui engagèrent sur ce seul point sept divisions en vingt-quatre heures. Tombé à nouveau entre les mains des Allemands en le village est repris par les Canadiens de la Ire  Armée britannique, le [27].

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[30] et est décoré de la croix de guerre 1914-1918, le , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[31],[32]. La reconstruction du village est parrainée par la ville de Toulouse. En effet, la 34e division d'infanterie qui a été décimée en défendant Gavrelle le , était pour une bonne partie composé de soldats originaire du Sud-Ouest[33].

Politique et administration

La mairie.

Découpage territorial

La commune se trouve, depuis 1801, dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[2].

Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras qui regroupe 46 communes et compte 109 781 habitants en 2022.

Circonscriptions administratives

La commune faisait partie depuis 1801 du canton de Vimy[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton d'Arras-2.

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 1986 de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1995 Joseph Fouache[34]    
1995 mars 2026 Vincent Théry   Chef d'entreprise
Vice-président de la communauté urbaine d'Arras (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[35],[36],[37],[38]
mars 2026 en cours
(au 3 avril 2026)
Élodie Frémy[34]    

Équipements et services publics

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre une école élémentaire en regroupement pédagogique intercommunal (RPI 76)[39].

Justice, sécurité, secours et défense

La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire d'Arras et du tribunal pour enfants d'Arras[40].

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Gavrellois[41].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[43].

En 2023, la commune comptait 768 habitants[Note 4], en évolution de +22,49 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
427567629700712659682667643
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
628586559551520525507533526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
546502461263342363366354343
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
385390394358430475555566588
2017 2022 2023 - - - - - -
627785768------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 40,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 16,2 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 322 hommes pour 314 femmes, soit un taux de 50,63 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[45]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
0,7 
3,8 
75-89 ans
7,2 
9,5 
60-74 ans
10,8 
22,7 
45-59 ans
22,7 
20,4 
30-44 ans
20,6 
21,7 
15-29 ans
18,1 
21,5 
0-14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Sports et loisirs

Une aire de jeu et un mini-stadium ont été implantés en 2017 en bordure du stade municipal[47].

Économie

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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